Les chats ont aussi des problèmes de cœur !

Ce n’est pas parce qu’un chat a plutôt tendance à masquer ses problèmes de santé en jouant les paresseux, qu’il a un « cœur de lion » !

Chez le chat, les problèmes cardiaques évoluent le plus souvent en silence, mais certains petits changements discrets de comportement peuvent vous alerter.

C’est génétique

De quoi s’agit-il ?

Certains chats ont un cœur anormalement gros – d’où le nom d’hypertrophie ventriculaire – et moins performant. Pour certains, c’est génétique (Maine Coon, Ragdoll, British, Persan, Norvégien, Sphinx, etc.). Lorsque la mutation génétique est identifiée, un test et donc un dépistage est d’ailleurs possible (Maine Coon, Ragdoll). En l’absence d’origine héréditaire, c’est une maladie primaire telle que l’hyperthyroïdie ou l’hypertension artérielle, voire des carences alimentaires, qui débouche sur la cardiomyopathie hypertrophique.

Ce qui peut vous mettre sur la piste ?

Hormis le fait que votre chat fait moins d’effort parce qu’il fatigue plus vite, il y a vraiment peu d’indices ou alors, des symptômes très discrets : élévation de sa fréquence cardiaque et toux. Le vétérinaire, quant à lui, peut déceler un souffle au cœur et donc pousser les investigations (d’où l’intérêt d’un bilan régulier). À défaut, la maladie peut évoluer longtemps en silence, jusqu’à l’arrêt cardiaque (hélas souvent fatal) ou encore, la formation et la migration d’un caillot responsable d’une brusque paralysie du train arrière : si c’est le cas, le vétérinaire doit arriver à dissoudre de toute urgence ce caillot.

Que fait le vétérinaire ?

En cas de cœur trop gros en rapport avec une hyperthyroïdie ou une hypertension artérielle ou une carence, il faut bien sûr traiter ces affections. Il faut aussi soutenir l’action du cœur grâce à des médicaments et une alimentation diététique, à vie. À condition de mener une vie tranquille à domicile et dans un périmètre limité (votre terrasse ou votre jardin), votre chat peut vivre ainsi plusieurs années.

C’est parasitaire

De quoi s’agit-il ?

Certains moustiques infestés par des parasites piquent les chats. Ces insectes piqueurs se rencontrent surtout dans le sud de la France et en Corse. Après la piqûre, les larves ainsi transmises migrent jusqu’au cœur où elles trouvent des conditions idéales pour proliférer. En quelques mois, ces larves deviennent donc des vers adultes qui pondent des œufs à leur tour et finissent par entraver le travail du cœur. C’est la dirofilariose (ou maladie des vers du cœur), qui touche aussi les chiens.

C’est inflammatoire

Ce qui peut vous mettre sur la piste ?

Les symptômes sont en rapport avec l’origine de la péricardite : par exemple, en cas d’infection, c’est une fièvre, une toux, une perte de l’appétit, une grosse fatigue, etc., qui vous alertent. Mais si c’est cancéreux, c’est plutôt un mauvais état général. De son côté, le vétérinaire remarque que les bruits du cœur sont assourdis : il réalise alors une échocardiographie qui confirme le diagnostic.

Et si le problème venait plutôt de ses artères ? 

Une hypertension artérielle peut évoluer longtemps en silence et retentir malgré tout sur le cerveau, les yeux, le cœur, les reins.

En outre, l’hypertension artérielle est rarement isolée chez le chat. Elle est volontiers secondaire à une maladie rénale ou encore à une hyperthyroïdie, et peut s’associer à un diabète.
Or, toutes ces affections ont un retentissement sur le cœur et sur d’autres organes vitaux ! Traitement antihypertenseur et traitement de la cause (lorsqu’elle est retrouvée) sont indispensables.

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