Jardiniers et mauvaises herbes, la fin d’une histoire !

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Les mauvaises herbes ne sont plus mauvaises, elles sont devenues « plantes indésirables » ; ce nouveau vocabulaire atteste d’un changement dans les pratiques du jardinier.

Aujourd’hui, l’acuité croissante des inquiétudes soulevées par l’utilisation des herbicides : apparition d’espèces résistantes, appauvrissement de la flore des milieux cultivés, contamination des eaux et impact sur les milieux aquatiques, amènent nécessairement à reconsidérer la nécessité d’éliminer à toutes fins les espèces indésirables.

UNE AUTRE FAÇON DE REGARDER LES « MAUVAISES HERBES »
Dès lors que le jardin (ou le champ d’ailleurs) est considéré comme un écosystème, tous les éléments présents contribuent à l’équilibre du lieu, mauvaises herbes comprises. Ces dernières participent à la biodiversité ; la plupart hébergent, nourrissent des insectes, des oiseaux ou des gastéropodes, les détournant parfois des plantes cultivées.

UNE AUTRE GESTION DES PLANTES INDÉSIRABLES AU JARDIN
Une utilisation rigoureuse des plantes indésirables :
- L’engrais vert
. C’est une possibilité de valoriser les indésirables avec les effets positifs classiques des engrais verts. Comment faire ? Laissez le couvert végétal spontané s’installer et enfouissez-le dès l’apparition des boutons floraux ; si vous n’êtes pas pressé pour cultiver, tondez deux ou trois fois la flore spontanée avant qu’elle ne graine, puis enfouissez.

- Le faux semis. Il consiste à préparer le sol et à laisser germer les graines présentes dans le sol pour détruire les plantules (désherbage manuel, thermique).
- Le compostage. En principe, toutes les plantes arrachées sont bonnes pour le compost, sauf celles qui sont montées à graines ou atteintes de maladies.
- Le paillis. Il suffit de laisser sur place ou d’étaler sur le sol les herbes arrachées dans le jardin (sauf si elles vont grainer) ou encore de laisser pousser ou de faire pousser une ou des indésirables que l’on est sûr de contrôler.
- L’allélopathie. On sait que les plantes produisent des substances capables d’interagir avec le fonctionnement de leur voisine, et ont par exemple un effet anti-germinatif sur les semences tombées sur le sol.

UN BÉMOL : LES PLANTES INVASIVES !
Il est impossible de traiter des plantes sauvages sans parler de ces espèces qui, venues de différentes zones du globe, s’installent au détriment d’autres espèces indigènes, modifiant considérablement l’équilibre et la biodiversité des écosystèmes concernés. Certaines de ces invasives sont aussi redoutables pour les hommes, car allergènes (l’ambroisie, la berce du Caucase, la renouée du Japon, l’orobranche…).
Connaître la liste des plantes invasives est important. Vous pouvez consulter, par exemple, cet ouvrage : Guide des plantes invasives de Guillaume FRIED, Éditions BELIN.

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