Pour soulager les coups de soleil...

Des recettes naturelles...
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« Le soleil excitait les puissances du corps, Il entrait tout entier jusqu’au fond de mon être... » Guy de Maupassant, Un coup de soleil.

Oh ! comme je comprends le poète, vous aussi sans doute... Nous sommes attirés par cet astre qui souvent nous fait défaut. Alors, quand il pointe son nez et qu’il nous réchauffe enfin, nous nous sentons revivre et avons tendance à être un peu trop gourmands.

Vous vous êtes exposé trop brutalement ou vous n’aviez pas prévu autant de soleil et des vêtements suffisamment couvrants, ou vous avez fait le lézard sur la plage, dans l’herbe, dans un chemin... Votre peau a réagi à cet épisode trop brutal ou trop prolongé. Une rougeur s’est formée sur votre peau et des sensations cuisantes ont commencé à se faire sentir. C’est une réaction inflammatoire, due à un coup de soleil, une brûlure provoquée par le soleil.
Comme pour toutes les brûlures, il faut de suite refroidir votre peau (eau fraîche, tisane, application de fruits ou légumes rafraîchissants). Ensuite, vous pourrez essayer les huiles et onguents ci-après, si vos brûlures ne sont pas trop graves. En cas de lésions importantes, ces recettes risquent de ne pas être suffisantes. Couvrez-vous, ne laissez pas les choses s’aggraver jusqu’à devoir consulter, car « le soleil ne chauffe que ce qu’il voit ».

Pour rafraîchir, hydrater votre peau et atténuer la douleur, des recettes à tartiner et à lotionner

Rien de plus simple, frottez avec délicatesse les zones atteintes avec des rondelles de pommes de terre (l’amidon atténue la sensation de chaleur), de tomate, de concombre, des morceaux de melon, de pastèque ou maintenez la chair écrasée de ces légumes ou fruits avec une compresse que vous garderez une demi-heure. Le soulagement devrait être immédiat. Si vous avez de l’aloès dans un pot de fleur, coupez un morceau de feuille et tamponnez votre peau rougie avec la partie coupée qui exsude un gel légèrement visqueux. Faites des infusions de menthe poivrée (une cuillerée à café pour une tasse), de pariétaire (une cuillerée à soupe pour un quart de litre d’eau), des décoctions d’hamamélis (30 g de feuilles ou d’écorces pour un litre d’eau), puis refroidissez-les avec des glaçons et lotionnez votre peau plusieurs fois de suite. Prenez un bain frais dans lequel vous aurez jeté des tisanes (augmentez les quantités de plantes mentionnées auparavant pour environ deux litres de tisane) et restez-y un bon quart d’heure.

Pour soigner vos coups de soleil

Le millepertuis Hypericum perforatum antiseptique et cicatrisant

Huile de millepertuis

L’idéal est de cueillir ces « fleurs de la Saint-Jean » le jour de la Saint-Jean, et donc le 24 juin en fin de matinée mais, pour cela, il faut une belle journée. Et si le temps n’y est pas, ne vous inquiétez pas, la nature comprendra et votre recette fonctionnera quand même si vous les cueillez dans les semaines suivantes. Coupez les sommités fleuries du millepertuis, de celui qui pousse dans les terrains incultes et dont les feuilles semblent criblées de petits trous lorsqu’on les regarde en transparence.

Quelques fleurs écrasées sous les doigts laissent échapper un liquide rouge. Mettez ces fleurs fraîches dans un bocal en verre et couvrez-les d’huile d’olive vierge. Pour protéger la mixture des poussières et des bestioles éventuelles, déposez une étamine sur l’ouverture en la maintenant avec un élastique. Mettez votre bocal derrière une fenêtre ensoleillée et laissez macérer entre un et deux mois jusqu’à l’obtention d’un liquide rouge-brun. Pensez à remuer votre préparation tous les jours, deux fois par jour. Le moment venu, filtrez, exprimez toute l’huile contenue dans les sommités fleuries et conservez dans des petites bouteilles en verre teinté en ajoutant quelques gouttes d’hui­le essentielle de lavande afin de mieux conserver votre huile.

Le millepertuis étant photo-sensibilisant, l’huile est à appliquer lorsque le soleil ne pointe plus son nez. Le lendemain, restez couvert.
Si le soleil n’est pas au rendez-vous pour la macération, vous pouvez aussi préparer une décoction comme pour le baume à la consoude (voir plus loin).

Le souci Calendula officinalis cicatrisant et anti-inflammatoire

Pommade au souci

Dans un demi-litre d’eau froide, versez 100 grammes de fleurs de souci fraîches et portez le tout à ébullition. Aux premiers bouillons, baissez votre feu, couvrez et laissez mijoter de trois quarts d’heure à une heure.
Ajoutez 380 g de saindoux et reportez à ébullition jusqu’à évaporation totale de l’eau. Filtrez, ajoutez dix gouttes d’huile essentielle de lavande et conservez dans des petits pots en verre teinté. Appliquez la pommade plusieurs fois par jour sur les zones concernées en évitant, bien sûr, de les exposer à nouveau au soleil.

La consoude Symphytum officinale réparatrice

Cataplasme

Prenez quelques feuilles de consoude bien sèches et réduisez-les en poudre. Mélangez avec un peu d’eau jusqu’à l’obtention d’une pâte que vous appliquerez sur les brûlures entre deux gazes. Laissez poser une heure puis rincez avec une des lotions d’infusion ou de décoction citées précédemment.

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