Détox hépatique

Et si vous vous faisiez un peu (plus) de bile ?
Rubrique

La vésicule biliaire vit dans l’ombre écrasante du foie. On sait qu’elle stocke et éjecte vers l’intestin un liquide sécrété par le foie : la bile. Une bile indispensable pour digérer les graisses alimentaires et bien absorber les vitamines liposolubles (A, D, E et K), mais tout aussi importante pour éliminer les multiples substances toxiques filtrées et traitées par le foie. Pour éviter de vous empoisonner à petit feu à cause d’un flux biliaire insuffisant, faites confiance aux plantes drainantes hépatobiliaires. 

L’autre jour, je faisais du tri dans mes papiers, et je suis tombé sur une brève du magazine Science & Vie qui m’avait à ce point marqué que je l’avais découpée et conservée. Cette brève nous alertait sur une triste réalité, à savoir que les grands fonds marins aussi sont pollués : « La chair de crustacés prélevés à près de 10 000 m de profondeur dans deux fosses du Pacifique affiche des niveaux en polluants organiques comparables à ceux de spécimens vivant dans les pires zones industrielles. Preuve que ces milieux supposés vierges sont aussi contaminés ».

Si les créatures peuplant les abysses ne sont pas épargnées par la pollution, comment les humains que nous sommes pourraient-ils prétendre à un sort meilleur ? Et face à ce péril environnemental et sanitaire, n’espérez surtout pas qu’un statut social élevé vous garantisse une quelconque protection.

Pour preuve, en 2016, 48 eurodéputés ont fait analyser leurs urines pour mesurer la présence de glyphosate, molécule classée « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Résultat : une teneur détectable de glyphosate chez tous les eurodéputés, avec des taux relevés jusqu’à 35 fois supérieurs au seuil légal toléré dans l’eau potable ! 

En 2017, l’analyse de cheveux de personnalités « écolos » telles que Nicolas Hulot, Yannick Jadot, Delphine Batho, Isabelle Autissier et Yann Arthus-Bertrand a révélé la présence d’un cocktail important de nombreux perturbateurs endocriniens, notamment bisphénols, phtalates, PCB et pesticides. Il en est ressorti que la personnalité la plus contaminée était la navigatrice Isabelle Autissier, avec 68 perturbateurs endocriniens retrouvés dans son échantillon de cheveux ! 

Le foie, station de dépuration

Le foie a pour rôle de filtrer, traiter et éliminer les déchets charriés par le sang. Ces déchets ne sont pas uniquement constitués des sous-produits issus de l’activité métabolique. On y trouve aussi des substances étrangères à l’organisme : métaux lourds, pesticides, médicaments, composés issus de cuissons à haute température, etc.

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La bile est sécrétée par le foie, stockée dans la vésicule biliaire et déversée dans le duodénum, segment initial de l’intestin grêle. 

Le processus de détoxification hépatique

La majorité de ces toxiques sont liposolubles, autrement dit uniquement solubles dans les graisses. Le processus de détoxification va consister à transformer ces toxiques liposolubles en toxiques hydrosolubles (solubles dans l’eau) afin de pouvoir les éliminer plus facilement.

C’est quoi, la bile ?

La bile est un liquide de couleur jaune-verdâtre sécrété par le foie, stocké dans la vésicule biliaire et déversé dans le duodénum, segment initial de l’intestin grêle. Elle est produite à partir de cholestérol. Sans doute l’ignorez-vous, mais l’organisme fabrique lui-même 70 % du cholestérol dont il a besoin, le reste provenant de l’alimentation. Sur ce total, environ la moitié sert à produire des acides biliaires ! Une preuve de plus de la grande utilité du cholestérol – mais aussi de l’importance de veiller au bon fonctionnement de la voie biliaire, cette dernière assurant l’élimination d’un éventuel excès de cholestérol.

Opération Drainage

Pour améliorer la fonction hépatobiliaire, rien de mieux que les plantes de drainage du foie et de la vésicule biliaire. Elles vont stimuler l’activité hépatique et, par là même, augmenter la production de bile (effet cholérétique), et également renforcer la capacité de la vésiculaire biliaire à se contracter pour éjecter la bile vers les intestins (effet cholagogue). L’obstruction des voies biliaires – le plus souvent causée par des calculs – est bien entendu une contre-indication à l’emploi de ce type de plantes.

L’union fait la force

En vue d’obtenir la meilleure synergie d’action possible, tout bon phyto-complexe à visée hépatobiliaire se doit d’être formulé autour de plantes hépatoprotectrices (1) et cholérétiques/cholagogues – si possible deux de chaque.

En matière de protection hépatique, les plantes les plus communément utilisées sont le chardon Marie (Silybum marianum), le chrysantellum (Chrysantellum americanum) et le desmodium (Desmodium adscendens)

Contre la paresse biliaire, les deux plantes de base sont l’artichaut et le radis noir, auxquelles on peut ajouter le romarin et le pissenlit.

L’artichaut sort du lot en raison de ses propriétés à la fois cholérétique, cholagogue et hépatoprotectrice. À noter aussi la faculté du radis noir à fluidifier la bile, d’où son utilité en cas de bile un peu trop « boueuse ». 

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Un mot, enfin, sur le curcuma, lui aussi capable d’agir efficacement sur la sphère hépatobiliaire grâce à son action à la fois hépatoprotectrice et cholagogue. 

(1) Autrement dit capable de protéger le foie agressé par l’afflux de toxiques (action antihépatotoxique).

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