Comme c’est agréable de jardiner en juin !

Toutes les conditions du plaisir du jardinage sont là : floraison et récoltes, semis et plantations, senteurs et couleurs… Laissez-vous guider.

Juin est un mois propice au développement des insectes et champignons, et pour peu que l’alternance pluie-chaleur soit au rendez-vous, gare à l’invasion ! Investissez dans la lutte biologique en introduisant régulièrement des auxiliaires (à acheter dans les bonnes jardineries ou en vente par correspondance) et en organisant leur hivernage pour installer progressivement un équilibre des populations de cette précieuse faune (chrysope, coccinelle, syrphe, hyménoptères, Bacillus thuringiensis…).

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Semez haricots verts, carottes, maïs doux, courgettes, poireaux, salades (scarole, frisée, endive…), choux pommés d’hiver. Sur le littoral et dans le Midi, il est temps de semer les haricots secs.

Associez les espèces lors du semis : oignons avec les carottes pour protéger ces dernières de la mouche de la carotte, le chou et la mâche, les feuilles des navets abriteront volontiers un semis de persil ou de salade.

Repiquez poivrons, aubergines, melons, céleris, physalis, poireaux et aussi tomates et piments que vous pincerez pour accélérer la mise à fruits.

Favorisez le développement des plants : démarriez-les, binez régulièrement et paillez pour éviter le désherbage.

Récoltez les petits pois et les fèves, à savourer tendres et crus. Ramassez la rhubarbe, les fraises, les dernières asperges et, bien sûr, les premières pommes de terre.

Buttez les légumes qui le nécessitent : pommes de terre, haricots, fèves, pois mange-tout, fenouil bulbeux…

Installez des rames pour les haricots, les haricots d’Espagne, les cornichons qui seront plus faciles à récolter, les capucines grimpantes ou tubéreuses, les potirons ou les courges. C’est un peu contraignant, certes, mais assez esthétique et tellement agréable au moment des récoltes !

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Taillez les fruitiers pour ralentir la croissance végétative qui se fait au détriment de la fructification (1). Avec moins de feuilles, les fruits reçoivent plus de soleil, ils seront meilleurs. Taillez sur bois de l’année les rameaux sans fruits qui sont trop vigoureux et, lorsqu’il y a des fruits, pincez l’extrémité du rameau et ébourgeonnez.

Régulez le nombre de fruits en train de grossir sur les arbres : pêches, pommes, poires, prunes... par un éclaircissage manuel à partir de la troisième semaine de juin, si les chutes naturelles n’ont pas été excessives.

Récoltez fraises, framboises, cerises, groseilles, myrtilles. Puis rabattez à ras de terre les tiges de framboisiers non remontants.

Continuez à protéger les arbres fruitiers contre les maladies fongiques : pulvérisez une décoction de prêle tous les 15 jours en moyenne.

Surveillez les vols de papillons (carpocapse) et de mouches des fruits pour installer des pièges.

Arrosez les arbres si besoin, arrêtez environ 3 semaines avant la récolte. Le paillage est un incontournable dans les jeunes vergers. Économisez l’eau avec une épaisse couche de paille ou d’herbe séchée. Attention aux rongeurs qui peuvent coloniser rapidement cet abri !

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Nettoyez les massifs : arrachez les bulbes de printemps dès que leur feuillage jaunit, arrachez les herbes indésirables et aérez la terre pour replanter.

Taillez les arbustes défleuris. Le broyat de ces rameaux peut être étalé pour couvrir le sol nu du jardin ou pailler la surface des pots et jardinières.

Installez encore des fleurs, repiquez vos plants ou achetez-en. Investissez dans les classiques : cosmos, œillets, sauges diverses, gaillardes, campanules, lavandes…

Déclinez ou assortissez les couleurs, par exemple dans les tons jaunes : associez rudbeckia, achillées, dahlias, et une graminée le pennisetum pour renforcer l’effet aérien. Ne négligez pas les couleurs de feuillages pour souligner des courbes, le vert particulier de l’armoise, celui plus soutenu du romarin rampant, le gris duveteux des cinéraires…

Pensez aussi aux arbrisseaux qui s’installent facilement et donnent de beaux effets de masse, comme les Convolvulus mauritanicus ou cneorum, si faciles à cultiver. Si vous aimez l’exotisme, mettez les pots d’abutilons, de brugmansias au milieu de vos massifs. Enterrez les pots au moins à moitié, le vent ne les renversera pas.

En bordure ou en fond de massif, les gauras offrent une floraison de juin à octobre. Rustiques, ils reviendront chaque année. Il en va de même avec la verveine de Buenos Aires. Avec ses tiges nombreuses peu feuillues qui laissent passer le regard, elle est élégante et légère et permet un mélange de couleurs avec d’autres vivaces assez grandes : les solidagos, les delphiniums, les roses trémières, les grandes variétés de dahlias.

Organisez-vous pour tondre régulièrement (une fois par semaine) de façon à favoriser l’étalement des touffes, une bonne façon de freiner la germination de plantes indésirables.

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Divisez les plantes de berges (Iris versicolor, pontédérie, prêle du Japon, jonc fleuri, myosotis d’eau, soucis d’eau…) pour aérer les pieds et assurer un meilleur renouvellement des pousses. Conservez de préférence la partie centrale de la touffe.

Installez de nouvelles plantes de rives, plutôt dans des paniers pour limiter les risques d’envahissement.

Adoptez de nouveaux poissons : étalez leur introduction dans le temps pour ne pas perturber l’équilibre du bassin.

Favorisez la reproduction en posant les plantes de rives sur des briques plâtrières, ce sont d’excellents refuges pour les alevins. Couvrez une partie du bassin avec un grillage pour protéger les jeunes poissons des prédateurs.

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Pour les plantes en pots ou jardinières, les "ressentis" climatiques sont plus forts qu’en pleine terre : les murs concentrent la chaleur, la terre sèche plus vite, etc. Bref, suivant l’exposition, les plantes sont parfois soumises à rude épreuve et se fragilisent.

Quelques trucs à savoir :

Le soleil, le vent chaud peuvent brûler les feuilles, même avec un bon arrosage. Faites de l’ombre et mettez un linge humide (2) sous le vent pour abaisser la température de l’air.

L’arrosage très abondant en cas de fortes chaleurs n’est efficace que si l’eau ne stagne pas dans le pot. Si possible, fractionnez les apports.

Les pots en plastique ont l’avantage de garder l’humidité, ce qui est intéressant en période estivale. Attention, le plastique de couleur sombre concentre la chaleur, et sur un balcon exposé au sud, en plein été, les racines peuvent brûler !

Le recyclage des godets, pots et jardinières en plastique est organisé par certaines jardineries. Profitez-en.

(1) La pousse végétative concurrence les fruits déjà sur l’arbre et l’évolution vers les bourgeons à fruits pour l’année suivante.
(2) Utilisez un linge relié par une mèche à un contenant plein d’eau.

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