La Propolis, un précieux allié de votre immunité

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Au Brésil, des spécialistes en microbiologie et immunologie ont consacré une étude entière à la propolis.

Son titre : « Propolis : existe-t-il un potentiel de développement de nouveaux médicaments ? » (1). Une question qui en amène aussitôt une autre : pourquoi des scientifiques brésiliens se sont-ils mis en tête de réaliser une étude sur la propolis ? Mon petit doigt me dit que cela a sans doute quelque chose à voir avec le fait que l’on trouve au Brésil les propolis considérées comme les plus « actives » au monde, en particulier la propolis rouge.

C’EST QUOI, LA PROPOLIS ?
La propolis est une substance résineuse collectée par les abeilles ouvrières sur les bourgeons des arbres pour colmater et aseptiser la ruche. Le terme propolis vient de pro, devant, en avant, et polis, la ville, la cité. De cette étymologie se dégage la notion de rempart destiné à assurer la protection d’un lieu donné. De la défense de la cité à la défense de notre organisme, il n’y a qu’un pas allègrement franchi par la propolis qui, depuis de nombreux siècles, nous sert de « bouclier naturel » contre les agressions de multiples agents pathogènes. Grâce à sa composition complexe, la propolis possède des propriétés à la fois antiseptiques, antimicrobiennes, immunostimulantes, antioxydantes, anti-inflammatoires, anesthésiques, cicatrisantes, anticancéreuses et vasculoprotectrices.

TANTÔT BRUNE, TANTÔT ROUGE OU VERTE
Il existe de nombreuses sortes de propolis qui se différencient par leur origine géographique et leur couleur. En Europe, la propolis est brune et provient essentiellement des bourgeons de peuplier. Au Brésil, elle peut être rouge, et dans ce cas issue de Dalbergia ecastaphyllum, ou verte, parce que issue de Baccharis dracunculifolia. On leur prête une activité antimicrobienne supérieure à celle de la propolis brune. Mais tout ne dépend pas seulement de la botanique. La qualité intrinsèque du produit final entre aussi en ligne de compte.

PROPOLIS ET IMMUNITÉ
Pour en revenir à l’étude brésilienne, ses auteurs suggèrent d’orienter les efforts de recherche sur la propolis et ses constituants les plus actifs, vers le développement de médicaments contre les tumeurs, les infections, les allergies, les diabètes et les ulcères, en plus de ceux à visée immunomodulante. Bref, beaucoup de choses tournent autour de la notion centrale d’immunité.

Mais, au fait, c’est quoi l’immunité ?
Eh bien, l’immunité, c’est la protection du « soi biologique » contre le non-soi (virus, bactéries, champignons, parasites, allergènes) et le soi pathologique (cellules tumorales).

PROPOLIS ET INFECTIONS
La propolis se caractérise par une activité anti-infectieuse à large spectre d’action :
> antibactérienne
> antivirale
> antifongique
> antiparasitaire

PROPOLIS ET CANCERS
> La propolis possède des propriétés anticancéreuses plus que prometteuses. Des études réalisées sur cultures cellulaires (in vitro) et sur modèle animal (in vivo) ont montré l’activité cytotoxique de la propolis et de certains de ses composants. Les protocoles de chimiothérapie font la part belle aux médicaments cytotoxiques.
> La propolis et certains de ses composants ont aussi une action anti-angiogénique. Autrement dit, ils bloquent la formation des nouveaux vaisseaux sanguins destinés à alimenter la tumeur.

PROPOLIS ET CHIMIOTHÉRAPIES
La propolis aide à lutter contre certains effets secondaires de la chimiothérapie tels que les dommages causés au foie et la dégradation de la formule sanguine. À défaut d’études cliniques confirmant l’efficacité de la propolis comme traitement adjuvant dans le cadre d’un protocole de chimiothérapie, on dispose cependant de témoignages attestant de ses indéniables effets positifs.

(1) Sforcin JM, Journal of Ethnopharmacology, 2011 Jan.

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