Les signes de la déshydratation

À repérer pour se désaltérer à temps !
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Point besoin d’un épisode caniculaire pour souffrir de déshydratation : l’effort sportif et certaines pathologies peuvent exposer à la déshydratation, ou bien on oublie de boire. En première ligne, la personne âgée. Le point sur les signes évocateurs du déficit en eau.

« Le premier signe de la déshydratation ? C’est la soif bien entendu ! » Il y a fort à parier que c’est la réponse qui vient à l’esprit de la très grande majorité d’entre vous. Grave erreur ! De tous les signes de la déshydratation, la soif est l’un des tous derniers à se manifester, notamment chez la personne âgée, la plus exposée à cet état pathologique qui peut se manifester pendant l’été bien sûr, mais aussi et surtout pendant l’hiver, par manque de vigilance, à l’occasion de certains traitements comme les diurétiques par exemple ou lors d’épisodes de vomissements et de diarrhées. La soif résulte de la stimulation de l’hypothalamus, une formation nerveuse située au plus profond du cerveau et dédié à la régulation de la température corporelle. Si on devait compter uniquement sur la soif pour se réhydrater après un effort, il faudrait environ 48 heures !

Déficit chronique

Dans la plupart des cas, la déshydratation est déjà bien installée avant que la sensation de soif n’apparaisse. En réalité, la soif traduit un besoin ponctuel « sensoriel » en eau, après un effort sportif, par exemple, ou à la sortie d’un repas très salé ou alcoolisé. En revanche, le déficit chronique en eau — la véritable déshydratation — reste silencieux assez longtemps et se révèle bien souvent à l’occasion d’un examen médical de routine. Attention, lorsque le déficit en eau est très prononcé, comme en sport par exemple, le débit sanguin diminue aussi au niveau digestif, et l’eau qui pourrait être ingérée à ce moment-là risque de ne plus être absorbée, faute d’un débit sanguin suffisant dans les vaisseaux qui entourent le tube digestif. À ce stade, la réhydratation ne peut donc plus se faire que sous forme de perfusions intraveineuses.

Des risques bien réels

La déshydratation expose à de nombreuses conséquences qui peuvent être graves, comme les infections, l’augmentation de la température interne (fièvre), la baisse de la tension artérielle et l’augmentation du rythme cardiaque, l’insuffisance rénale, l’apparition de crampes, de tendinites ou de calculs rénaux. Dépister la déshydratation pour se réhydrater à temps est donc essentiel.

Quelques chiffres

• 60 % du poids de corps l’est sous forme d’eau.
• À l’effort, l’élimination de sueur passe de 5 % au repos à 90 %.
• Perdre un litre de sueur lors de l’effort, c’est dissiper 580 Kcal sous forme de chaleur.

Pertes quotidiennes

• 60 % par les urines (soit 1,5 litres par jour).
• 30 % sous forme de vapeur d’eau par les poumons et par évaporation au niveau de la peau.
• 5 % par la transpiration (400 ml au repos).
• 5 % par les selles (100 ml environ), et ce d’autant plus que l’alimentation est riche en fibres.

Persistance d'un pli cutané

La déshydratation se manifeste surtout par un pli cutané, autrement dit la persistance d’un pli au niveau de la peau de la cuisse, du thorax ou du bras après l’avoir pincée entre deux doigts : la peau revient très lentement à l’état initial. Ce pli cutané traduit le manque d’élasticité de la peau dû au manque d’eau dans les tissus cutanés. Rappelons que l’eau contenue dans l’organisme se situe pour les 2/3 dans les cellules et pour le 1/3 restant hors des cellules et dans le sang. Attention, chez la personne âgée le pli cutané n’a aucune valeur sur la peau de l’avant-bras, de la main ou du visage, où la peau est déjà distendue, âge oblige.

Fatigue et torpeur

Autres signes évocateurs : la langue et la bouche sont sèches, les urines sont très concentrées et peu abondantes dans la journée, il n’y a plus de sudation sous les bras, la fatigue est généralisée, les yeux sont ternes et ont perdu leur éclat, le poids baisse de façon inexplicable de l’ordre de 2 à 3 kilos en quelques jours. Enfin, la déshydratation peut affecter le comportement et provoquer une torpeur, une léthargie ou une confusion. Schématiquement, le décès survient lorsque la perte en eau représente 9 à 12 % du poids du corps.

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