En septembre, faire déjà des projets pour l’hiver…

Que septembre soit encore chaud ou déjà frais, le jardinier ne manque pas d’activités : il s’organise déjà pour l’hiver et accompagne la fin de l’été. 

Le petit toilettage qui suit l’été permet en principe de maintenir de belles productions jusqu’en octobre au potager et de belles floraisons dans le jardin. Donnez de la lumière et de l’air aux plantes (éclaircissez, augmentez les distances de plantation, supprimez quelques rameaux mal placés…). Stimulez le « redémarrage » ou le démarrage : aérez la terre, apportez un engrais à base d’algues ou de purin.

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Protégez de l’humidité du sol les courges, melons et potirons avec des tuiles, de la paille, pour leur laisser le temps de mûrir.

Accélérez la maturation des tomates et des aubergines : supprimez quelques feuilles pour exposer les fruits au soleil et continuez à pincer l’extrémité des axes. 

Mettez à blanchir les cardes : attachez les feuilles ensemble, entourez la touffe avec du carton et buttez le pied sur 20-30 cm de haut. Laissez pendant environ 18 à 20 jours. Échelonnez l’opération en automne et jusqu’en hiver en climat doux, en fonction de votre consommation. Même chose pour les bettes, mais sans les butter. 

Buttez les céleris, couvrez les chicorées et les scaroles. 

Semez en pleine terre : les choux cabus, épinards, laitue d’hiver, diverses salades, oignons blanc et rouge, navet, persil, radis d’automne et d’hiver, et la mâche jusqu’en décembre, sauf en zones froides. 

Échelonnez les semis, veillez à les éclaircir et à ouvrir les châssis pour les aérer.

Plantez les laitues, les batavias, les chicorées frisées et les scaroles, les pissenlits, les choux, les poireaux, les fraisiers… Dans les zones à climat doux, installez, tant que le sol est chaud, les aromatiques vivaces : thym, laurier sauce, origan.

Divisez les touffes d’artichaut, de sauge officinale, de ciboulette, de rhubarbe…

Laissez une couverture végétale sur les zones récoltées : l’engrais vert est une bonne solution (trèfle, luzerne, phacélie…) ou semez des restes de graines ou, tout simplement, attendez le printemps prochain pour nettoyer ces carrés de jardin. C’est une bonne façon de laisser un hébergement et de la nourriture aux auxiliaires !

Surveillez les limaces et les escargots qui reprennent leur activité profitant de la rosée et des pluies éventuelles.

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Récoltez les pommes, poires, prunes, noix, noisettes, le raisin, et surveillez les coings, certaines variétés sont bonnes à cueillir fin septembre.

Évitez les maladies fongiques pendant la conservation des pommes : trempez-les pendant 6 minutes dans une eau à 45 °C contenant quelques gouttes d’huile essentielle de clou de girofle, laissez ensuite les fruits sécher et stockez-les.

Ramassez sous les arbres les fruits véreux ou malades ainsi que tous les déchets végétaux suspects. Brûlez le tout pour réduire les risques d’infestation l’an prochain.

Traitez les cognassiers avant la récolte, dès que les fruits commencent à jaunir, avec une décoction de prêle diluée à 10 % à laquelle vous ajouterez 3 g/L de cuivre. Traitez la vigne contre l’oïdium avec du soufre mouillable (4 g/L).

Greffez les pêchers en écusson avant la mi-septembre et bouturez les groseilliers et cassissiers jusqu’en fin de mois.

Maintenez l’arrosage des jeunes arbres, surtout s’il fait un peu sec, c’est important au moment où l’arbre se prépare à stocker des réserves pour l’an prochain.

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Installez quelques fleurs de fin d’été pour profiter de leur beauté : échinacées, pulmonaires, choux d’ornement, asters, chrysanthèmes, hélénies d’automne, callunes, crocus, orpins des jardins…

Soignez votre pelouse : si nécessaire, décompactez le sol, désherbez, terreautez, semez sur les zones nues, arrosez.

Nettoyez les massifs : supprimez les fleurs fanées, nettoyez le bois mort des arbustes, divisez les touffes qui occupent trop de place, griffez le sol pour l’aérer et stimuler l’activité microbienne, complétez éventuellement le paillage.

Plantez les vivaces, les bisannuelles (œillets, giroflées, pâquerettes, campanules, myosotis, pensées…) et les annuelles (coquelicots, centaurées, soucis, pavots…). 

Plantez pour fleurir le printemps prochain : géraniums tubéreux, cyclamens coums, fritillaires... 

Taillez les buis, troènes, chèvrefeuilles, lavandes, uniquement les pousses vertes de l’année qui ne sont pas encore lignifiées, en gardant bien la forme ronde.

Marcottez les glycines, azalées, rhododendrons.

Bouturez les troènes, buddleias, céanothes, deutzias ou fuschias, brachycomes, anthémis, sauges arbustives.

Divisez les touffes de muguets, gaillardes, hémérocalles, heuchères, iris, pivoines herbacées, primevères…

Conservez vos beaux géraniums et pélargoniums en les bouturant, c’est possible aussi pour les agératums, cinéraires maritimes, corbeilles d’or, œillets, phlomis, scabieuses, verveines rugueuses… L’hivernage des boutures prend moins de place ; au printemps suivant, vous aurez de jeunes plants vigoureux et vous constituerez des massifs à moindre coût.

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Maintenez la floraison de vos potées en les nettoyant régulièrement (suppression des fleurs fanées, des feuilles sèches ou des rameaux pour aérer la potée) et en les arrosant. Apportez aussi un peu d’engrais sous forme de purin de consoude ou d’ortie.

Installez les fleurs de la fin d’été : asters, chrysanthèmes, callunes, sedums, véroniques arbustives…

Rentrez vos plantes frileuses : orchidées, plantes d’intérieur dans les régions où la fraîcheur des nuits descend en dessous de 7-8 °C.

Faites provision de prêle ! 

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Très utile tout au long de l’année, mais surtout au printemps pour traiter les plantes, la prêle se récolte en septembre. C’est donc le moment de repérer les zones où elle pousse pour en faire provision et la faire sécher à l’abri de la lumière dans un endroit chaud et aéré. 

Profitez-en aussi pour ramasser la consoude et la bourrache, deux plantes à utiliser comme engrais pour le printemps suivant.

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