Neuf façons de voir le sucre

« Le plus grand des petits plaisirs » ?

Le Français moyen en consomme 36 kg par an - c’est presque un emploi à temps plein. Le sucre est notre première drogue douce. Et le diabète est notre troisième cause de mortalité.

1. « 100 % pur canne » – trois mots, trois mensonges : de la canne, il ne reste plus que 8 %. « Pur » parce que c’est blanc, c’est du pur racisme industriel. Et tout l’arôme de la canne a été neutralisé PAR UNE DOUCHE DE CHAUX VIVE – qui élimine minéraux, oligo-éléments et vitamines. Il ne reste plus que le saccharose, lavé plus blanc que blanc par d’autres procédés chimiques très agressifs.

2. Pour l’assimiler, notre organisme a besoin de minéraux – QUE LE SUCRE BLANC NE CONTIENT PLUS. Il devient ainsi un voleur de minéraux, ce qui se manifeste déjà par les caries dentaires de nos petits choux. Et cela continue après, le dentiste n’arrête pas de réparer les dégâts. Il fait ce qu’il peut, le pauvre. Et on a presque oublié que nos dents devraient durer toute la vie…

3. Une autre source de minéraux est la structure osseuse : petit à petit, elle se creuse. La vie sédentaire fait que, de toute façon, nous n’avons pas vraiment besoin d’une ossature bien solide. Au bout de 50 ans, c’est l’ostéoporose. Pour les femmes, elle arrive en même temps que la ménopause – qui n’y est pour rien. Mais cela se conjugue, ce qui a facilité le marketing pour les hormones de substitution. Des millions de femmes sont tombées dans le panneau. (Henri Joyeux : «  Femmes, si vous saviez », Éditions F.X. de Guibert).

4. Si vous manquez de calcium, de fer et de magnésium que le sucre blanc vous a volés, et si vous cherchez un complément « naturel » à la pharmacie, on peut vous vendre de la mélasse, riche en oligo-éléments, minéraux et vitamines, puisque c’est le résidu obtenu par le raffinage du sucre !
L’Allemagne a été réunifiée. Voici maintenant la réunification du sucre blanc et de la mélasse… VIVE LE PROGRÈS !

5. La vie sédentaire fait que la circulation marche mal. Et quand la circulation marche mal, TOUT marche mal, y compris le mental. D’où une frustration permanente. La solution ? Une sucrerie par-ci, une sucrerie par-là : pendant les quelques minutes qui suivent l’ingestion de chaque produit sucré, le sédentaire se sent presqu’aussi bien que la personne active toute la journée.

6. Dans les sodas, on n’utilise même plus le sucre de canne ou de betterave : depuis que l’agriculture chimique produit trop de céréales, on a cherché (et trouvé) une façon d’extraire le glucose du maïs, bien moins cher que le sucre. Il contient autant de calories et fait autant grossir. Mais il a d’autres atouts : des animaux de laboratoire ayant appris à sortir d’un labyrinthe perdent cette capacité après quelque temps de consommation de glucose de maïs.
On observe le même phénomène auprès des clients des fast food : au bout d’un certain temps, ils ne trouvent plus d’autre façon de se nourrir, et plus d’autre boisson que les sodas. Preuve que leur Q.I. baisse, et dangereusement…

7. Le cerveau a besoin de glucose pour fonctionner. Mais le sucre industriel ou le glucose de maïs ne sont qu’un pauvre ersatz. Le carburant de choix du cerveau est le glucose fabriqué à partir des corps cétoniques*, le neurologue Hasselbalch l’a prouvé à la fin du siècle dernier. Or, le corps en produit quand on tape dans les réserves de graisse, lors d’une activité physique conséquente, ou alors en jeûnant. Les pratiquants de l’une et de l’autre discipline le savent : la lucidité augmente, les idées se clarifient, on trouve des solutions plus facilement, la mémoire s’améliore, la dépression recule. Avec le sucre industriel, le cerveau ne marche qu’au ralenti.
UNE SOCIÉTÉ SÉDENTAIRE QUI EN CONSOMME SANS ARRÊT CREUSE DONC SA TOMBE AVEC SES DENTS
On voit encore les problèmes, mais on ne trouve plus de solutions. Ce n’est pas grave : d’autres civilisations nous remplaceront. Cela a toujours été comme ça : « Rise and Fall of the Roman Empire » (« La montée et la chute de l’empire romain »).

8. Tout le monde sait que les calories du sucre font grossir. Arrivent alors les produits « light », sans calories. Là, on tombe dans un autre panneau : le goût sucré sur la langue fait que le corps arrête de s’approvisionner en sucre lent pour s’occuper de ce sucre rapide. Quand l’aspartame est péniblement assimilé – IL N’APPORTE AUCUNE CALORIE. Coupé du sucre lent et sans sucre rapide, l’organisme déclenche une faim de loup : pendant une heure ou deux, on bouffe n’importe quoi.
LES PRODUITS « LIGHT » FONT DONC AUTANT GROSSIR ! Il suffit de voir où en est le peuple qui en consomme le plus…

9. Il n’y a pas que le sucre qui nous procure de la douceur : on en trouve dans les fruits bien mûrs de la saison et de la région, dans le miel ou, à la rigueur, dans le sucre complet. Mais aussi dans un câlin par-ci, une caresse par-là : il y a mille façons de se combler de douceurs. Et, rassurez-vous, votre partenaire en a autant besoin que vous. En consommant moins de sucre – il en aura encore plus envie…

Alors, vivre avec ou sans sucre ?

Pendant des millénaires, l’humanité a très bien vécu sans sucre industriel. Elle ne survivra pas longtemps avec. Le sucre est donc un problème qui se règlera tout seul. Mais nous pouvons l’éviter dès maintenant. Tout seuls.

PS : Osez nager contre le courant. Il n’y a que les poissons morts qui ne le font plus. (Dicton chinois)
* par la néo-gluco-genèse.

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