Mélanome

Sauvez votre peau avant la plage grâce à l'auto-examen !
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De toutes les pathologies de la peau, le mélanome est certainement la plus redoutable. Un petit dépistage de la peau s’impose avant les vacances.

Soleil oblige, la peau est en première ligne pendant les vacances. On ne le répétera jamais assez : oui au soleil, mais avec précaution et prudence ! C’est donc tout naturellement pendant cette période à risque que les dermatologues redoutent la survenue du mélanome, un cancer cutané* redoutable, de par sa capacité à métastaser par migration des cellules tumorales sur des zones saines de la peau ou vers d’autres organes. Mais bonne nouvelle : un mélanome dépisté suffisamment tôt est curable lorsque la tumeur est totalement retirée. D’où l’importance des consultations régulières chez le dermatologue et de l’auto-examen. Mais encore faut-il savoir quand, où et que chercher

Les grains de beauté, graines de mélanomes

Recommandé, l’examen de la peau s’avère indispensable lorsqu’il existe de nombreux grains de beauté. En effet, dans 20 à 30 % des cas, le mélanome est issu d’un nævus (grain de beauté) qui se transforme en une tumeur maligne. Les grains de beauté sont constitués de mélanocytes, les cellules qui fabriquent la mélanine, le pigment protecteur de la peau. Dans le cas du mélanome, mélanocytes se multiplient de façon anarchique. Donc, plus on a de grains de beauté, plus le risque statistique de mélanome augmente. On estime que le risque s’accroît nettement à partir de 50 grains de beauté sur le corps. Enfin, n’oubliez pas de contrôler les plantes de pieds, les paumes de mains, la zone génitale et le cuir chevelu afin de repérer l’apparition d’une lésion inhabituelle ou un changement d’aspect d’un grain de beauté.

À quoi ressemble-t-il ?

Par principe, il faut consulter dès lors qu’apparaît une « tache » d’allure suspecte sur la peau ou lorsqu’un naevus, normal jusque-là, vient à changer.

L’aspect du mélanome :

• Il est asymétrique.
• Ses bords sont irréguliers ou encochés.
• Brun clair au noir foncé… une tache bleutée ou une disparition du pigment doivent inquiéter.
• Son diamètre est supérieur à 6 mm.
• Son aspect est changeant : la lésion s’élargit, sa couleur et/ou son épaisseur se modifient.

Enfin, signalons que le mélanome peut toucher les ongles, se manifestant alors par une strie noire, pareille à un code-barre.

Un examen de la lésion…

Le dermatologue passe la lésion au dermoscope, une sorte de microscope « de surface ». Au moindre doute, la lésion est retirée en totalité et envoyée à un laboratoire d’anatomo-pathologie pour analyse. La lésion est mesurée en épaisseur – c’est l’indice de Breslow. Un mélanome qui progresse en profondeur est plus susceptible de métastaser que celui qui ne progresse qu’en surface. Quand elle est importante, l’épaisseur du mélanome conditionne le traitement, notamment la marge d’ablation autour et sous le mélanome. En pratique, un mélanome de moins de 0,5 mm d’épaisseur est presque toujours curable. C’est pourquoi le dépistage à un stade précoce est essentiel.

… et un bilan dermatologique

Après confirmation par le laboratoire d’anatomo-pathologie, le dermatologue prescrit un ensemble d’examens afin d’estimer l’extension du cancer en profondeur ou à distance (métastases) :

• Prise de sang.
• Scanner (cérébral, abdominal, pelvien, thoracique).
• Échographie hépatique, afin de visualiser le foie.
• IRM.
• Tomographie par émission de positons (TEP).

Qui doit se faire examiner ?

Se faire examiner la peau est nécessaire une fois par an à l’âge adulte. En effet, dans 70 à 80 % des cas, le mélanome cutané survient de façon spontanée sur une peau saine.

Pour autant, certaines situations exposent plus particulièrement au développement du mélanome, comme :

Le sexe masculin : 58 % des malades sont des hommes.
L’âge : notamment à la cinquantaine où les cas sont les plus fréquents. L’âge moyen du diagnostic est de 56 ans.
Le « phototype » : une peau claire, des cheveux blonds ou roux.
Des antécédents familiaux de mélanome.
Le lieu de vie et/ou la profession : on dénombre de nombreux mélanomes en Bretagne (agriculture, pêche, bains de soleil à la plage…).
Les célibataires : vivre seul, et donc sans conjoint, ne permet donc pas de se faire examiner le dos par le partenaire. D’après une étude récente, 46 % des mélanomes du dos sont dépistés par le médecin, contre 57 % par l’entourage et 16 % seulement par le patient.
Des coups de soleil intenses et répétés pendant l’enfance. Près de 80 % de l’exposition totale au soleil se fait avant l’âge de 18 ans !

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