Covid-19 - Protocole anti-coronavirus complété

Rubrique

Un nouvel ingrédient à considérer dans la lutte contre le Covid-19 : la mélatonine

En urgence 

Optimiser le taux de vitamine D, qui est au plus bas à la fin de l’hiver.

En pratique, 10 000 UI par jour pendant 10 jours, puis 4000 UI par jour.

Choisir un produit avec goutte dosée à 2000 UI. Marques conseillées : Energetica Natura, Naturamedicatrix, Therascience...

Se supplémenter également en vitamine C 100 % naturelle (jusqu’à 500 mg par jour). Marques conseillées : Biophenix, Dynveo, Vecteur Santé.

Profitez aussi à plein de l’action désinfectante des huiles essentielles (HE). En pratique, utiliser un diffuseur d’huiles essentielles bio chez soi (un diffuseur qui ne chauffe surtout pas les HE !) et un spray aux huiles essentielles bio à l’extérieur de chez soi. Pour le diffuseur, préparer un mélange à dominante d’essence de citron, complétée avec (au choix) : HE Saro, HE Eucalyptus radié, HE Pin sylvestre, HE Bois de rose, HE Niaouli… Le choix ne manque pas ! 

Par ailleurs, matin et soir, mélanger 4 gouttes HE Ravintsara dans une noix de gel d’aloe vera bio puis appliquer sur le thorax, le haut du dos et les voûtes plantaires.

En cas d’infection au coronavirus suspectée (toux, fièvre…) ou confirmée (par un test) 

Prendre 1000 mg par jour de vitamine C (répartir les prises sur la journée).

Par ailleurs, recours immédiat aux huiles essentielles (HE) :

Une publication scientifique de 2008 atteste de l’efficacité in vitro de HE Laurier noble contre le SRAS. En conséquence de quoi elle mérite d’être prioritairement employée contre cet autre coronavirus qu’est le
Covid-19.

HE Laurier noble est à utiliser par voie cutanée et de préférence sous forme pure, c’est-à-dire sans avoir été diluée dans une huile végétale. En pratique, appliquer HE Laurier noble sur les voûtes plantaires à raison de 5 gouttes par voûte et ce, plusieurs fois par jour. L’aromatologue Pierre Franchomme préconise l’application de HE Laurier noble sur cette partie du corps parce que l’on assure ainsi une diffusion rapide et optimale des molécules aromatiques dans les alvéoles pulmonaires.

Pierre Franchomme, aromatologue et pharmacologue de renommée internationale, a récemment précisé sa stratégie aromatique anti-coronavirus :

En curatif, application cutanée de HE Laurier noble (en respectant les précautions d’utilisation) : 5 gouttes sur la voûte plantaire de chaque pied, 2 à 3 fois par jour jusqu’à disparition des symptômes. Et pour les personnes à risque (âge avancé, immunodéficience…), recours à la voie rectale en plus de la voie cutanée : 8 à 10 gouttes HE Laurier noble dans une cuillerée à soupe d’huile végétale à instiller à l’aide d’une poire rectale, 2 à 3 fois par jour pendant 2 à 3 jours.

À noter que chez les fumeurs, les alvéoles pulmonaires sont plus ou moins encombrées de goudrons qui peuvent limiter l’action de HE Laurier noble.

Si la peau est particulièrement sensible, diluer HE Laurier noble dans un peu d’huile végétale de pépins de raisin, de tournesol ou de noyaux d’abricot, ou dans une petite noix de gel d’aloe vera bio. De façon plus générale, HE Laurier noble – surtout aux doses préconisées dans le cas présent – est à employer sur une courte durée (5 à 7 jours maximum en fonction de l’évolution des symptômes) afin de se prémunir d’éventuelles réactions allergisantes.

Avertissement aux personnes au terrain allergique : effectuer un test préalable en versant une ou deux gouttes de HE Laurier noble dans le pli du coude puis attendre 10 à 15 mn pour constater une éventuelle réaction d’irritation cutanée.

Interdiction d’employer pour la femme enceinte ou allaitante cette formule de soin à base de HE Laurier noble. Se contenter d’utiliser l’huile essentielle antivirale de référence, à savoir HE Ravintsara, sauf au cours des trois premiers mois de grossesse et en adaptant la posologie (application cutanée de 2 à 3 gouttes de HE Ravintsara 2 fois par jour pendant 2 à 3 jours consécutifs).

HE Laurier noble se caractérise par sa richesse en 1,8 cinéole. C’est aussi le cas de HE Ravintsara, HE Niaouli, HE Saro, HE Romarin à cinéole, HE Eucalyptus radié et HE Eucalyptus globulus, cette dernière étant particulièrement indiquée en cas d’affection bronchopulmonaire (la pneumonie est la complication habituelle du Covid-19).

* Mise en garde importante :

Toutes les HE riches en 1,8 cinéole sont contre-indiquées en cas d’asthme. Les deux HE anti-infectieuses de secours pour les personnes asthmatiques sont HE Tea tree (Arbre à thé) et HE Thym à linalol.

Et pour les très jeunes enfants, que faire ? En prévention, leur donner 1000 UI par jour de vitamine D. Et en cas de symptômes, voici une solution aroma uniquement valable pour les enfants de plus de 3 ans. Dans un flacon de 15 ml, mélanger 5 ml HE Ravintsara + 3 ml HE Tea tree + 2 ml HE Laurier noble + 5 ml HV Amande douce (HV = huile végétale). Appliquer 6 gouttes du mélange sur voûtes plantaires, thorax et haut du dos, 3 fois par jour pendant 3 jours.

En cas d’hospitalisation dans un état déjà grave 

L’expérience clinique montre qu’un faible taux de vitamine D à l’entrée à l’hôpital est associé à un taux de mortalité plus élevé après un placement en soins intensifs. Ce qui plaide donc pour un dosage sanguin de la vitamine D dans les 24 h suivant l’admission à l’hôpital et l’administration éventuelle d’une dose de charge élevée en vitamine D pour atteindre les valeurs désirées (40-60 ng/ml) en l’espace de quelques jours. Cela nécessite bien entendu l’approbation et la participation des médecins.

Nutraceutiques versus coronavirus : où en est la recherche ?

Une très intéressante revue d’études a été publiée récemment. Sur la base de la littérature à disposition, les chercheurs ont abouti à des recommandations pratiques sous la forme d’un tableau indiquant la posologie d’une série d’ingrédients pouvant aider à contrôler les virus à ARN – dont les coronavirus :

• Spiruline : 15 g par jour 
Acide alpha-lipoïque : 1200 à 1800 mg par jour 
N-Acétylcystéine (NAC) : 1200 à 1800 mg par jour 
Sélénium : 50 à 100 mcg par jour 
Glucosamine : au moins 3000 mg par jour.

D’autres ingrédients utiles : zinc : 30 à 50 mg par jour, bêta-glucanes issus de levures : 250 à 500 mg par jour, sureau : 600 à 1500 mg par jour.

Référence de l’étude : McCarthy MF et al., Nutraceuticals have potential for boosting the type 1 interferon response to RNA viruses including influenza and coronavirus, Progress in cardiovascular diseases, 2020

Un nouvel ingrédient à considérer dans la lutte contre le Covid-19 : la mélatonine

Surtout connue en tant « qu’hormone du sommeil », la mélatonine soutient l’immunité et régule les processus inflammatoires. Elle possède également de puissantes propriétés antioxydantes. Autant d’atouts qui peuvent la rendre très utile lors d’infections virales entraînant des réactions inflammatoires excessives et un stress oxydatif important. Une situation que l’on retrouve justement dans tous les cas sérieux de Covid-19. En 2015, des chercheurs anglais ont même suggéré l’emploi de la mélatonine comme traitement adjuvant chez les patients infectés par le virus Ebola !

On ne peut donc que conseiller de maintenir de bons niveaux de mélatonine, surtout quand on est classé personne à risque. Il existe malheureusement des facteurs qui contribuent à diminuer ces taux, le premier étant l’avancée en âge. Certains déficits nutritionnels sont aussi à éviter (zinc, magnésium, vitamines B6, B9…). Du côté des médicaments, certains ont hélas un impact négatif sur les taux de mélatonine, en particulier les bêta-bloquants et les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (notamment l’ibuprofène – déjà montré du doigt ! – et l’aspirine). Enfin, l’exposition nocturne à la lumière bleue artificielle des écrans (ordinateurs, tablettes, smartphones…) est à éviter. En pratique, mettre de la distance entre soi et ces écrans une heure avant de se coucher – même si je sais que c’est trop demander pour certains !

Concernant la supplémentation, on ignore les doses requises pour que la mélatonine produise pleinement ses effets chez des patients sérieusement infectés par le Covid-19. En tout état de cause, la supplémentation en mélatonine à des doses supra-nutritionnelles n’est envisageable qu’en concertation et sous la supervision d’un thérapeute qualifié, surtout si l’on suit déjà un traitement médicamenteux (risques d’interactions médicamenteuses).

Références des études :

Silvestri M et al, Melatonin : its possible role in the management of viral infections – a brief review, Italian Journal of Pediatrics, 2013
Anderson G et al, Ebola virus : melatonin as a readily available treatment option, J Med Virol, 2015 Apr

Pour aller plus loin :

« Indispensable mélatonine » de Brigitte Karleskind, publié chez Thierry Souccar Éditions.

Sélection de livres disponibles dans notre boutique

Les compléments alimentaires à l’épreuve de la science
Problèmes circulatoires : les prescriptions du Dr Valnet
Et si vous manquiez de vitamine D ?
Mon cahier de tisanes