Pour lutter contre les rhumatismes

Des recettes naturelles…
Rubrique

L’humidité sévit de nouveau et avec elle renaissent nos rhumatismes.

Qu’ils soient dus aux années qui passent, à l’usure, à cette dégénérescence inévitable à laquelle nous sommes confrontés – l’arthrose – ou à des phénomènes inflammatoires provoquant le gonflement des articulations comme l’arthrite, ces phénomènes occasionnent des douleurs et des raideurs.
Tentez de garder le sourire malgré les tourments.
Riez et riez encore, il semblerait que cela soit une très bonne thérapie ! « Chantez ; l’ardent refrain flamboie. Jurez même, noble ou vilain ! Le chant est un verre de joie / Dont le juron est le trop plein. L’homme est heureux sous la tonnelle / Quand il a bien empaqueté / Son rhumatisme de flanelle. » Hilaritas de Victor Hugo.
Vous pouvez aussi, en prévention, à l’automne, faire une petite cure de pommes (bio). Commencez par remplacer votre petit déjeuner, pendant une semaine, par deux à trois pommes crues avec la peau, la deuxième semaine avec des pommes toujours crues pour le petit déjeuner et le déjeuner, la troisième semaine, des repas avec uniquement des pommes, la quatrième semaine comme la deuxième et la cinquième comme la première. Après, c’est vrai, on en a vraiment marre des pommes, mais... il faut ce qu’il faut.
Et pour soulager les crises, voici des plantes pour tout le monde.

DES TISANES ET PRÉPARATIONS...

... D'OIGNONS
Vous avez sans doute des oignons dans votre cuisine, mais, pour cette recette, il vous faut des oignons jaunes ou rouges riches en flavonoïdes, notamment en quercétine aux propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. Plus l’oignon est coloré, plus il en contient. Voici donc une recette d’antan dont il ne faut pas se moquer, car elle n’est pas anecdotique, ses effets sont réels.

Décoction
Coupez en morceaux trois oignons sans les éplucher et jetez-les dans un litre d’eau froide. Portez le tout à ébullition, faites frémir un quart d’heure, puis laissez refroidir. Filtrez et buvez un verre le matin au lever et un autre le soir au coucher, et ceci pendant une semaine. Pour une haleine fraîche assurée... il vaut mieux croquer un brin de persil ou de menthe juste après.

POMMADE ET TISANE DE PÂQUERETTES
Quand il s’agit de soulager les affections inflammatoires locales, on a plutôt l’habitude d’employer de l’arnica... mais tout le monde n’a pas d’arnica dans son jardin ! Alors, pourquoi ne pas utiliser une petite fleur qui pousse à peu près partout, la pâquerette?
On l’emploie en usage externe, mais aussi en usage interne, car elle a des propriétés diurétiques et est donc utile pour aider l’organisme à se débarrasser des toxines impliquées dans certains mécanismes inflammatoires. Alors, si vous faites partie des mordus de la pelouse impeccable, ne désespérez plus d’y voir pulluler cette petite marguerite ! Vous lui avez enfin trouvé un usage. Et, si vous êtes un de ces rêveurs qui ne cessent de contempler doucement et amoureusement cette mignonnette dans l’herbe grasse et drue de leur jardin, voici une recette pratique qui prolongera votre admiration pour cette coquette.

Pommade à la pâquerette
Dans une casserole, faites fondre deux bonnes cuillerées à soupe de saindoux. Ajoutez une bonne poignée de fleurs fraîches de pâquerette de telle façon que le saindoux recouvre juste les pâquerettes et laissez doucement mijoter un quart d’heure. Laissez refroidir. Mettez votre casserole dans le réfrigérateur le temps d’une nuit. Le lendemain matin, réchauffez de nouveau votre préparation pendant quelques minutes et filtrez. Ajoutez une poignée de cire d’abeille pendant que le saindoux est encore chaud (il faut que la cire se mélange parfaitement, sinon remettez un peu sur le feu) et, pour finir, une dizaine de gouttes d’huile essentielle de gaulthérie. Mettez en pot. Frottez plusieurs fois par jour les endroits douloureux avec cette pommade.

ET DES BAINS DE FOIN
Les paysans avaient l’habitude, après le travail aux champs, de dormir dans le foin. Cela dissipait les douleurs qui envahissaient leur squelette après une journée de rude labeur. Rien de tel que le foin fraîchement coupé, véritable concentré de diverses plantes médicinales, pour atténuer les tourments dus aux rhumatismes. Des instituts de « bien-être » ont d’ailleurs repris cette idée moyennant finances. Mais, pour nous, les campagnards, pas besoin d’aller en ville pour un bain de foin. Il suffit d’en récolter du bien frais, d’en étaler au sol, de s’allonger dessus, de s’en recouvrir de nouveau et d’ajouter une couverture. Dans ce nid douillet, chaud et humide, il ne reste plus qu’à se laisser aller et à piquer un bon somme. Au réveil, les douleurs se seront envolées.

Bain avant de se coucher
Préparez une décoction avec 5 poignées de fleurs de foin (sommités fleuries des hautes herbes), 200 g de racines de fougère coupées en morceaux et 5 poignées de rameaux de genièvre pour trois litres d’eau bouillante. Portez le tout à ébullition et aux premiers bouillons, patientez quelques minutes. Retirez du feu, couvrez, laissez refroidir et filtrez. Ajoutez la décoction à l’eau de votre bain et plongez-y pendant une demiheure. Terminez par une douche froide. Renouvelez ceci sur plusieurs jours. Cette recette viendrait de Jean Künzle, un vieux curé soigneur suisse.

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