Bien conserver les fruits frais du verger

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Réussir à conserver les fruits frais de son jardin est une belle gageure. Depuis le développement sur l’arbre jusqu’au cellier, rien ne doit être négligé !

Tout jardinier apprécie de consommer en frais les fruits qu’il a produits. Certaines espèces s’y prêtent mieux que d’autres, mais globalement, avec quelques repères, il est possible d’améliorer au moins la qualité gustative et de gagner plusieurs jours en conservation. L’enjeu, bien sûr, reste toujours l’absence de produits chimiques de synthèse.

QUE PEUT-IL SE PASSER SUR L’ARBRE ?
Tout au long de leur formation et de leur maturation sur l’arbre, les fruits peuvent perdre leur aptitude à la conservation, soit en raison de mécanismes physiologiques, on aura alors des maladies physiologiques de conservation, soit en raison d’attaques parasitaires dues à des insectes, champignons, bactéries ou virus, on parlera de maladies parasitaires de conservation.

LES MALADIE PHYSIOLOGIQUES DE CONSERVATION
Il est difficile ici d’être exhaustif et de recenser toutes les maladies physiologiques de conservation pour toutes les espèces fruitières.
Quelques conseils dans la conduite des arbres devraient permettre aux jardiniers de limiter l’essentiel des risques.
Principales maladies physiologiques se déclarant sur les fruits lors de leur conservation :
- Maladie des taches amères (brunes), due à une carence en calcium du fruit.
- Maladie des taches liégeuses, due à une carence en bore.
- Ramollissement précoce sans brunissement du fruit, dû à une carence en calcium de l’arbre.
- L’échaudure : apparition de taches brunes diffuses sur l’épiderme. Ceci concerne plutôt les fruits récoltés avant la maturité de récolte ; le temps sec un mois avant récolte et les fruits à l’ombre sont deux facteurs favorisants.
- Le cœur brun, dû à des températures de conservation trop basses.
- La vitrescence ou fruits vitreux : le coeur devient translucide et peu à peu déliquescent. Cette maladie semble favorisée lorsque la charge en fruits de l’arbre est excessive, en sols froids et peu poussants, sur des arbres qui ont des difficultés d’installation (il y aura peu de pousses végétatives) et lorsqu’il y a des déséquilibres nutritionnels en calcium et potassium.

ATTENTION : MYCOTOXINES !
Mieux vaut éviter les moisissures dans son assiette ! Qui n’a jamais mangé un fruit en enlevant grossièrement la zone abîmée ? Qui n’a jamais mangé sans l’éplucher un fruit taché ? Dans les deux cas, il existe un risque minime et mal évalué d’ingérer des mycotoxines : ce sont des substances produites par les champignons situés en surface du fruit. Or, on sait que certaines de ces toxines sont dangereuses pour la santé. Alors, même si la tentation est grande, prenez le temps de préparer correctement le fruit que vous allez croquer !

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