Un insecte dans l'oreille…

Toujours bénin, mais très gênant !
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Nos oreilles, jamais fermées, chaudes et profondes, constituent un abri très intéressant pour les milliers d’insectes que nous croisons chaque jour. Par malchance, ils ne sont pas dotés de la marche arrière ! Tour d’horizon des méthodes qui permettent de les expulser.

Ceux qui ont souffert un jour de la pénétration d’un insecte, rampant ou volant, dans l’oreille, ou plus exactement dans le conduit auditif externe (CAE), s’en souviennent encore tant la sensation est désagréable : impression d’oreille bouchée, vibrations sur le tympan, vertiges… Rappelons que le CAE mesure environ 25 mm de long pour 8 à 10 mm de diamètre, avec une grande variation individuelle.
Mais rassurez-vous : l’insecte n’ira jamais très loin et viendra buter contre le tympan, cette membrane solide qui sépare le CAE de l’oreille moyenne dans laquelle on retrouve les organes de l’audition que sont le marteau, l’étrier et l’enclume.

SENSATION CARACTÉRISTIQUE

Le diagnostic est souvent posé par le patient lui-même, du fait du syndrome caractéristique de pénétration : un soudain bourdonnement dans l’oreille, irrégulier et bien différent des acouphènes, associé à une sensation de frétillements.
Il est alors urgent de chasser l’intrus gigotant. Plus facile à dire qu’à faire : les insectes n’ont pas la marche arrière et toute « agression » de la part du propriétaire de l’oreille se traduit par l’avancée de l’insecte, paniqué, qui va s’enfoncer encore plus profondément, accentuant les sensations désagréables.

QUELS INSECTES ?

Parmi les insectes les plus fréquemment incriminés, on retrouve les cafards (pénétration nocturne surtout), les mouches, les fourmis volantes et autres bestioles ailées qui sortent avant d’être identifiées. Fort heureusement, les abeilles, guêpes et autres frelons, de taille trop importante, ne s’y risquent que très rarement. Autres obstacles naturels, la forme coudée du CAE chez certains et l’accumulation de cérumen (une forme de prévention parmi d’autres !) peuvent ralentir la progression.

DES MANŒUVRES LES PLUS SIMPLES…

Le plus simple est d’incliner l’oreille sur le côté, manœuvre logique, mais le plus souvent insuffisante. En cas d’échec, on peut également tenter « d’aspirer » l’insecte au moyen d’une paille alimentaire glissée dans le conduit auditif, une manœuvre qui nécessite l’aide d’un tiers. On peut également tenter d’attraper l’insecte avec une paire de pince à échardes.
Mais, là aussi, tout dépend de la forme du conduit et de la taille de l’insecte : plus il est petit et vigoureux, plus il est difficile de le saisir par les pattes arrière. D’où l’intérêt, lorsqu’on en dispose, de l’anesthésier avec de la Xylocaïne liquide ou sous forme de spray (disponible en pharmacie).

… AUX PLUS RADICALES

Lorsque l’aspiration est inefficace, il faut tenter la noyade, ou plus exactement le tsunami ! L’instillation brutale d’eau (très désagréable pour le patient) dans le conduit, oreille en déclive, à l’aide d’une paille alimentaire ou d’un petit tube (eau dans la bouche) ou d’une seringue peut suffire à chasser l’insecte. Problème, l’accumulation d’eau dans l’oreille peut masquer la présence de l’insecte qui s’y accroche désespérément. Il ne manquera pas de se rappeler à votre bon souvenir dans les minutes qui suivront.
Reste la solution de l’occire avec de l’huile de vaseline, d’olive ou autre huile végétale. Un mélange eau-alcool à 60 °C ou de l’eau oxygénée peuvent faire également l’affaire. Quelques minutes suffisent dans les deux cas.

RECOURS ULTIME À L’ORL

Et si rien n’y fait, le recours à l’ORL, libéral ou hospitalier, devient indispensable. L’otoscopie (visualisation directe du conduit et du tympan) lui permettra de saisir l’insecte à l’aide d’une pince fine.

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