Pour désintoxiquer son vestiaire...

... les 10 bons gestes à adopter
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Un tee-shirt à 5 €, ça n’existe pas. Ne croyez pas faire une bonne affaire : quelqu’un d’autre le « paye » à votre place (celui qui l’a fabriqué), ou c’est votre santé qui va en pâtir (produits chimiques). En route pour nos conseils détox de l’armoire à linge. 

Consommation massive d’eau, de pesticides, de pétrole pour fabriquer les fibres synthétiques, rejets polluants dans l’environnement (eau, air, terre), produits chimiques dans les tissus, conditions déplorables de travail depuis l’agriculteur jusqu’au vendeur, transport énergivore et polluant… la mode, et plus largement l’industrie textile, est un des fronts sur lesquels on peut agir pour assainir son quotidien. Même si, contrairement aux idées reçues, elle n’est pas la 2e industrie la plus polluante du monde (elle arrive loin derrière la production d’énergie, la voiture et autres transports, l’alimentation…).

En 2011, Greenpeace lançait l’opération Détox : l’idée était de pousser les marques à arrêter de mettre des produits chimiques nocifs dans leurs vêtements, et tout spécialement des perturbateurs endocriniens. Bilan, en 2020, l’ONG remercie des marques comme H&M ou C&A de leurs efforts, et montre du doigt les mauvais élèves, comme Gap ou Armani… Cela se confirme, l’habit ne fait pas le moine. Grâce à cette opération, la mode, collectivement, a réellement fait un effort (contrainte et forcée !), mais il reste beaucoup, beaucoup de travail…

Pour diverses raisons, à chaque étape de fabrication, transport et entretien d’un vêtement, d’une nappe, d’un masque antivirus (!), il y a les mauvais choix « intox » et les bons choix détox. Mauvaise nouvelle : les étiquetages sont souvent flous ou trompeurs pour qui n’a pas un œil de lynx doublé d’un master en économie circulaire et d’un plein temps à consacrer à la recherche du Graal de l’habit parfait. Bonne nouvelle : quelques réflexes hyper simples suffisent à détoxiquer déjà nettement votre armoire, comme la planète. Et s’il vous plaît, ne vous faites pas avoir par les trompeuses sirènes de la fausse écologie : non le coton n’est pas préférable au polyester s’il n’est pas bio. Non le bambou n’est pas « naturel » tant il est transformé pour arriver jusqu’à votre dressing. Non le label BCI qui « remplace » le label bio (coton) n’est pas supérieur, au contraire…

10 conseils dressing détox

Achetez moins. C’est la base !

Portez les vêtements que vous achetez

Un 54e tee-shirt en coton bio non porté sera toujours moins écologique qu’un tee-shirt en polyester porté chaque matin pour aller faire votre footing dans la rue. La durée de vie d’un vêtement est son « critère détox » n° 1.

Sortez de la logique folle du fast fashion

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Elle consiste à acheter n’importe quoi en grande quantité – soldes, sites de ventes privées proposant toute l’année des articles dont on n’a pas besoin, mais en promo, etc. Vous jetez ou donnez forcément des sacs bourrés de vêtements (parfois jamais portés) pour faire de la place aux nouveaux arrivants… qui seront eux-mêmes éliminés dès la prochaine période des soldes.  Est-ce bien raisonnable ?  

Offrez-vous quelques belles pièces de qualité

Prenez conscience que les vêtements touchent votre peau durant 12 h (pareil pour les draps, pyjamas…)

Avec la chaleur du corps et la transpiration, il y a des échanges entre eux et vous, des substances indésirables peuvent passer du textile à l’épiderme… puis le traversent pour rejoindre votre circulation sanguine, donc tout votre corps. Donc, évitez nanoparticules, fibres de piètre qualité et autres colorants, surtout ceux qui « dégorgent » – la plupart contiennent des métaux lourds (plomb…), des phtalates, divers toxiques (pentachlorophénol, benzidine…) irritants, cancérigènes ou autres. 

Après avoir porté vos vêtements, suspendez-les pour les aérer durant la nuit

Préférez les fibres naturelles

Vous avez le choix : coton (bio !), lin, chanvre, jute, laine (mérinos, alpaga, cashmere…), toujours préférables pour la santé. Mais attention à l’élevage des animaux ayant obligeamment fourni ces matières premières : un vêtement écoresponsable doit aussi respecter le bien-être animal. Côté fibres nouvelles, tencel et lyocell sont recommandables, le bambou nettement moins car « tripoté ». Privilégiez les étiquettes courtes : comme pour la nourriture, dans un vêtement, moins il y a d’ingrédients, mieux ça vaut. Un 100 % laine vierge sera toujours préférable à un mélange mérinos/polyester.

Ne vous laissez pas aveugler par les logos pseudo-vertueux

Méfiez-vous des marques pas chères arborant ce genre de logo « vert/responsable », il y a des chances, façon de parler, que vous n’achetiez pas un « meilleur vêtement » mais que vous le payiez plus cher ! 

Le lieu de fabrication donne une idée de l’impact social du vêtement

Fabriqué en France, c’est l’idéal, sinon en Italie, Espagne, Portugal. Plus douteux : made in pays asiatiques (Chine, Cambodge, Vietnam…), mais certains labels « commerce équitable » veillent quand même, comme Max Havelaar ou FWF, paraît-il.

Respectez vos vêtements

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Ne les jetez pas au premier accroc, ils méritent mieux : faites réparer… ou apprenez à le faire vous-même grâce aux millions de tutos gratuits sur internet. Transformez, customisez : presque chaque pièce peut avoir une seconde vie. Raccourcir des jambes de pantalon en short, resserrer une robe pour modifier son look, transformer des jolis torchons ou draps en… masques anticoronavirus, c’est malin, économique, écologique.

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