Neuf raisons de se souvenir de la pandémie, 5 ans après…

On oublie trop vite. H1N1 – ça vous dit encore quelque chose ? Et pourtant, tous les médias nous ont roulés dans la farine en 2009.

  1. "La première victime de la pandémie française, un titre au mois d’août dans beaucoup de médias, complices du complot. Il s’agissait d’une jeune fille décédée à l’hôpital d’une maladie pulmonaire, et accessoirement diagnostiquée positive au test H1N1. Or, démos en grec veut dire population, une épidémie est une maladie qui TRAVERSE cette population, une pathologie est endémique si elle couve DANS la population, et il y a une pandémie quand TOUTE LA POPULATION est touchée par le phénomène.
    Une fillette sur soixante millions de Français – vous voyez bien que ça ne colle pas : ELLE ÉTAIT LA PANDÉMIE A ELLE TOUTE SEULE !!!
  2. Après la grippe aviaire (vous vous souvenez – 45 Chinois en sont morts, une hécatombe !), on nous annonçait maintenant la grippe porcine. Les éleveurs de porcs craignaient pour leur chiffre d’affaires. Et puisque la santé commerciale d’une corporation agricole est sacrée (gros consommateurs de produits pharmaceutiques), on remplaça donc la “grippe porcine” par la “grippe A”. “A” comme anonyme.
  3. Trois femmes ont joué un rôle important dans cette campagne. La première fut la directrice de l’OMS (pas besoin de se rappeler son nom). Elle sonna le début officiel de la pandémie avec une nouvelle définition des échelles de gravité. D’un coup, beaucoup de pays étaient éligibles – et même des continents entiers. On avait déjà fait le même jeu de passe-passe en baissant le taux à partir duquel le cholestérol devait être considéré comme dangereux, ou encore en augmentant le catalogue des maladies opportunistes du SIDA, pour faire croire à une épidémie qui progresse dangereusement**.
  4. La deuxième femme n’a PAS joué le jeu : le Dr Ewa Kopacz, ministre de la Santé polonaise a publiquement statué que, en tant que médecin, elle se sentait responsable de la santé de sa population, et non pas de celle de l’industrie pharmaceutique. Des voix de comploteurs se sont levées à Bruxelles pour la faire destituer, ce qui s’est passé peu de temps après. Mais, grâce à elle, les Polonais n’ont pas été vaccinés.
    Voilà une héroïne des temps modernes : Dr Ewa Kopacz. On devrait créer pour elle un ordre du mérite “Astérix” : c’était David contre Goliath.
  5. La troisième femme a pleinement joué le jeu : Roselyne Bachelot. Au service de l’industrie pharmaceutique pendant toute une période antérieure de sa vie, elle a tout simplement continué ce rôle comme ministre – en doublant la mise : 94 millions de doses pour les 47 millions de candidats attendus. Elle a gaspillé ces sous pour le compte d’un gouvernement de droite, et le gouvernement de gauche ne lui a pas demandé de comptes, mais lui a remis au contraire un ordre du Mérite. Vous voyez bien : la droite et la gauche, c’est bonnet blanc et blanc bonnet, partout – sauf en Amérique : là, c’est bonnet blanc et bonnet noir.
    Et puisque son patron se prépare à retourner à l’Élysée, elle a encore de beaux jours devant elle. En attendant, elle joue l’amuseuse à la télé, pour ne pas perdre la main – et pour garder le contact avec ses électeurs.
  6. Canteloup a frôlé la catastrophe dans son émission avec Michel Drucker : on venait de remettre un disque d’or à Eddy Mitchell qui avait vendu 150 000 disques de son dernier tube. Il s’est alors adressé à Roselyne Bachelot qui battait la campagne pour lancer sa campagne : “On devrait donner un disque d’or aussi à Madame la Ministre. Elle a réussi à vendre trois millions de vaccins en un rien de temps. MAIS QUEL MARKETING, ON EN RÊVE TOUS !!!” Roselyne affichait un rire gelé, comme tous les politiciens devant les caméras dans une pareille situation, mais Canteloup a frôlé la catastrophe : un pas de plus et il avait droit au siège éjectable.
  7. Un homme n’a pas joué le jeu : c’est le professeur Bernard Debré. En pleine psychose générale, il a osé parler de “grippette”. Et dit que ce tapage médiatique totalitaire ne serait justifié que comme “exercice grandeur nature”. La suite lui a donné raison, et personne n’a pu le rappeler à l’ordre. Mais, sur sa lancée, il est allé plus loin en publiant le Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux ***. Un véritable règlement de comptes avec l’état malsain de notre système de santé. L’Ordre des médecins a saisi l’occasion en ouvrant un procès contre lui – pour le discréditer une fois pour toutes, a posteriori aussi pour sa prise de position audacieuse lors de la grippe A. On décore la ministre, on punit le professeur…
    Voici un deuxième candidat pour notre ordre du Mérite “Astérix” !
    Il a eu raison sur le deuxième plan aussi : cet “exercice grandeur nature” nous a révélé qui sont les médias qui exécutent les ordres de l’Ordre à la lettre, sans poser de questions gênantes. À nous de bien choisir nos sources d’informations. Exercice difficile…
  8. Un autre professeur de médecine disait dans une interview de Lyon Mag : “On nous a reproché d’être allés trop vite, mais qu’est-ce qu’on aurait dit si le vaccin était arrivé trop tard…” C’est le “nous” qui le trahit : la question fut posée à un professeur de médecine, directeur d’un grand hôpital lyonnais, et il a répondu "nous", comme s’il avait un statut officiel de COLLABO DES GROS LABOS.
    Merci Monsieur le Professeur pour votre franchise involontaire.
  9. Le même numéro de Lyon Mag annonçait : “Les cimetières lyonnais sont prêts !” Mais rien ne s’est passé. Les fossoyeurs lyonnais ont dû être déçus...
    Et n’oublions pas : il était même question de rendre cette vaccination obligatoire pour nous tous ! On l’a échappé belle…
    Quand on regarde la façon avec laquelle on nous a menés en bateau – comment peut-on encore croire en la liberté de la presse, comment ne pas mettre en doute d’autres psychoses qu’on a déversées sur l’humanité – la grippe saisonnière (tous les ans…), la vache folle, l’hépatite B, la ménopause, le cholestérol, le SIDA **.
    Nous devrions développer nos défenses immunitaires contre ce type de campagnes bien réelles d’épidémies bien imaginaires ! Les Romains ne pourraient pas nous faire cadeau de 60 millions de vaccins contre ça ? Par Toutatis !

* Daniel Vignat, ancien directeur de création chez Publicis (comme quoi on peut changer de cap au cours d’une vie. Pensez-y, vous aussi !).
** Voir le documentaire "House of numbers", disponible en DVD.
*** Avec Philippe Even, 905 pages, 22 €, 19 € en version Kindle, Cherche Midi Éditeur.

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