Noëllie Gourmelon - Naturopathe Holistique

Chaque mois, nous partons à la rencontre d’un ou d’une thérapeute. Aujourd’hui, conversation avec Noëllie Gourmelon, naturopathe holistique et praticienne en lithothérapie, massages et techniques énergétiques du monde.

Rebelle-Santé : Quel est votre parcours pour devenir thérapeute ?

Noëllie Gourmelon : De formation classique, un Master en action sociale et santé, j’ai d’abord travaillé en association pour aider les personnes fragilisées, notamment dans un contexte de précarité, isolement, souffrance psychiatrique et sociale (qui peuvent aller ensemble). Suite aux coupes budgétaires dans le monde associatif, mon métier est devenu impossible : je passais plus de temps à chercher de l’argent qu’à mettre en pratique mes valeurs. Et puis, je suis tombée malade : 2 cancers, avant 30 ans ! J’ai compris que je devais enfin m’occuper de moi et pas seulement des autres. Les médecins ont mis 4 ans à poser les diagnostics (cancer du rein et lymphome folliculaire) car les symptômes étaient atypiques. Pendant que je traitais mon lymphome, je me suis formée en naturopathie. La théorie par correspondance et la pratique avec une naturopathe à Brest spécialisée en acupression et à l’origine préparatrice en pharmacie (donc, à son contact, j’ai bien étudié la chimie et l’anatomie). Dans son acception première, c’est un outil d’éducation populaire en santé dont le but est de rendre les personnes autonomes, plus libres. Donc, en quelque sorte, c’est la continuité de mon ancienne vie.

Vous proposez de la naturopathie holistique ?

La naturopathie est vaste, on peut l’aborder sous divers angles, le plus souvent hygiénistes, autrement dit par le corps – sport, phytothérapie, aromathérapie, diététique, sommeil, chaud/froid… Moi, j’ai davantage une lecture émotionnelle des messages du corps, car souvent une émotion cause un déséquilibre, puis la maladie s’installe. J’envisage la personne dans son aspect physique, mental, émotionnel, spirituel, et environnemental. On ne peut pas comprendre, aider ni soigner, sans prendre en compte tout cela. Les personnes que je reçois aujourd’hui, en souffrance, c’est « mon moi » d’avant. Si ça a marché pour moi, ça pourrait marcher pour elles !

Vous traitez aussi via des massages énergétiques, quel rapport ?

Au départ, personne ne croyait à mon cancer du rein, qui touche généralement les messieurs de plus de 70 ans. Mes symptômes étaient vertiges, fatigue, douleurs dans le bas-ventre, et les médecins m’ont répondu, après des dizaines d’examens non concluants : « C’est dans votre tête ». Mais moi je sentais qu’il y avait quelque chose d’anormal. Et puis j’ai rencontré un médecin généraliste ouvert qui a accepté de m’écouter et de reprendre les investigations à zéro. Bingo : les examens ont mis en évidence une hématurie (= du sang) invisible dans les urines. À partir de là, on a co-construit mon parcours de santé avec ce médecin. En cherchant du côté de la médecine traditionnelle chinoise, j’ai déroulé la pelote : le rein est lié à la peur, au deuil. Pile mon cas après le décès de mes parents. Comprendre cet ancrage au-delà de l’organe m’a fait réfléchir. La vision énergétique que je venais de découvrir a contribué à me sauver la vie. Je commençais alors à comprendre l’impact des chocs émotionnels sur le corps. J’ai donc appris les massages tibétains et abhyanga : en Inde, le massage a des vertus thérapeutiques reconnues. En France, on n’a pas le droit de le dire, même si on obtient des résultats au-delà de la simple détente. Ce qui m’intéresse, c’est cette reconnaissance thérapeutique « ailleurs ». Ces massages soulagent les personnes hyper angoissées, bloquées du dos, car ils agissent sur les volets physiques, énergétiques, émotionnels.

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À quoi sert de relier organe et émotions ?

On peut prévenir, ou traiter une cause profonde. Exemple : une dame d’un certain âge se couche à 21 h et se réveille à minuit. Elle me consulte pour ces insomnies. Minuit correspond à la vésicule biliaire. Quelque temps plus tard, elle a fait une crise de calculs biliaires. Son corps parlait donc avant qu’elle entre en phase de vraie pathologie ! En revanche, si elle s’était réveillée entre 3 et 5 h du matin, là c’est le poumon, lié à la tristesse, nous aurions recherché plutôt un trouble respiratoire. Bien sûr, c’est un angle de lecture, ça ne marche pas à chaque fois, mais en tenir compte éclaire souvent. Les douleurs au bas du dos, blocages musculaires, traduisent fréquemment l’impossibilité de lâcher prise. Si on me consulte pour des maux de tête à répétition, je ne vais pas conseiller seulement de l’huile essentielle de menthe poivrée sans chercher la cause ! Il faut les stopper, ces céphalées ! J’utiliserais d’ailleurs davantage les huiles essentielles en olfactothérapie (= à respirer) pour un impact émotionnel. Comme les fleurs de Bach. Une fois l’émotion détectée, le travail ne fait que commencer : c’est une porte d’entrée. Une psychothérapie peut être nécessaire en parallèle.

Vous pratiquez aussi la lithothérapie ?

Je suis très rationnelle donc, au départ, je ne l’envisageais même pas. Le genre « cette pierre va te rendre heureux », très peu pour moi. Mais j’ai réalisé que les minéraux – quartz, œil de tigre, pyrite… –, comme les plantes, sont des ingrédients santé et bien-être à part entière. Certes, les études n’ont pas prouvé leur efficacité ni expliqué comment ça marchait. Mais ce qui m’intéresse, c’est le résultat. On peut être sceptique comme pour les fleurs de Bach et l’homéopathie. Pour ma part, j'ai vu des évolutions, alors je les utilise pour un meilleur accompagnement. Les colliers d’ambre* antidouleur pour les bébés en pleine poussée dentaire en sont un exemple.

Comme le mala ?

Oui. Ce collier de 108 perles de pierres thérapeutiques ou de bois sert de « doudou », de support de méditation, d’objet de conscientisation, de transformation. L’idée est que les personnes qui viennent me voir arrêtent vite de me consulter parce qu’elles ont retrouvé leur autonomie. Quand elles me disent « Comment je vais faire sans vous ? », je leur propose un mala, objet transitionnel miroir de leur « malheur ». Il n’est pas magique en soi, mais supporte l’objectif de la personne : elle va suivre un traitement médical lourd ou cherche à sortir d’une situation, à aller vers une transformation… Le mala l’y aide et, quand elle a atteint son but, elle n’en a plus besoin. En fonction de la pierre ou du bois choisis pour les perles, la personne ira plus vers l’ancrage, l’apaisement, le lâcher prise ou encore le discernement, le courage… Le mala est un outil à part entière que l’on me demande très fréquemment en dehors d’un suivi naturo. La compréhension holistique de l’humain est au cœur des réflexions actuelles.

* Attention aux dangers de ces colliers, par ingestion ou strangulation ! Choisir un collier spécial bébé et ne l'utiliser que sous surveillance. Le retirer la nuit et pendant la sieste.

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Noëllie Gourmelon sur Medoucine

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