Vitamine B17 et cancer

mer, 02/03/2016 - 12:48 -- Didier Le Bail
Remède miracle ou arnaque ?
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Derrière la vitamine B17 se cache l’amygdaline, une substance isolée en 1837 qui, une fois décomposée dans l’organisme, libère un poison : le cyanure. C’est un médecin russe qui, le premier, eut l’idée d’employer l’amygdaline pour traiter le cancer et ce, dès 1845 ! Il ne s’agit donc pas d’une découverte récente.

DE L’AMYGDALINE AU LAETRILE
À la base, l’amygdaline est une substance naturelle présente dans les noyaux de nombreux fruits, en particulier dans les noyaux d’abricots amers. Mais depuis les années 1950 existe aussi le laetrile, forme semi-synthétique d’amygdaline que l’on peut administrer tant par voie intraveineuse que par voie orale.

UNE TOXICITÉ SÉLECTIVE
Les cellules cancéreuses se montrent plus vulnérables au cyanure que les cellules saines (à cause d’une histoire d’enzymes). L’amygdaline et le laetrile présentent donc l’avantage de cibler en priorité les cellules cancéreuses, contrairement aux chimiothérapies classiques qui ne font pas de différence entre cellules cancéreuses et cellules saines.

DES ÉTUDES PEU CONCLUANTES
Bien que l’on ait accumulé au fil du temps un certain nombre de rapports de cas plutôt favorables au produit, les essais cliniques conduits sur le laetrile, notamment les essais de phases 1 et 2 financés par l’Institut national du cancer aux États-Unis il y a plus de 30 ans, n’ont pas donné les résultats escomptés. Comme le laetrile pouvait potentiellement conduire à un empoisonnement au cyanure, on jugea finalement préférable d’en interdire l’utilisation. Pour autant, certaines cliniques alternatives continuent à passer outre cette interdiction.

DE L’AMYGDALINE POUR PRÉVENIR LE CANCER ?
Les noyaux d’abricots amers ont-ils leur place dans une stratégie de prévention primaire du cancer ? C’est ce que pensait le Dr Ernest Krebs, à l’origine de la synthèse du laetrile au début des années 1950. Il préconisait une consommation quotidienne de 10 à 12 noyaux d’abricots amers, mais pas plus de 5 à 6 noyaux à la fois, soit pas plus de 3 g à la fois. En suivant ces conseils à la lettre, on ne risque pas de dépasser les capacités de détoxification de l’organisme.

Un complément alimentaire à base de noyau d’abricot amer est disponible depuis peu en France. Le produit se présente sous forme de gélules contenant 500 mg d’un extrait de noyau d’abricot amer titré à 1 % d’amygdaline. Le laboratoire qui commercialise ce produit conseille la prise d’une à trois gélules par jour. Chaque gélule apporte la valeur d’un noyau d’abricot.

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