La mesure de la glycémie...

... pour dépister un diabète
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Le diagnostic de diabète passe par la détermination de la glycémie, autrement dit le dosage du sucre dans le sang.

Le sucre est indispensable à la santé : la baisse drastique du taux de sucre dans le sang peut mener au coma, voire à la mort. C’est l’hypoglycémie. Mais à l’inverse, une glycémie extrême expose aux mêmes conséquences. Deux situations très rares qui ne doivent pas faire oublier qu’une glycémie chroniquement trop élevée, pas nécessairement extrême, autrement dit un diabète, va agir de façon insidieuse et s’accompagner de conséquences vasculaires désastreuses, pour mener également au décès après plusieurs années d’évolution sans traitement ni prise en charge médicale.

index glycémique

L’index glycémique (IG) est un paramètre permettant de classer les aliments selon leur capacité à faire augmenter la glycémie dans les deux heures qui suivent leur ingestion. De façon schématique, les glucides comportent plusieurs familles qui agissent de façon différente sur la glycémie. On distingue les amidons (pommes de terre, maïs, riz…), le saccharose (sucre de table, issu de la betterave), le fructose (sucre des fruits), les sucres complexes (longues chaînes de sucre, pâtes, pommes de terre, légumes secs, céréales…). Plus l’IG de l’aliment est élevé (au-delà de 70), plus l’absorption est rapide, donc dangereuse du point de vue de la santé (sucre de table, confiseries, pâtisseries, biscottes, frites, pain blanc, carottes cuites…). Plus il est bas, plus il est recommandé (légumes verts, riz complet, fruits à coques...).

Sucre

Schématiquement, le taux de sucre, ou glucose, dans le sang résulte des effets cumulés de l’alimentation et de la synthèse par le foie. Même en situation de jeûne total, le taux de sucre n’est jamais nul puisque le foie en synthétise toujours de petites quantités. Pour autant, l’absence d’alimentation expose à l’hypoglycémie dans la mesure où le foie n’est pas toujours en mesure d’en fabriquer suffisamment.

Après un repas

Sans surprise, la glycémie augmente nettement dans les heures qui suivent un repas pour atteindre 1,4 g/L deux heures après. Bien qu’élevée, cette glycémie est normale et ne doit pas faire parler de diabète, raison pour laquelle la mesure de la glycémie s’effectue toujours strictement à jeun.

De la glycémie à jeun…

La glycémie normale à jeun se situe en moyenne entre 0,8 et 1,1 gramme de sucre par litre de sang. Pour autant, avoir une glycémie à 0,7 g/L ou légèrement supérieure à 1,1 g/L ne permet pas d’en déduire qu’il s’agit dans le premier cas d’une hypoglycémie (elle apparaît généralement en deçà de 0,45 g/L) ou dans le deuxième, d’un diabète.

… au diabète

En effet, on parle de diabète lorsque la glycémie à jeun est supérieure à 1,26 g/L et ce, sur au moins 2 mesures. D’autres examens seront nécessaires afin d’affiner le diagnostic (hémoglobine glyquée, taux de sucre dans les urines…). Entre 1,1 g/L et 1,26 g/L, il existe une zone « grise » avec un risque de développer un diabète un jour. D’où l’importance de la surveillance régulière de la glycémie plusieurs fois par an.

Hormones

Outre la balance entre apport alimentaire et synthèse hépatique, la régulation de la glycémie s’effectue au travers de plusieurs hormones :

• L’insuline, sécrétée par le pancréas, qui diminue la glycémie.

• Le glucagon, sécrété par le pancréas, qui augmente la glycémie.

• L’adrénaline, l’hormone de croissance et le cortisol qui augmentent la glycémie.

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