Les travaux de novembre

Fin de saison au jardin : entre préparation de l’hiver et plantation des arbres, les jardiniers ne chôment pas !

La préparation de l’hiver reste une habitude dans bien des jardins, mais nous savons qu’il est difficile de trop anticiper et d’être trop systématique. En effet, l’hiver peut "arriver" tard et/ou ne pas être froid ; dans ce cas, les protections hivernales des plantes ne sont pas vraiment utiles et peuvent même parfois créer des dommages (moisissures, étiolement…). Autre rituel de novembre au jardin : la plantation des arbres. N’hésitez pas à conserver cette habitude ! La terre bien ameublie, encore assez chaude et humidifiée par les pluies de l’automne, facilite l’installation des racines et des mycorhizes qui leur sont associées.

Au potager

– Terminez, en climat doux, la récolte des courgettes, des brocolis, des choux-raves, des radis roses. Surveillez les potirons et autres courges qui peuvent souffrir de l’humidité et des divers "grignoteurs" qu’elle favorise.

– Récoltez, selon les régions : épinards, bettes, cardons, endives, mâches et quelques laitues ou scaroles. C’est le moment de ramasser des choux de Bruxelles, des choux pommés frisés ou lisses, des choux-fleurs, et de commencer à récolter les poireaux d’automne.

– Récoltez, si votre sol est très humide ou gèle, les légumes-racine : topinambours, navets, carottes, betteraves, céleris-raves, rutabagas et les poireaux. Autrement, laissez-les en terre et récoltez-les au fur et à mesure des besoins. Éventuellement, paillez le sol pour les petits coups de froid, mais surveillez les petits rongeurs, les limaces et les escargots qui trouvent là un bon refuge !

– Semez, en climat doux, tant que le sol est chaud, des fèves, des pois ronds, de la tétragone. Prévoyez un abri pour les carottes, laitues, radis…

– Plantez le chou pommé, la laitue d’hiver (récolte en mars). Tentez l’ail blanc ou violet et l’échalote, uniquement en sol drainant et léger.

– Aérez la terre des zones nues sur 5-6 cm en incorporant par griffage un peu de compost (3-4 pelletées par m2) additionné d’une poignée de poudre de roche et de cendre de bois/m2. Ne laissez pas le sol nu.

– Pour protéger votre sol de l’érosion, protéger les eaux des nitrates et favoriser le développement de la faune du sol, laissez la végétation spontanée s’installer après vos récoltes ou installez vous-même une culture de couverture (phacélie, moutarde, fenugrec, orge, avoine…). Broyée et enfouie en fi n d’hiver, c’est un engrais vert. Si vous la conservez pour abriter vos semis ou vos plants, on parlera de couvert vivant ; dans ce cas, vous renoncez au travail du sol.

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