Pour calmer les bouffées de chaleur

Des recettes naturelles…
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Ce mois-ci, pas de citation, pas de proverbe, pas de mots à se mettre sous la dent… Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que les bouffées de chaleur étaient aussi peu présentes dans la littérature classique.

Je pensais que le sujet aurait suscité la prose de maints hommes et femmes célèbres et que l’humour se serait emparé de ce désagrément passager de la vie de certaines femmes, mais il faut se rendre à l’évidence, les « bouffées de chaleur » n’inspirent point l’écriture et l’hilarité. Il y a quand même quelques humoristes et chansonniers de notre époque qui osent en parler (écoutez la chanson, « Le tango de la ménopause »), mais c’est un thème qui n’est essentiellement et abondamment abordé que d’un point de vue médical (une autre forme de littérature, me direz-vous !).

Cher.es lecteurs.trices et cher.es écrivain.es, prenez vos crayons et griffonnez-nous des proverbes, des dictons et des contes joyeux sur ces fameuses « vapeurs ». Poétisez, faites-nous sourire. Ni tabous, ni honte ! Cet « air chaud » présage un nouveau cycle de vie pour la femme, enfin libérée de certaines contingences. Arrêtons de croire que les bouffées de chaleur sont le début de la fin, ces idées datent d’un autre siècle, les femmes ont bien d’autres choses à vivre et à exprimer que l’ovulation ou la procréation !

En tout état de cause, des sueurs chaudes ont assailli votre vie et surtout vos nuits. Elles peuvent être, selon les cas, légères ou très accentuées. Les légères sont à prendre avec... légèreté. Quant aux autres, il faut essayer de les rendre supportables. Il est vrai que, durant la période hivernale, cela avait quelques avantages, mais, les beaux jours arrivant, le phénomène risque de devenir invalidant car décuplé par les températures extérieures.

Pas de panique. Ces bouffées de chaleur sont dues à la baisse du taux d’œstrogènes, ces hormones qui régulent la température corporelle. Vous pouvez remédier à cette baisse en prenant des plantes phyto- œstrogéniques, appelées « hormones- like » (par prudence, non recommandées en cas d’antécédent de cancer hormono-dépendant), ou bien en choisissant des plantes simplement reconnues pour leurs bienfaits en cas de vapeurs intempestives. Pour celles qui craignent les phyto-hormones,dites-vous bien que celles-ci sont présentes dans de nombreuses céréales : le lin, le millet, le seigle..., dans des légumes comme le chou et bien d’autres et ce n’est pas pour autant qu’il faut arrêter d’en consommer. Ce sont les doses excessives qui sont controversées, celles que l’on peut trouver, par exemple, dans des compléments alimentaires. Il en est de même pour les tisanes : une infusion avec une plante riche en phyto-hormones prise de temps en temps ou pendant quelques jours ne nuira pas à votre santé.

Pour éviter toutes confusions, je vais vous présenter séparément les plantes « hormones-like » et les autres. Mais, pour qu’il y ait des résultats, il est primordial d’observer avant tout quelques mesures d’hygiène de vie : évitez l’alcool, le tabac, limitez le café, pratiquez une activité physique, et prenez du magnésium, sous forme de fruits secs, par exemple, et des oméga 3.

Les plantes phyto- œstrogéniques

Il faut se rendre à l’évidence, les processus d’action des plantes phyto-œstrogéniques ne sont pas encore bien connus et beaucoup se querellent sur les notions de « contenir, provoquer, inhiber, susciter, stimuler, mimer, réguler » les hormones... En attendant que la science nous livre tous les secrets de ces plantes, ce qui importe, pour nous, c’est que leurs effets sur les bouffées de chaleur sont véritablement constatés. Et n’oubliez pas qu’une plante ne doit pas être consommée plus de vingt jours consécutifs. Voici donc...

La Sauge Salvia Officinalis

C’est LA plante qui procure un effet réel sur les sueurs nocturnes. Elle stimulerait la fabrication d’œstrogènes, mais à des dosages infimes par rapport à nos hormones ou à la prise d’hormones. Jetez une cuillerée à soupe de feuilles sèches dans un quart de litre d’eau bouillante ou 15 à 20 g pour un litre. Couvrez, laissez infuser un quart d’heure, filtrez et buvez 3 à 4 tasses dans la journée en dehors des repas.

Le Houblon Humulus Lupulus

Le houblon aurait une action œstrogénique. On lui prête aussi des propriétés anti-androgéniques, idéa- ­les pour celles dont la ménopause s’accompagne d’un regain de pilosité, mais... qui peuvent engendrer également une perte de la libido...

Ce sont les cônes femelles, les strobiles, secs, qui sont utilisés. Commencez par des petites doses car le houblon favorise également l’endormissement. Au bout d’une dizaine de jours, alternez avec une autre infusion. Versez un litre d’eau bouillante sur 10 à 15 g de cônes. Couvrez, laissez reposer vingt minutes, filtrez, sucrez avec du miel et buvez deux tasses dans la journée et une avant de vous coucher.

Les plantes non phyto-œstrogéniques

La Ballote Noire ou Marrube Noir Ballota Nigra

Cette plante des lieux incultes aux petites fleurs mauves et aux feuilles velues est utilisée pour ses vertus calmantes dans les affections nerveuses, notamment dans les angoisses, palpitations, vertiges et bouffées de chaleur.

Elle se prépare en versant un litre d’eau bouillante sur 30 à 60 g de plantes séchées et en laissant infuser un quart d’heure.

La tisane n’est pas très agréable au goût, vous pouvez la parfumer avec un peu de miel ou quelques gouttes d’eau de fleurs d’oranger. La posologie est de deux à trois tasses dans la journée.

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