Amalgames dentaires et syndrome de Gougerot-Sjögren

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C ’est en décembre 2005 que j’ai ressenti les premiers symptômes : picotements oculaires, gêne en regardant la télévision, en lisant et en conduisant. Ayant changé de lunettes peu de temps auparavant, j’ai aussitôt pensé que ces nouveaux verres ne me convenaient pas.
L’opticien, consulté à plusieurs reprises, m’a conseillé d’insister pour m’y accoutumer. Quelques semaines plus tard, le phénomène allant croissant, je consultai l’ophtalmologiste qui avait prescrit ces nouveaux verres. Il m’a certifié qu’ils étaient parfaitement adaptés à ma vue et que je n’avais rien!
J’ai entendu parler d’un ophtalmologiste très compétent à Libourne, j’ai pu obtenir un rendez-vous rapidement, un soir à 21 heures. Ma fille m’a accompagnée car j’avais les yeux en feu, clignant sans arrêt, j’étais incapable de conduire de nuit. Ce médecin, apparemment déçu de constater que je n’avais rien qui justifie une opération, m’a parlé pour la 1ère fois du syndrome des yeux secs, et m’a prescrit de fausses larmes qui devaient résoudre le problème, si je puis dire, en un clin d’oeil! J’ai déversé en vain quatre ou cinq boîtes de collyre avant de le rappeler. Il m’a alors conseillé de commander, à un laboratoire de La Rochelle, deux prothèses à poser à l’entrée des glandes lacrymales et de venir le voir dès que je les aurais reçues. Ces prothèses (coûtant environ 200 €) en poche, je suis repartie à Libourne. Cette intervention de quelques minutes devait être miraculeuse. Hélas, mes brûlures et picotements perduraient. J’ai alors consulté un premier oto-rhino qui s’est senti impuissant à me soulager.
Puis, j’ai essayé de mettre en pratique tous les «trucs et astuces» détaillés lors de témoignages parus dans le journal
Belle-Santé, jusqu’au kôhl des femmes arabes… Cautère sur une jambe de bois !
Un guérisseur magnétiseur de mes amis, qui arrivait à me soulager durant quelques heures, m’a conseillé d’essayer le Plasma de Quinton en gouttes ophtalmiques. Là, j’ai vécu une petite rémission de quelques jours. Mais l’espoir fut de courte durée. J’ai alors consulté un réflexologue plantaire réputé très sérieux. Très intrigué par mon problème, il constatait un dysfonctionnement au niveau de l’hypophyse et du thalamus. Lui aussi arrivait à me soulager durant quelques heures, mais, là encore, il semblait qu’un «parasite» venait compromettre ces petites périodes de rémission.
Puis, en février 2007, en circulant dans les allées du salon des «Médecines Douces et du Bien-être» de la Teste, je suis tombée en arrêt devant un livre du Dr Bernard Montain : «Les syndromes secs – L’élimination. Enfin l’eau à la bouche et la larme à l’oeil». Je l’ai dévoré le soir même. Et là, un petit coin de ciel bleu est apparu. J’ai bondi chez mon dentiste, particulièrement sensible aux approches holistiques de sa profession. Il fut passionné par la thèse de B. Montain concernant la responsabilité, dans ce genre de maladies, des amalgames dentaires et de l’intoxication par le mercure. Il a testé mes dents à l’aide de sa «baguette magique». Il apparut alors qu’effectivement deux amalgames anciens pouvaient être les coupables. Rendez-vous fut pris pour leur dépose quinze jours plus tard. Entre-temps, mon médecin de famille, ami de longue date, peu convaincu de l’efficacité de cette future dépose, m’adresse à un troisième médecin ophtalmologiste qui, après une heure de consultation très méticuleuse, m’a annoncé que j’avais… les yeux secs ! Et que l’on ne pouvait rien y faire.
Mon médecin m’a adressée alors à un nouvel oto-rhino, encore un particulièrement compétent qui, lui-même très sceptique quant au rôle de ces amalgames, m’a proposé une biopsie des glandes salivaires afin que soit diagnostiqué formellement le syndrome de Gougerot-Sjögren. Le visage tuméfié et les gencives cousues, j’appris donc ce que je savais déjà : j’avais bien ce syndrome, degré 3 (le stade le plus grave) ! Je refusai sa proposition d’aller consulter un énième spécialiste (un «interniste») qui, selon ses dires, ne pourrait pas faire grand-chose.
Le premier amalgame dentaire fut déposé un vendredi après moult précautions. Le lendemain soir, j’eus brusquement l’impression que de la lave coulait de mes yeux. Le coin de mes yeux est d’ailleurs resté rouge vif durant quelque temps. Le mardi suivant, j’ai pu regarder la télévision, lire sans problème. Depuis, j’ai fait déposer le deuxième amalgame et j’ai retrouvé une vie normale. Le réflexologue plantaire et mon ami magnétiseur m’ont aidée par quelques séances à éliminer ce mercure. Depuis, j’ai envie de témoigner de ce que j’ai vécu, envie d’aider par ce témoignage ceux qui pourraient souffrir du même problème, envie de crier à tous ces médecins, otorhino et ophtalmo qu’il serait temps pour eux de remettre en cause certaines de leurs convictions et de faire preuve d’ouverture d’esprit et d’humilité.

Mme L. de la Gironde

Pour la dépose des amalgames, non seulement il s’agit d’une opération à laquelle il faut réfléchir pour savoir si le moment est opportun, mais il est également indispensable que le praticien le fasse dans des conditions optimales pour éviter la contamination, pour son patient comme pour lui.
Sophie Lacoste

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