À corps accord

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Composé de milliards de cellules, le corps comporte une intelligence globale propre à chacune de ses parties. Régissant l’ensemble, le système nerveux répond aux émotions qui le traversent et sont responsables du bien ou du mal-être. Voici quelques pistes simples et accessibles à une pratique quotidienne pour libérer le corps de ses inconforts.

Soyons créateurs de nous-mêmes. Pour que le lâcher-prise ne devienne pas une formule fourre-tout au travers de laquelle on abandonne toute direction de vie, il faut bien comprendre le bon sens de l’expérience. Et puisque nos pensées, nos sentiments et nos émotions sont les co-créateurs de notre réalité, il s’agit de s’appliquer à les diriger sur la bonne voie de notre bien-être.

Lâcher prise, c’est arrêter de vouloir contrôler les moindres faits de sa vie pour justement laisser la vie s’exprimer à travers soi.

Mais pour cela, il faut avoir confiance en l’intelligence du courant vital qui anime notre corps autant qu’il inspire notre esprit. Cet abandon du mental à la sagesse de la vie suppose la cessation de l’analyse objective, de la comparaison avec un savoir formaté qui fait barrage à une réceptivité nouvelle. Libéré des obstacles des perceptions anciennes, le corps établira un lien avec son cœur sans avoir recours au raisonnement figé dans les principes habituels. L’espace de la vie ouvrira un champ de possibilités nouvelles au-delà des rigidités physiques et mentales. La vie à ce moment tracera le chemin sur lequel s’engager sans difficulté. Les conditions les plus favorables se présenteront d’elles-mêmes et nous permettront de reprendre les rênes de notre conduite, soit reprendre en main la charge de ce que nous avons à vivre de manière entièrement autonome.

En suivant ce processus libératoire, tous les problèmes existentiels : peurs, dépressions, difficultés relationnelles, deuils, douleurs chroniques, traumatismes, trouveront leur solution dans l’allègement des émotions et une nouvelle présence à soi, à sa vie et aux autres.

L’intelligence corporelle

Notre pouvoir créateur d’une vie heureuse ou son contraire est disponible partout en nous. Bien sûr à partir de notre cerveau, mais également de notre cœur, de notre ventre, de notre peau, bref, de l’ensemble et ses parties de tout notre corps. Toutes ces “parcelles” corporelles émettent un rayonnement électromagnétique faisant d’elles des cerveaux à part entière diffusant leur influence de l’intérieur de soi vers l’extérieur, le monde. À chaque instant, nous absorbons une multitude d’informations que notre corps transforme en perceptions et sensations plus ou moins harmonieuses suivant les interprétations du mental. Habitués à penser que notre esprit possède toute puissance sur nous-même, nous négligeons le pouvoir créateur du corps par l’activation des consciences cellulaires qui lui sont propres.

Ainsi, parmi les dernières découvertes quantiques, relevons-nous que : “Le cerveau reptilien serait au service du corps et du système nerveux, le cerveau limbique au service du ventre, le cerveau préfrontal au service du cœur et le cortex propre au cerveau de la tête.” L’ouvrage de Stéphane Drouet (voir encadré), psychopraticien neuroquantique, dévoile les secrets des neurosciences du corps, nous apprend comment nos fascias, ces membranes qui entourent nos organes et nos muscles, impriment nos sensations corporelles et déterminent nos émotions et notre santé. Il dévoile la découverte du nerf vague dorsal comme origine majeure de nos blocages émotionnels et propose un protocole de libération neurosensorielle simple à pratiquer au quotidien.

En route vers le mieux-être sans plus tarder !

L’expérience pratique de la sensation

En commençant le mouvement (voir les postures en détail ci-dessous) et tout en le poursuivant dans l’enchaînement, laissez le corps se défaire de ses rigidités, là où le mouvement engagé laisse passer l’information de la vie saine en soi. Votre exécution installe une sensation de confiance pénétrante qui libère toutes les peurs en profondeur. Soyez parfaitement attentif au chemin tracé par le mouvement allant de la surface de votre peau jusqu’au plus profond de votre tissu corporel. Laissez votre réceptivité vous révéler l’inconnu, l’inattendu de votre être, non par l’intellect mais par le vécu corporel.

Reprenez le premier mouvement en boucle et ne passez au suivant que lorsque la sensation d’abandon des tensions vous est parvenue complètement.

Ensuite, utilisez votre imagination pour vous projeter à l’âge de vos quatre ans au sommet d’une colline et laissez-vous soudain dévaler la pente sur votre petit vélo sans aucune peur, en lâchant le guidon des mains, les pieds des pédales, pour mieux encore ressentir les saveurs de la vitesse. Sentez la traversée du vent sur votre peau d’enfant intrépide et abandonnez-vous à cette joie immédiate et béate non contestée par un mental d’adulte.

En enchaînant les mouvements 1, 2 et 3, vous pourrez vivre un étonnant moment d’ouverture du cœur, qui, mieux que tout raisonnement, vous fera comprendre le sens du lâcher-prise. Sensations et émotions porteront l’énergie de la grâce insouciante de l’enfance révélatrice d’une force créatrice insoupçonnée.

Prendre le temps tout en le relâchant

C’est une formule étonnante qui fait se relâcher le temps dans votre ressenti corporel.

Une fois l’ouverture du cœur bien vécue au travers du mouvement (3), aidé par la suggestion de régression, vous pouvez vivre l’épanouissement du bien-être libéré des peurs, des contraintes et des saisies habituelles. Enfin, le lâcher prise en expérience directe !

Vous pouvez alors vous autoriser à reprendre les rênes de l’action en effectuant une légère torsion du tronc (4) aidée par un mouvement volontaire du bras qui repousse les obstacles à l’arrière. Cette attitude sera maintenue quelques instants pour là encore vous apporter la preuve de la libération par la respiration.

Puis vient le moment de l’ultime soupir, celui dans lequel seront évacués les derniers stress corporels. Dans cette posture finale (5), abandonnez-vous au délicieux sentiment de ne plus rien vous imposer, tout en laissant votre corps se relâcher agréablement.

Lorsque vous revenez à la position de départ (1), concentrez-vous sur votre cœur jusqu’à en ressentir les battements, puis la tiédeur douillette qui l’entoure, et respirez normalement pendant deux à trois minutes, sans ajouter de pensées.

L’intelligence autonome du corps
Votre corps est votre principal cerveau
De Stéphane Drouet
Aux éditions Dangles.
248 pages.
22 €.

 

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