Mercure dentaire, vitamine D, huile de coco…

Retour sur 15 ans d'articles
Rubrique

Que le temps passe vite ! Voilà déjà 15 ans que j’ai le privilège de publier des articles dans Belle-Santé puis Rebelle-Santé. Des articles apportant leur lot de découvertes, de révélations, de recommandations pratiques. De ce parcours journalistique, je retiens trois dates clés (2006, 2011, 2014) associées à trois sujets (mercure dentaire, vitamine D, huile de coco). Je vous propose de revenir sur ces trois dates, tout en procédant à une "mise à jour" des trois sujets évoqués.

Mercure dentaire

2006 : mon tout premier article a pour sujet l’intoxication chronique au mercure présent dans les amalgames dentaires.

Songez que la dangerosité du mercure est telle qu’il est classé comme deuxième poison minéral après le plutonium ! De quoi effrayer quand on sait que les amalgames dentaires couramment appelés "plombages" sont composés à 50 % de mercure. Or, la plupart d’entre nous portons au moins quelques amalgames en bouche. Sur la base de dosages sanguins du méthylmercure (dérivé mercuriel le plus toxique) effectués auprès de 14 000 volontaires, des chercheurs ont établi que la limite à ne pas dépasser pour s’exposer au risque d’effets délétères du mercure sur la santé, tant au niveau nerveux, immunitaire, hormonal que reproductif, était de huit amalgames.

Une vision par trop "quantitative" des choses qui ne prend pas en compte le fait que nous sommes inégaux face à la toxicité du mercure, certains pouvant y être sensibles avec un seul amalgame en bouche. Tout va dépendre en réalité du patrimoine génétique et des capacités de détoxication. Un gène, en particulier, joue un rôle éminemment important : le gène apoE sous sa forme E4. Problème, en Europe, au moins un quart de la population est porteuse de la variante E4 de ce gène. Soit autant de personnes ayant beaucoup plus de difficultés que les autres à éliminer le mercure, à commencer par celui stocké dans le cerveau.

Quinze ans après la publication de mon article, où en est-on aujourd’hui ? Replaçons d’abord les choses dans leur contexte, à savoir que, dans les années 2000, le problème du mercure dentaire était complètement nié par les autorités sanitaires, à tel point que la France absorbait à elle seule un tiers des cinquante-cinq tonnes de mercure utilisées annuellement au sein de l’Union européenne pour la fabrication des amalgames ! Ce n’est que depuis le début des années 2010 que "les mouches ont changé d’âne", pour reprendre une expression très imagée utilisée dans le milieu du rugby.

On a ainsi noté une diminution progressive de la vente de capsules prédosées d’amalgames au mercure au profit de matériaux de substitution. Fin 2014, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ASNM) a adressé une mise en garde aux dentistes, leur enjoignant de réduire l’utilisation d’amalgames à base de mercure dans le traitement de la carie dentaire, tout en continuant dans le même temps à minimiser la possibilité de risque pour la santé associée au port d’amalgames au mercure.

En 2018, une nouvelle étape a été franchie, au niveau européen cette fois. En effet, le Parlement européen a interdit l’utilisation d’amalgames à base de mercure chez les moins de 15 ans, les femmes enceintes et celles qui allaitent. De surcroît, le Parlement européen a fixé un objectif ambitieux, celui d’éliminer progressivement l’utilisation d’amalgames dentaires dans l’Union européenne, de préférence d’ici à 2030. Des progrès notables, donc, dans la prise en compte du danger représenté par le mercure dentaire tant pour l’environnement que pour la santé humaine.

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