Plus de la moitié des victimes décédées du Sars-Cov-2 étaient obèses

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L’obésité est une pandémie au moins aussi redoutable que le coronavirus et aucun masque ni aucun traitement ne sauraient en venir à bout. En France, l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) fait état de 8 millions d’adultes obèses.

En cause, sans aucun doute la malbouffe, sucre raffiné en tête, plats tout préparés et sodas monstrueux, mais sans doute y a-t-il d’autres raisons. Dans son tout récent ouvrage La fabrique de l’obésité (éditions Buchet-Chastel), le journaliste Yves Leers donne de nombreuses pistes (voir aussi p. 49). Parmi elles, outre une alimentation ultra transformée, qui a évolué vers le trop gras, trop riche, trop sucré, trop salé, figurent les dérèglements hormonaux : « En modifiant notre système hormonal, les perturbateurs endocriniens contribuent aussi à la propagation de cette pandémie non infectieuse. »  Cet excès de poids va de pair avec de nombreuses pathologies chroniques sérieuses : diabète, hypertension, arthrose… À cela vient s’ajouter le regard des autres, souvent destructeur.

Que faire ? Individuellement, ce n’est pas en jugeant les obèses qu’on les aidera à perdre un peu de ces kilos qui les maltraitent, mais bien en les soutenant dans leurs efforts pour revenir à un poids de santé.

À grande échelle, sans doute des décisions politiques pourraient-elles influer sur le cours des choses. Quand on sait que c’est la Collective du Sucre (rassemblement des industriels du sucre) qui a créé la "semaine du goût" et que toutes les écoles ou presque y participent, on peut légitimement se demander si nos gouvernants veulent éviter l’obésité généralisée.

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