Du Safran à Donnemarie-Dontilly !

sam, 17/10/2015 - 18:30 -- Sophie Lacoste
Rubrique : 

Récemment arrivée dans notre campagne, Karen a décidé de monter sa petite entreprise. Et début août, les bulbes ont été plantés.

KAREN FAIT POUSSER LE JOLI CROCUS
Ils sont venus, ils étaient tous là, son père, sa mère et son frère, pour l’aider à planter ses 13 000 bulbes sous la canicule début août ! Karen Jovené, jeune maman de 26 ans, a décidé de prendre son destin en main et de se lancer dans la culture du safran.

Après un BTS d’assistante de gestion, Karen Jovené a travaillé dans un magasin bio, puis un autre, en région parisienne. Son compagnon ayant un emploi en Seine-et-Marne, ils ont décidé tous les deux de s’installer à la campagne pour élever leur petit garçon et Karen a dû changer d’orientation. C’était le bon moment pour se lancer dans une aventure qui lui trottait, depuis un moment, dans la tête.

POURQUOI DU SAFRAN ?
Karen Jovené : Travailler la terre, produire mes propres produits, les vendre, être en contact avec des êtres humains... c’est tout ça qui me fait vibrer et qui me motive. Il n’y a que trois producteurs de safran en Île-de-France et c’est une épice recherchée. Ça fait un bon moment que j’y réfléchis. J’ai rencontré des safraniers, j’ai vu comment ils travaillaient, j’ai discuté avec eux et je me suis passionnée pour ces bulbes, jusqu’à avoir envie de les cultiver.

COMMENT AVEZ-VOUS DÉBUTÉ ?
J’ai obtenu un petit prêt pour les investissements incontournables de départ, en particulier l’achat des bulbes et du matériel pour la transformation des produits. Et comme j’avais du mal à boucler le budget, car il y a toujours des imprévus, j’ai fait appel à une plateforme de financement participatif pour compléter, en particulier pour louer une mini pelle car la terre était très sèche et dure. Maintenant, tout est planté et il n’y a plus qu’à attendre septembre pour voir ce que ça donne…
R.-S. : Cela nécessite beaucoup d’entretien ? Vous allez vous en occuper toute seule ?

ET VOUS ALLEZ LES RÉCOLTER SEULE ?
C’est ce que j’ai prévu, oui. Il faut être sur place au lever du soleil pour guetter les fleurs qui éclosent et les cueillir avant l’épanouissement (pour préserver le pistil). Certains jours il n’y en a aucune, d’autres jours il peut y en avoir des centaines, c’est très aléatoire. Et la récolte dure normalement jusqu’à mi-novembre.

VOUS PENSEZ POUVOIR EN VIVRE ?
Au moins en tirer un petit revenu. J’espère pouvoir récolter, d’ici 3 ans, 600 grammes de safran avec une plantation de 800 m2 (on estime que c’est un maximum pour une personne qui s’en occupe seule).

CONTACT
Le Safran du Montois - Karen Jovené : 06 61 11 79 02

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