Les troubles fonctionnels intestinaux (TFI)

Ou quand le tube digestif entre en rébellion
Rubrique

Quoi de plus banal que de souffrir de temps en temps de douleurs abdominales, de ballonnements, de gargouillis ou d’une constipation ? Autant de symptômes digestifs qui deviennent en revanche difficiles à supporter lorsqu’ils persistent plusieurs mois d’affilée. Ce sont les « troubles fonctionnels intestinaux ».

Soyons clair : il est tout à fait naturel d’avoir des symptômes digestifs dans la mesure où l’appareil digestif réclame, pour bien fonctionner, une musculature particulière lui permettant de véhiculer les futures matières fécales jusqu’au rectum, au prix de « reptation » du tube digestif, et des gaz (produits par la fermentation alimentaire) faisant office de piston sur les matières. N’oublions pas non plus que le tube digestif constitue un second cerveau si l’on considère le nombre de neurones nécessaires à son bon fonctionnement. Un tube digestif qui échange en permanence des informations avec le cerveau et la moelle épinière grâce à de nombreuses connexions nerveuses. « Sentir » ses intestins de temps en temps est donc normal !

DIAGNOSTIC CLINIQUE
Un seul signe, comme la constipation chronique, ne permet pas de poser le diagnostic avec certitude. Il n’y a pas de nécessité de faire des examens de sang et encore moins d’imagerie. La colonoscopie n’est donc pas systématique. Pour autant, le bilan doit être personnalisé et une colonoscopie peut être prescrite pour éliminer certaines pathologies comme le cancer du côlon, lorsque les symptômes sont atypiques (saignement dans les selles, présence de pus ou de glaires, douleurs nocturnes) ou lorsqu’il existe des facteurs de risque de cancer du côlon. Autres pathologies à éliminer, les allergies et intolérances alimentaires (gluten et caséine en particulier) qui peuvent s’avérer riches en manifestations digestives ainsi que l’intolérance au lactose (des produits laitiers) qui concerne 20 % de la population.

UN TRAITEMENT SYMPTOMATIQUE…
Le traitement des TFI* est essentiellement symptomatique et repose notamment sur les médicaments antispasmodiques (type Spasfon), même s’ils ne sont pas toujours efficaces, et si besoin sur les traitements médicamenteux du transit. En cas d’échec, certains médecins proposent le recours aux antidépresseurs tricycliques à faibles doses qui vont agir sur les mécanismes de contrôle de la douleur. Reste les probiotiques (ferments lactiques) qui semblent efficaces sur le long terme. Côté médecines traditionnelles, l’hypnose et les techniques de relaxation donnent également de bons résultats.

*Connus également sous l’appellation de « colopathie fonctionnelle », « syndrome de l’intestin irritable » ou encore « colite spasmodique ».

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