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Le récit de la déesse guérisseuse (suite)

sam, 02/04/2016 - 13:48 -- Pinar Selek
Rubrique : 

Je suis contente que vous ayez bien aimé Shahmaran. Moi, aussi je l’aime beaucoup. Merci pour vos bons retours. Donc, je continue le récit.

Vous vous souvenez, nous en étions au moment où Cansap, à la suite d’un jeu qui avait mal tourné, avait atterri dans le pays de Shahmaran. Les serpents l’avaient salué dès son arrivée, lui avaient assuré qu’il serait bien traité, mais il n’avait pas le droit de sortir, encore moins de retourner chez lui. Cansap, ne comprenant rien à ce qui se passait, les avait suppliés de le renvoyer chez lui, en vain. Il avait seulement compris que son sort était lié à la volonté de Shahmaran, dont les serpents avaient dit : « C’est notre déesse, notre sœur, notre camarade, notre médecin. » Et ils lui avaient promis de lui en parler le lendemain, mais ne pouvaient lui garantir qu’elle accepterait le voir.

QUE SE PASSA-T-IL E LENDEMAIN ?
Shahmaran écouta attentivement les serpents, et chuchota : « Non…non. Je ne le verrai pas. » Souvenez-vous qu’elle s’était promis de ne plus jamais faire confiance aux humains. Puis elle s’est éloignée en silence. Cansap attendit jusqu’au soir, puis le lendemain, le soir suivant… Les serpents étaient très accueillants et il ne manquait de rien, mais il lui devenait difficile de garder patience et sang froid.
De son côté, Shahmaran se sentait mal. Elle s’était retirée loin des humains depuis longtemps et ne leur faisait plus confiance, mais elle était moitié humaine et leur présence lui manquait. Finalement, elle ne résista pas à l’envie de découvrir ce nouvel hôte. Elle l’observa, cachée derrière les arbres.

ET CE FUT LE COUP DE FOUDRE
Dès qu’elle le vit, Shahmaran, qui avait plus de mille ans, tomba amoureuse pour la première fois. Elle s’éloigna rapidement, puis se retira dans un coin, sans parler, sans manger, sans boire, sans dormir. Impossible de faire quoi que ce soit. Quelques jours plus tard, elle appela les serpents et leur dit froidement : « Emmenez-le auprès de moi, je vais essayer de lui expliquer pourquoi il doit rester ici. C’est la règle de l’hospitalité. »

Un peu plus tard, Cansap tombait sous le charme de cette femme-serpent, émerveillé par sa beauté. Il la supplia longtemps de lui rendre sa liberté… jusqu’a ce que la voix douce de Shahmaran l’interrompe : « Demain, je vais commencer à te raconter une longue histoire, une histoire qui dure des milliers années. Tu vas ainsi comprendre pourquoi nous ne te laissons pas partir. »

Cansap, intrigué, oublia son désir de partir. Il se laissa aller à sa curiosité et à l’envie de passer plus de temps avec cette femme-serpent.
Le lendemain, ils se retrouvèrent sous le grand chêne. Shahmaran commença son histoire extraordinaire. Elle lui raconta comment, dans de nombreux pays, au fil du temps, elle avait essayé de tisser des liens d’amitié avec l’être humain et comment, à chaque fois, elle avait dû fuir, déménager, combien elle avait été déçue. Cansap l’écoutait attentivement. Du matin au soir, il se laissait porté par l’histoire de Shahmaran qui l’emmenait ainsi ailleurs, très loin...

Je vous dis au revoir avec une mauvaise nouvelle. Mylène (voir magazine n° 176, NDLR), mon amie danseuse, mon amie résistante, ne peut plus sortir de chez elle depuis deux mois. Ses tremblements ont augmenté. Merci à ceux et celles qui lui donnent de la force en l’appelant ou en lui écrivant.

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Article paru dans le : 
Rebelle-Santé N° 184
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