Pour booster son immunité...

...trois astuces alimentaires

Une bonne immunité, c’est important pour prévenir et combattre les infections, mais aussi les cellules cancéreuses.
Et si la première des médecines passait par sa gamelle ?

Chiens, chats, humains : la recette générale est la même et passe forcément par la case « Bonne hygiène de vie ». Autrement dit, vous devez nourrir votre animal sainement, sans excès de friandises et sans dépasser les doses de nourriture recommandées pour un animal de son gabarit. Assurez-vous qu’il va pouvoir se dépenser physiquement plusieurs fois par jour, car le sport est une excellente arme anti- diabète et anti-surpoids. C’est important quand on sait que le diabète et le surpoids favorisent l’inflammation chronique et donc les problèmes infectieux et les cancers.

Des poissons gras anti-inflammatoires

• Pourquoi faire ?

L’inflammation permet de mobiliser les cellules immunitaires pour se débarrasser d’un microbe, par exemple. Mais elle ne doit pas durer pour ne pas épuiser le système immunitaire. Tout est donc question d’équilibre entre la présence, dans l’organisme, de molécules pro-inflammatoires et d’autres, anti-inflammatoires. Or ce sont ces dernières qui font le plus souvent défaut. Comme elles peuvent être apportées par l’alimentation, autant utiliser cette voie. C’est justement le cas des omégas 3, que chiens et chats ne savent pas fabriquer.

• Où trouver les Omégas 3 ?

On les trouve essentiellement dans les poissons gras (maquereaux, sardines, harengs, saumons, etc.). Toutefois, ce n’est pas une raison pour tomber dans l’excès ! En effet, s’ils sont intéressants, ces poissons apportent aussi le plus souvent de la thiaminase : il s’agit d’une enzyme qui dégrade la vitamine B1. Or, si l’on fait l’erreur de nourrir un jeune chaton exclusivement avec du poisson cru, il risque fort de développer des troubles neurologiques en rapport avec cette carence en vitamine. En revanche, à des doses plus raisonnables – par exemple, une ration de poisson gras cuit par semaine – chiens et chats profitent de leurs vertus sans les inconvénients ! Attention également à l’huile de foie de morue qui est déconseillée chez nos animaux de compagnie : même si elle apporte des omégas 3, elle est beaucoup trop riche en vitamines A et D par rapport à leurs besoins.

Des courgettes pour son microbiote

• Pourquoi faire ?

Le microbiote intestinal, chez l’animal comme chez l’humain, joue un rôle primordial sur le plan immunitaire, et d’ailleurs, 70 % des cellules immunitaires de l’organisme sont concentrées au niveau de l’intestin d’un chien. Encore faut-il que ce microbiote soit composé de familles de bactéries protectrices et non de familles de bactéries responsables d’une inflammation chronique. Pour cela, les bonnes bactéries d’un microbiote doivent trouver de quoi se nourrir dans l’alimentation. Même chez un carnivore comme le chien ou le chat, il faut donc un apport de fibres végétales solubles et une alimentation équilibrée. Parmi les nombreux végétaux qui apportent ces fibres et qui peuvent donc servir de substrat à la bonne flore intestinale (microbiote), les courgettes cuites représentent un légume de choix car elles sont peu caloriques, riches en fibres et généralement bien appréciées de ces deux espèces.

Un filet d’huile de colza pour les anticorps

• Pourquoi faire ?

Outre ses apports en omégas 3, cette huile est assez riche en vitamine E, un antioxydant très efficace pour combattre les radicaux libres. Produits en permanence au cours des nombreuses réactions biochimiques qui permettent aux cellules de fonctionner, ces radicaux libres sont des composés chimiques très instables, susceptibles d’endommager les membranes des cellules. La vitamine E limite les risques et favorise également la production des cellules de défense immunitaire. Elle augmente enfin les taux d’anticorps.

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