Comment ne plus se faire de mauvais sang

L’enseignement de Chantal Cerda
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Depuis que je la connais, je me sens mieux. Plus sage. Plus équilibrée.

Elle n’habite pas à Nice comme moi. Elle est Montreuilloise (dans le 93). Mais il me suffit de la voir de temps en temps, de discuter avec elle, de voir son travail et les magies qu’elle crée avec les autres, pour me sentir pleine de vie, pleine d’énergie et de bonne humeur. Il est donc indispensable que je vous la présente, que je partage la force qu’elle me transmet.

Chantal Cerda, cette femme, en révolutionnant sa vie, réussit à embellir la vie des autres. Chantal est menuisière depuis main­­­­tenant 36 ans. Elle va bientôt fêter ses 60 ans mais elle ne compte pas se mettre en retraite, elle travaille dans la joie, l’amour et la sagesse.

Chemin de vie

Chantal avait 24 ans quand elle est tombée amoureuse de cette profession. « Coup de foudre » dit-elle, « c’était une révélation ».
À cette époque-là, ce n’était pas facile d’être menuisière pour une femme. Mais Chantal s‘y est pourtant attelée avec passion : « Les conditions de travail dans le bâtiment sont toujours difficiles pour une femme, et elles étaient pires encore à cette époque, mais j’étais déterminée. »
D’abord salariée, elle a ensuite fait deux ans de bénévolat avec les Compagnons bâtisseurs. Il s’agissait d’aider les personnes qui n’avaient pas de moyens pour réparer, pour construire…

Cet investissement l’a aidée à perfectionner son savoir, mais elle ne gagnait pas sa vie. Il lui fallait aussi arriver à vivre de son métier : « Après une première entreprise avec un filou, j’ai créé ma société, puis j’ai rencontré un ébéniste qui est devenu un grand ami et mon collègue. »

Ça marchait bien, mais, en 2008, elle est tombée malade. Gravement malade : LLC - Leucémie Lymphoïde Chronique. Un cancer du sang. « En 2008, notre entreprise de menuiserie vivait de grandes difficultés. Moi, je m’y investissais à fond, pour garder les ouvriers : quand tu es chef d’entreprise, tu ne penses qu’au chiffre d’affaires. » Et cela jusqu’à la découverte de sa maladie lors d’une analyse de sang : « Le spécialiste m’a dit de ne pas trop m’inquiéter et que ça arrivait aux femmes à partir de 50 ans, que la maladie évoluait lentement, qu’il était possible de la stabiliser, sinon, il fallait faire de la chimio. »

Elle était inquiète, très inquiète car ce médecin et les autres lui disaient qu’on ne pouvait rien faire à ce stade, qu’il n’existait pas de médicament pour cette maladie, qu’il fallait attendre et peut-être se rapprocher d’autres malades, pour ne pas se sentir seule.

Elle reprend les rênes

Chantal ne voulait pas attendre passivement la chimio et a décidé de reprendre les rênes de sa vie : « Si la leucémie s’était déclarée chez moi, c’est qu’il fallait que je change quelque chose, alors j’ai décidé de vivre autrement. » Cette maladie lui apparaissait comme le signe d’un besoin de changement fondamental dans sa vie. « Heureusement que le médecin m’avait dit qu’on ne pouvait rien faire, c’est comme ça que j’ai révolutionné ma vie. »

Elle a d’abord décidé de lâcher son entreprise et de vivre son rêve : un travail de création et de transmission plus serein. Elle a commencé à être à l’écoute d’elle-même : « Je me souciais beaucoup des autres et je m’oubliais. C’était toujours comme ça. Je donnais, mais je sentais que je m’affaiblissais. Je voulais continuer à donner, mais en étant plus forte. »

Oui, en tant que femme chef d’entreprise dans un métier dit d’homme, il fallait qu’elle soit tout le temps costaud. « J’ai fini par lâcher l’entreprise et je suis devenue plus tranquille. Avant tout, il n’y avait plus de salariés qui dépendaient de moi. » Elle précise que le changement s’est fait dans le respect des travailleurs.

Puis elle a repris le rabot, les scies… « Quand j’étais chef d’entreprise, je déléguais, je ne touchais quasiment pas le bois. Maintenant, je travaille tranquillement et avec joie. » Elle a retrouvé le plaisir de construire.

Équilibre et partage

Chantal est bouddhiste depuis 1987. Tous les enseignements qu’elle a appris dans ce parcours l’aident beaucoup à garder son équilibre.

Chantal est toujours de nature inquiète. « Mais cette inquiétude ne me ronge plus de l’intérieur. Je m’apaise en parlant. On trouve des solutions ensemble… Quand on est dans le partage, tout devient possible. »

Se protéger et ne pas subir

Elle parle d’un changement intérieur profond, mais il faut dire qu’elle a changé beaucoup d’autres choses : son alimentation, son lit, sa maison, ses outils de travail.

Et sa maison ? « En 2013, j’ai décidé de construire ma maison, pour qu’elle soit à mon image, respectueuse de la nature et des personnes qui y habitent. Avant, c’était moi qui portais la maison. Maintenant, elle me porte, elle me protège. »
« Mon sang n’est plus mauvais. Je ne suis plus inquiète. Les diagnostics médicaux sont bons. Il y a une vraie stabilisation. »

Au lieu de subir, Chantal a décidé d’être actrice de sa vie. Elle a appris à se faire du bien, avec l’aide de naturopathes, de magnétiseurs, d’ami.es qui aiment partager, qui savent aimer.

Merci Chantal pour cet enseignement.
Je vais continuer à te suivre, à t’écouter, à te parler, à t’aimer…

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