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Suite de notre dictionnaire explicatif sur les ingrédients cosmétiques... Pour en savoir chaque mois un peu plus sur ce que renferment réellement nos produits d’hygiène et de beauté.

Saccharum officinarum extract : extrait de sucre de canne

Ce n’est pas pour son goût qu’on le retrouve dans nos cosmétiques, mais bien pour ses propriétés intéressantes pour la peau.
Son rôle. La Nomenclature officielle des ingrédients cosmétiques le classe dans la catégorie des hydratants, mais ses petits grains jouent aussi fréquemment le rôle d’agent exfoliant. On retrouve ainsi cet actif aussi bien dans des sérums ou des lotions, où il préserve l’hydratation cutanée, que dans des gommages où il élimine les cellules mortes en douceur (il fond sur la peau !) et sans assécher l’épiderme.
Son origine. Issu de la canne à sucre, il est donc d’origine 100 % végétale et peut être de qualité bio, parfois issu du commerce équitable.
À savoir. rien à reprocher à cet ingrédient : tolérance parfaite et aucun risque d’effet indésirable à son contact.

Sodium lauryl sulfate : laurylsulfate de sodium

Il a longtemps paru incontournable dans tout ce qui ressemble à un gel liquide lavant (shampooings, gels douche, bains moussants...). Il figure aussi fréquemment dans la composition des dentifrices.
Son rôle. C’est un émulsifiant et tensioactif, également agent nettoyant et moussant.
Son origine. Mélangez un dérivé de l’acide sulfurique, des esters de dodécyle et du sel de sodium, et vous obtiendrez du laurylsulfate de sodium. Certains fabricants peuvent lui revendiquer une origine végétale, celle-ci paraît tout de même assez lointaine...
À savoir. Il permet des mousses abondantes et stables, mais comme tous les tensioactifs anioniques, le laurylsulfate de sodium est un fort irritant cutané. En solution à 10 %, il est même utilisé comme témoin positif dans certains dispositifs de contrôle de la tolérance des produits cosmétiques... Il est donc systématiquement couplé à d’autres tensioactifs pour diminuer son caractère irritant, mais tout de même, on en connaît de plus doux...

Comme le laurylsulfate d’ammonium (Ammonium lauryl sulfate).
De structure chimique très proche, on peut le retrouver dans les produits bio. À noter que sa version éthoxylée, le Sodium laureth sulfate, est mieux tolérée par la peau, mais que son processus de fabrication est bien plus polluant pour l’environnement.

Squalane : Squalane

Son nom évoque le squale... et ce n’est pas par hasard !
Son rôle. Émollient (qui adoucit et assouplit la peau), c’est surtout un hydratant puissant et relipidant, qui contribue à restaurer le film hydrolipidique de l’épiderme.
Son origine. Le squalane peut être obtenu par hydrogénation du squalène, un composé lipidique présent en grande quantité dans l’huile de foie de requin. Aujourd’hui toutefois, pour la cosmétique, il est principalement extrait de l’huile d’olive ou obtenu par synthèse.
À savoir. Son ingestion peut provoquer des désordres intestinaux, ce qui ne porte guère à conséquence pour une utilisation cosmétique. En revanche, il peut se révéler irritant et éventuellement allergisant.

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