En juin, le jardinier a largement de quoi faire…

… mais parfois la météo lui joue des tours !
Juin prépare les récoltes de l’été et de l’automne.

Au début du printemps, toutes les conditions sont là pour avoir un beau jardin, sous réserve de ne pas laisser les « mauvaises » herbes, insectes et maladies, prendre le dessus. En juin, l’enjeu est de favoriser un équilibre durable entre cultures et herbes indésirables, et aussi entre cultures, parasites et organismes auxiliaires (1). Aux priorités de désherbage et de protection des plantes, il faut ajouter celle concernant l’arrosage. Certes, dans bien des endroits, les pluies de l’hiver dernier ont reconstitué les réserves du sol, mais il faut anticiper d’éventuelles fortes chaleurs en été et/ou en automne.

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Semez betteraves, carottes, chicorées d’automne, choux d’hiver, laitues, persil, poirée, radis

Semez le maïs doux là où il pourra servir d’ombrière naturelle pour une culture ou de séparation entre deux zones. Semez des fleurs (cosmos, zinnia, tagètes, soucis, capucines, rudbeckias), elles attirent les insectes pollinisateurs ou auxiliaires.

Plantez les poireaux d’été, choux d’automne, concombres, betteraves, aubergines, courges, piment, melons, pastèques (en fin de mois), salades

Plantez les aromatiques ou condiments classiques en jouant sur la diversité gustative des espèces et des variétés : diversifiez les thyms, persils, basilics…

Repérez la durée du cycle cultural des plantes pour adapter les quantités et échelonner vos semis et plantations en tenant compte, selon votre situation :

• Des pics de besoin en eau des cultures. Pourrez-vous assurer des arrosages adaptés ?
• Des périodes de récolte. Pourrez-vous récolter ? Consommerez-vous ces légumes ? Faudra-t-il les transformer pour les conserver ? Les réponses amènent à limiter le gaspillage et parfois à organiser son potager en concertation avec ses voisins !
• De votre disponibilité. Aurez-vous assez de temps ou serez-vous là lorsqu’il faudra butter, tuteurer, arroser… ? En fonction de la réponse, vos stratégies vont s’adapter. 

Buttez les pommes de terre dès que les tiges font 15 cm, puis quinze jours plus tard, pour augmenter la production et désherber. Buttez aussi : haricots, pois, fèves, céleris à côtes, poireaux, fenouils… 

Évitez de mouiller le feuillage, cela favorise les maladies fongiques. Arrosez au pied avec un arrosoir ou un système de goutte à goutte ou un tuyau microporeux. Paillez pour éviter l’évaporation et limiter les travaux de désherbage. 

Démariez progressivement certaines lignes de culture : carottes, betteraves, épinards…

Taillez les tomates et les melons.

Tuteurez les concombres, cornichons et désinfectez les tuteurs en bois avec de l’alcool à brûler pour détruire les spores de champignons ou les œufs d’insectes.

Traitez préventivement les plantes avec des extraits fermentés (2) de plantes :

• Pour les stimuler après plantation et pendant le mois qui suit : arrosage avec de l’ortie (dilution 20 %) ; puis, en engrais foliaire, utilisez la consoude.
• Pour limiter les maladies fongiques : la prêle (dilution 5 à 10 %) ; contre le mildiou et la rouille : la tanaisie (10 %), et contre le mildiou de la pomme de terre : la sauge officinale (dilution 10 %). 
• Pour repousser les insectes : la rue officinale contre les pucerons ; le sureau contre les altises, les pucerons ; la fougère aigle contre le taupin et les acariens.
• Pour lutter contre les limaces : la fougère aigle et la rue officinale (répulsif). 

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Régulez la charge en fruits de vos arbres.

• En fin de floraison, pulvérisez sur les fleurs ou les jeunes fruits une préparation à base de décoction de prêle (40 %), de purin d’ortie (15 %) et d’extraits d’algues (5 %).
• Pour les fruits, après les chutes naturelles, éclaircissez pour adapter la charge aux capacités de l’arbre en commençant par les fruits mal placés, mal formés, abîmés…
• Veillez aux arrosages, l’eau est un facteur clé du rendement à ce stade.

Désherbez, aérez la terre autour des arbres, arrosez avec du purin de consoude avant de pailler.

Luttez contre les maladies fongiques (oïdium, moniliose, rouille, mildiou, tavelure…) : éliminez les organes suspects, évitez toute projection sur les feuilles lors des arrosages et pulvérisez dès le moindre symptôme des décoctions de prêle, de tanaisie, de rhubarbe qui ont un effet préventif ou ralentissant, mais pas curatif ; il faut donc surveiller le moindre symptôme !

Luttez contre les divers parasites : le piégeage reste un bon mode d’action (pièges englués ou pièges à phéromones, pièges colorés…). Utilisez les plantes en macération (rue, tanaisie, gourmands de tomates, ail en pulvérisation). Les pyrèthres proposés dans les produits commerciaux ne seront mobilisés qu’en dernier recours. 

Récoltez les premières framboises. Pour les variétés non remontantes, rabattez au ras du sol les tiges qui ont produit.

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Plantez encore quelques annuelles à croissance rapide pour profiter de leur floraison : clarkia, centaurée, nigelle, cosmos, souci, gypsophile, volubilis, pastel des teinturiers…

Soignez vos vivaces pour une floraison abondante et belle : tuteurage, pincements, arrosages, fertilisation du sol (compost mûr ou purin de consoude) ou foliaire (purin d’ortie ou de consoude), suppression régulière des fleurs fanées.

Buttez les glaïeuls et les dahlias.

Installez les bulbes d’automne : cyclamen de Naples, colchiques, crocus…

Taillez les arbustes à feuillage persistant et à floraison printanière, la plupart se bouturent (spirée, troène…) ou se marcottent (lilas, rhododendrons…). 

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Arrosez en début de croissance avec du purin d’ortie et pulvérisez sur les feuilles une décoction de prêle. 

Plantez des espèces très variées de fleurs, fruits et légumes sous réserve de choisir des variétés à faible croissance, d’utiliser un terreau assez riche en matières organiques et d’arroser (valoriser l’eau du rinçage des légumes…).

Installez dès que nécessaire une ombrière sur laquelle éventuellement vous pourrez fixer un tissu humide pour refroidir l’air ambiant.

(1) Voir p. 68 l’article sur la Biodiversité au secours du jardinier.
(2) Extraits fermentés : il s’agit soit de macération, soit de décoction.

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