La maladie de Parkinson - Agir avant qu’il ne soit trop tard (Seconde partie)

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Une maladie ne peut s’installer que sur un terrain déjà fragilisé, déjà dégradé. Dans le cas de Parkinson, soit le terrain génétique prédispose à la maladie – mais cela ne concerne que 5 à 10 % des patients –, soit le terrain biologique est intoxiqué par des « poisons » exogènes et endogènes. Dans un article précédent, j’ai décrit les quatre sortes de poisons qui créent les conditions favorables au développement de la maladie. Petit rappel.

LES POISONS
Les poisons exogènes sont représentés par les polluants environnementaux, plus particulièrement par les pesticides, solvants et autres métaux lourds.
Les radicaux libres produits en excès, qui génèrent un stress oxydatif ;
Des toxines bactériennes réussissant à traverser une paroi intestinale devenue trop poreuse ;
L’alpha-synucléine, une protéine déviante qui s’accumule dans les neurones – d’abord ceux de l’intestin puis ceux du cerveau –, pour y former des amas toxiques.

Autant radicaux libres et toxines bactériennes sont des poisons non spécifiques de la maladie, autant l’alpha-synucléine, dans sa forme pathogène, est un poison spécifique considéré comme LE marqueur de la maladie.

Les amas d’alpha-synucléine s’observent d’abord dans le système nerveux intestinal avant de remonter jusqu’au cerveau, via le nerf vague. Parallèlement, peuvent apparaître certains signes avant-coureurs de la maladie (les signes dits « non moteurs »). Bien entendu, plus ces signes sont présents, plus le risque de basculer définitivement dans la maladie grandit.

LES SYMPTÔMES NON MOTEURS
Certains signes avant-coureurs de la maladie peuvent apparaître, les signes dits « non moteurs ». Bien entendu, plus ces signes sont présents, plus le risque de basculer définitivement dans la maladie grandit.

  • Constipation : jusqu’à 20 ans avant
  • Trouble du comportement en sommeil paradoxal : jusqu’à 20 ans avant
  • Somnolence diurne excessive : jusqu’à 10 ans avant
  • Perte d’odorat : jusqu’à 4 à 5 ans avant
  • Dépression : jusqu’à 5 ans avant
  • Anxiété : de 2 à 20 ans avant

LA CONSTIPATION CHRONIQUE
Comme l’hypothèse de l’origine intestinale de la maladie de Parkinson apparaît de plus en plus crédible, on regarde par conséquent d’un œil différent ce symptôme non moteur qu’est la constipation chronique.

Deux chiffres à retenir :
- 60 à 80 % des patients parkinsoniens souffrent de constipation chronique.
- La constipation apparaît 10 à 20 ans avant les signes moteurs caractéristiques de Parkinson.

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