Georges Silva, réflexologue ou philosophe?

Les 2 à la fois !
Rubrique

Georges Silva est le maître de Jacques dans sa formation de naturopathie, devenu son ami et son collègue. Je vous l’ai déjà dit : c’est un vrai sage.

Article écrit avec la collaboration d'Alain Desgranges

Vous vous souvenez de Georges Silva, le réflexologue dont je vous ai parlé avec enthousiasme le mois dernier ? Il a surgi dans le récit émouvant de Maryne et Jacques qui, sur leur bateau magique, m’emmènent toujours vers des personnes impressionnantes. L’une des plus remarquables d’entre elles est Georges Silva.
Je vous avais promis d’aller voir son cabinet pour étudier de plus près sa manière de soigner. C’est fait. J’ai pris rendez-vous au 35 rue Barberis à Nice, où il exerce. Il m’a accueillie comme la dernière fois avec son doux sourire. Dans la salle d’attente, notre Rebelle-Santé était en bonne place, à côté d’autres journaux de santé, de sport et même des revues de philosophie : un numéro de la revue Le Point sur Nietszche, Schopenhauer et Kierkegaard, un manuel d’histoire critique publié par Le Monde diplomatique

PÉTALES, MARGUERITE ET PAPILLON !
Pour soigner, Georges associe toutes ses connaissances, celles qui concernent les pieds, mais pas seulement… Il utilise la réflexologie, mais toujours en précisant que ce n’est qu’un des pétales de la grande marguerite : la naturopathie. Je lui demande si, pour lui, la réflexologie est le plus important et le plus efficace des pétales. Il sourit : « Non, tout est complémentaire. Le but est d’harmoniser l’énergie vitale, qu’elle circule librement. » J’insiste pour savoir quel pétale est le plus efficace… Il répond, toujours un petit sourire aux lèvres : « Ça dépend du naturopathe, de son intention. » Georges n’a pas d’avis tranché. Il se pose constamment des questions, réfléchit, apprend de ses expériences. Pour lui, chaque pétale, chaque facette de la naturopathie est efficace à condition de lui donner son sens. Pour cela, il faut en maîtriser la pratique et le faire avec amour.

Georges maîtrise la réflexologie et la pratique avec amour. Quand vous entrez dans son cabinet, vous pénétrez dans un autre monde. Il vous accueille avec une phrase d’Émile Coué : « Tous les jours et à tous les points de vue, je vais de mieux en mieux » Il m’a prêté le livre de ce psychologue et pharmacien français, fondateur de la fameuse « Méthode Coué » qui s’appuie sur l’autosuggestion et la pensée positive (­et que je ne connaissais pas). Georges est généreux. Il partage ses connaissances, il explique, il montre.

Une séance dure une heure et vous en sortez comme un papillon. J’ai essayé et c’est génial de devenir un papillon dans ce monde si dur. Comment fait-il ? Sans machine, simplement avec ses mains de sage-femme : « J’ai l’habitude de la mécanique obstétrique, c’est-à-dire d’utiliser mes mains. Le métier de sage-femme est une expérience très physique. »

SON RÊVE ET SES DÉCOUVERTES
Georges a toujours eu la vocation de soigner. Sa grand-mère est morte en accouchant : « Peut-être suis-je porteur de ce drame ». Tout jeune, il voulait être sage-femme mais, à l’époque, les études de sage-femme étaient fermées aux hommes. Il s’est donc inscrit à la faculté de médecine pour entamer un cursus médical classique. Mais la vie apporte toujours de belles surprises. Quand il était étudiant en médecine, début 1980, le concours a été ouvert aux hommes. Il s’est inscrit et a passé le concours pour réaliser son rêve : « Je sentais que c’était ma voie. ».

Entre 1986 et 1992, il a donc exercé comme sage-femme. Mais finalement, certains aspects ce travail ne lui convenaient pas parfaitement. Il s’est alors orienté vers la naturopathie. À partir de 1992, il a travaillé pour un laboratoire de phytothérapie. Il a alors appris à utiliser les plantes médicinales, mais, surtout, il a découvert le monde des médecines naturelles. « Je ne connaissais pas ces méthodes. On ne nous avait rien appris là-dessus à la fac. Grâce à ce laboratoire, j’ai rencontré des ostéopathes, des réflexologues, des phytothérapeutes... Et j’ai compris à quel point la personnalisation des soins était importante. Et il ne faut pas couper l’être humain en morceaux, il faut le comprendre à la fois dans sa totalité et dans sa spécificité. »
La réflexologie n’est pas un simple massage des pieds, et nous en parlons régulièrement dans Rebelle-Santé. Voici ce que Georges en dit : « La réflexologie active les processus d’autoguérison par le biais de l’arc réflexe. C’est une technique manuelle qui demande un apprentissage spécifique, car il faut savoir toucher les zones reflexes. D’abord, il faut les identifier, puis identifier les critères de perceptivité des tissus et stimuler les zones dans une cohérence globale de consultation de l’individu. » Il explique l’importance d’augmenter les flux de liquides dans l’organisme : « Quand les liquides organiques circulent bien, l’énergie vitale aussi. L’expression "ne te fais pas de bile’" montre la sagesse populaire. Les émotions, les souffrances, les troubles, les maladies produisent des déchets et influent sur la qualité des liquides de l’organisme. Normalement, ces toxines sont éliminées au fur et à mesure, mais quand certains facteurs favorisent leur production (pollution, alimentation, stress, pollution électromagnétique...), l’organisme ne suit plus. Imagine ton corps comme un lac. Si les déchets qui y sont rejetés s’accumulent, il faut pouvoir les évacuer. Avec la réflexologie, tu le nettoies. Dans le corps, il y a un cours d’eau, une entrée et une sortie. Quand tu augmentes le débit, tu aides au nettoyage, à l’élimination des déchets. »

ÉQUILIBRER NOTRE ÉNERGIE VITALE
Selon Georges Silva, en augmentant le flux des liquides, la réflexologie harmonise la libre circulation de l’énergie vitale : « Inutile de chercher à comprendre comment ça fonctionne, cela n’entre pas dans une logique cartésienne, d’autant que chaque individu est unique et confronté à des circonstances particulières auxquelles la technique doit s’adapter ».
Il insiste beaucoup sur les fluctuations de l’équilibre, de l’énergie : « Pour atteindre un équilibre, il faut établir des relations positives avec d’autres personnes, acquérir des connaissances et des compétences… Mais cet état d’équilibre n’est jamais définitif. »
La vie n’est pas statique, elle est dynamique, et toujours en interaction avec ce qui nous entoure.

Selon Georges Silva, il y a un problème de réglementation de la profession, comme pour toutes les thérapies alternatives : « Par exemple, après deux semaines de formation, on peut se dire réflexologue. Donc, n’importe qui peut ouvrir un cabinet de réflexologie. Je ne veux pas porter de jugement. Tout le monde a le droit d’apprendre, de maîtriser la réflexologie, mais il y a un problème d’appellation : quelqu’un qui a suivi un simple stage et un professionnel qui pratique depuis des années après une formation longue n’ont pas la même maîtrise. Le manque de cadre légal permet les déviances. » Ce problème est lié à la non-reconnaissance du métier et donc à son exclusion. Par ailleurs, la sécurité sociale ne reconnaît pas la naturopathie, ses soins ne sont pas remboursés, ce qui incite les malades à aller directement vers les traitements chimiques.

MAIS LE SAGE GEORGES EST OPTIMISTE
« Je rêve qu’un jour, tous les thérapeutes, qu’ils appartiennent à la médecine conventionnelle ou non conventionnelle, se serrent la main. Qu’ils confrontent leurs points de vue et associent leurs compétences pour le plus grand bien des malades. »

PLUS D'INFOS :
Georges Silva, 35 rue Barberis, 06300 Nice - 06 88 24 80 93
info@reflexologienice.fr - www.reflexologienice.fr

Si vous souhaitez accéder aux articles en version intégrale, souscrivez à la version abonné de notre site.

Déjà abonné(e) ?

Mots-clés

Sélection de livres disponibles dans notre boutique

Ma Bible des aliments remèdes
Poids : mode d'emploi
Mon herbier des feuilles d’arbres... des campagnes et des forêts.
Mais pourquoi personne ne nous le dit ?