Bronchite : libérez les bronches !

... le mouvement qui soigne

L’activité physique améliore toujours la fonction bronchique (pulmonaire), quelle que soit votre situation. 
Mode d’emploi pour retrouver le souffle.

Faire du sport quand on est jeune et que l’on a de « bons poumons » va de soi : l’effort musculaire réclame davantage d’oxygène, et les poumons y pourvoient. L’essoufflement est rare (sauf en cas d’entraînement intense), tout va bien. Lorsqu’on est atteint de bronchite, c’est-à-dire d’inflammation des bronches, c’est une autre histoire. La réserve pulmonaire est nettement réduite, on s’essouffle pour un rien, et l’exercice physique fait peur car on craint d’étouffer.

Or, c’est exactement l’inverse qui se produit. Les poumons, moins on s’en sert, moins ils sont performants. La seule manière d’améliorer sa capacité respiratoire, surtout en cas de bronchite chronique, c’est précisément de faire travailler ses bronches ! C’est-à-dire de les faire se contracter et se détendre. Et en cas de bronchite aiguë, typique en hiver ?

Évidemment, durant le pic de toux et si vous avez de la fièvre, aucun exercice « violent » n’est recommandé. En revanche, ouvrir la cage thoracique ne peut que vous aider à mieux respirer. C’est-à-dire à mieux dormir, récupérer plus vite, résister au stress, apaiser vos émotions, retrouver du tonus, mieux contrôler votre poids (et votre équilibre hormonal), réduire votre fréquence cardiaque et… vivre plus longtemps, puisque la capacité respiratoire est le critère médical n°1 d’une plus grande longévité !

Et pensez que ventre et poumons sont directement liés, d’où le premier exercice : la respiration abdominale, la plus naturelle et adoptée par les bébés ou par… vous durant votre sommeil, accroît de plus de 70 % l’amplitude respiratoire, par rapport à une simple respiration thoracique.

Mon circuit anti-bronchite

1 - Exercices de respiration abdominale (pour accroître vos capacités respiratoires)

• Posez les mains sur votre ventre pour bien le sentir monter et descendre. Inspirez par le nez durant 3 secondes. Bloquez 3 secondes (ventre et poumons pleins). Expirez par la bouche durant 6 secondes - le ventre doit se creuser.

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• Poursuivez durant 5 minutes au même rythme, 3 fois par jour. Vous pouvez pratiquer debout, assis ou allongé.

2 - Technique pour vider les poumons lorsqu’ils sont pleins de glaires (pour accroître vos capacités respiratoires)

• Assis, pieds au sol, buste légèrement penché vers l’avant, inspirez lentement et totalement par le nez (jusqu’à ne plus pouvoir). Entrouvrez les lèvres et toussez doucement 3 fois. Éliminez les glaires évacuées dans un mouchoir. Recommencez plusieurs cycles de suite.

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• Si les glaires se décollent mal, plutôt que de tousser, expirez par à-coups, comme la respiration de l’accouchement sans douleur (ou comme pour couvrir le miroir de buée). Dans tous les cas, n’expirez pas brutalement ni trop profondément. C’est le « petit répété » qui est efficace.

3 - Entretien physique minimal pour des bronches olympiques  

• Adoptez une activité physique d’endurance, à raison de 3 fois par semaine, au moins 30 mn par séance. Marche sportive, natation rapide (pour vous), course à pied lente, vélo avec effort et petites montées : l’important est d’augmenter le débit cardiaque sans pour autant faire « grimper » le cardio.

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Cet exercice n°3 est recommandé à tous, chacun faisant selon ses capacités personnelles. Les progrès sont généralement fulgurants, hyper rapides. Attention : un air sec et froid (montagne, dehors en hiver) peut être irritant et faire tousser. La natation notamment en piscine sera plus « facile » pour les bronches car l’air y est humide et chaud (le chlore ne devient éventuellement gênant que chez les athlètes qui nagent plusieurs heures par jour, aucun risque pour vous). 

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