Hypoglycémie

Vive le régime IG !
Rubrique

La personne sujette aux crises d’hypoglycémie est enfermée dans un cercle vicieux où « le sucre appelle le sucre » en réaction aux fluctuations du taux de glucose dans le sang. Pour corriger un tel dysfonctionnement métabolique, pas d’autre solution que de réformer son alimentation en s’orientant résolument vers un régime hypoglucidique « intelligent » : le régime IG (index glycémique).

Dans l’hypoglycémie, tout tourne autour d’un sucre simple : le glucose, source d’énergie indispensable à l’organisme et plus particulièrement au cerveau, comme nous le verrons plus loin.

La glycémie désigne le taux de glucose contenu dans le sang. Quand ce taux chute en dessous de la valeur normale, on l’exprime par l’ajout du préfixe « hypo- » à glycémie et cela donne donc hypoglycémie ! La valeur normale de la glycémie se situe, à jeun, entre 0,7 et 1,1 g/L. 

De l’hypoglycémie légère à l’hypoglycémie vraie

Au cours d’un épisode d’hypoglycémie légère, le taux de glucose dans le sang peut rester à la limite ou descendre un peu en dessous de la valeur plancher de 0,70 g/L, provoquant l’apparition de signaux d’alerte tels que sueurs froides, fourmillements dans les mains, tremblements, palpitations, pâleur du visage et des extrémités. 

L’hypoglycémie vraie se déclare lorsque la glycémie tombe en dessous de 0,50 g/L. La sensation de malaise devient plus marquée, la personne pouvant éprouver une fatigue et une faim intenses et développer des signes et symptômes variés tels que jambes flageolantes, vertiges, maux de tête, confusion mentale, troubles visuels…

Nos neurones raffolent du glucose

Tous ces signaux d’alerte manifestent une « souffrance » du cerveau. Très gourmand en énergie, le cerveau carbure au glucose. Il en consomme autour de 120 à 130 g par jour. Son bon fonctionnement dépend donc d’un apport constant et suffisant en glucose. De sorte que la crise d’hypoglycémie est à comprendre comme un appel au secours du cerveau pour signifier qu’il manque de glucose et qu’il commence à en souffrir. 

L’hypoglycémie fonctionnelle

Cet article ne prétend pas traiter des hypoglycémies liées à des pathologies d’origine métabolique (diabète de type 2 en tête), hépatique ou rénale et/ou à des traitements médicamenteux (notamment hypoglycémiants), car cela ressort du domaine médical. L’intention, ici, est d’aborder l’hypoglycémie la plus ordinaire, autrement dit l’hypoglycémie « fonctionnelle » qui concerne une catégorie de population en quelque sorte prédisposée à en souffrir. 

On retrouve en effet certaines constantes chez le candidat à l’hypoglycémie fonctionnelle :

• un tempérament nerveux, selon la classification hippocratique
• une constitution neuro-arthritique, selon la classification naturopathique
• un terrain anxieux, spasmophile
• un terrain acidifié
• une hypersensibilité émotionnelle allant de pair avec une hyperactivité mentale.

C’est nouveau : la « yoyo-glycémie » !

L’hypoglycémie fonctionnelle est étroitement associée à une alimentation déséquilibrée. Elle résulte plus précisément d’une consommation excessive de sucres simples, de farines raffinées et de produits ultra-transformés favorisant cet effet yo-yo sur la glycémie à l’origine des fameux « coups de pompe » observés en deuxième partie de matinée et vers la fin de l’après-midi. Cet effet yo-yo n’affecte généralement pas la glycémie à jeun, et il vaut mieux qu’il en reste ainsi le plus longtemps possible car des valeurs dépassant la limite supérieure de la fourchette indiquent un basculement vers un état prédiabétique (1,10-1,26 g/L) ou diabétique (mesure à deux reprises d’une glycémie à jeun supérieure à 1,26 g/L).

Le régime IG

La mise en œuvre progressive d’un régime IG représente la meilleure solution pour atténuer grandement l’effet yo-yo évoqué précédemment. 

L’index glycémique établit l’impact, sur le taux de glucose sanguin, des glucides (sucres simples et complexes) issus des aliments. En clair, plus l’index glycémique est élevé, plus l’effet sur la glycémie est fort et rapide.

Voici une liste non exhaustive d’aliments à IG bas, par ordre décroissant :

*

45 : riz basmati complet, boulghour, farine intégrale de blé, raisin, jus de pamplemousse, compote de pommes ou de poires sans sucre ajouté

40 : sarrasin (farine ou pain), flocons d'avoine, farine de quinoa, haricots blancs/rouges, fraises

35 : sucre de coco, riz sauvage, quinoa, pois cassés, abricots secs, orange, purée d'amandes, pain essène (à base de graines germées)

30 : lentilles, pois chiches, haricots verts, fruits frais (pomme, pêche, pamplemousse, mandarine, cerise, figue…), lait d'amande

25 : chocolat noir > 70 %, yaourt au soja nature, purée d'amandes complètes, groseille, mûre

20 : chocolat noir > 85 %

15 : cornichons, olives, sirop d'agave

< 15 : fruits oléagineux (amande, noisette, noix, noix du Brésil, noix de macadamia…), avocat, champignons, céréales germées, légumes frais (brocoli, céleri, choux, chou-fleur, concombre, courgette…), légumes à feuilles, poivron, salade verte.

Pour ne rien vous cacher, je fais mon maximum pour m’appliquer à moi-même les règles du régime IG. Je viens ainsi de m’accorder un petit « goûter » composé de quelques abricots secs et d’un délicieux lait d’amande à la vanille et au sirop d’agave. Le tout 100 % bio, bien entendu !

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