Entre passion et respiration

sam, 02/04/2016 - 13:48 -- Davina Delor
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La recette infaillible du bien-vivre existe-t-elle ? Sans doute fera-t-elle un jour son apparition, livrant à la clé celle d’un bien-être accessible à tout le monde. En attendant, nous avons la possibilité de tester les innombrables moyens que nous proposent les plus récentes découvertes, même si, dans un amoncellement de futur prometteur, la réalité qui se cache derrière la fiction ne se dévoile pas si facilement. Qui d’entre vous osera tenter de se l’approprier ?

La vie est un mouvement perpétuel, la mort elle-même est un transit, une escale plus ou moins tempétueuse avant de reprendre la route… vers une nouvelle vie. Vous en doutez ? C’est votre bon droit et quoi qu’il en soit, là n’est pas le propos du jour. Pour le moment, nous sommes projetés dans le flux de la vie qui tangue et qui bouscule, et tous nous aspirons à davantage de confort en soi, de détente, bref de mieux-être. Comment manifester cet avantage d’être plus calme parce que plus serein intérieurement, de mieux dormir et surtout de ne plus se sentir victime du temps qui passe ? Eh bien, la recette la voici : en vivant passionnément dans l’immobilité de l’instant. Mais demanderez-vous, qui s’y autorise ?

UNE ÉTOILE AU FIRMAMENT D'UN VOLCAN
Tout le monde se souvient des vibrantes tonalités sortant de la voix, ô combien émouvante, du chanteur Léonard Cohen. Certains ont même dansé corps contre corps sur les volutes musicales du souffle d’or de l’artiste et bien des histoires d’amour se sont enlacées au gré des notes passionnées. Comme nous tous, lui aussi cherchait le bonheur mais, à la différence de tant d’autres, il semblerait qu’il l’ait trouvé. Alors vite, le secret ! Est-ce le fait de l’âge (Léonard Cohen est né en 1934) ou celui de s’être fait moine en renonçant au faste de sa popularité ?

Cette personnalité hors du commun étonne par la diversité et les provocations de son comportement. Chanteur-compositeur mondialement connu et apprécié, écrivain et poète à succès, l’homme a choisi l’espace libre d’une retraite où il n’y a de place pour aucun compromis autre que ses propres contradictions. Jikan, le silencieux, alias Léonard Cohen, témoigne de sa passion de vivre ce qui lui plaît, dégagé des contraintes mondaines d’un monde dont il a su se retirer tout en restant présent.

Rester assis pour méditer sans bouger, reste le divertissement le plus réellement profond découvert au cours de toute mon existence. Un divertissement profond et voluptueux, se plaît-il à dire, le véritable délice de cette activité. »

L’artiste est réputé pour son humour à froid et à chaud mais, en disant cela, il ne plaisantait pas. « Que faire d’autre, cela me paraît la réponse la plus riche et la plus somptueuse au vide de mon existence. » Venant d’un homme ayant approché les plaisirs les plus fous, on ne peut que donner du crédit à ces propos. Il témoigne de son recueillement isolé sans regret et sans amertume, rien ne l’y a poussé à part le désir de se trouver en toute vérité. « Cela n’a rien à voir avec la piété ou la pureté, car il n’existe rien de comparable à l’immobilité », assure-t-il.

On veut bien le croire, mais s’agit-il vraiment de ne plus bouger pour trouver la sérénité ?

À LIRE :
L’art d’être immobile, de Pico lyer aux éditions Marabout. 9,90 €

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Article paru dans le : 
Rebelle-Santé N° 184

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