Électro-hypersensibilité : des pistes pour aller mieux

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« Comme convenu, je vous livre un aperçu de mon témoignage sur un mal bien particulier, sur une souffrance qui ne se voit pas mais qui est bien réelle : l’électro-hypersensibilité (EHS) ou intolérance aux champs électromagnétiques.

Puisse ce témoignage venir jusqu’à vous et faire l’objet d’un article ?

J’aimerais vivement que Monsieur Didier Le Bail s’intéresse à ce sujet de santé et de société et ouvre des pistes pour les millions d’électro-sensibles qui arrivent... 

Il y a 8 ans, en janvier 2013, suite à un malaise, j’ai basculé dans la "pathologie" et cela a été une véritable descente aux enfers et un parcours du combattant les années qui ont suivi.

La cause ? J’ai été exposée pendant 5 ans au rayonnement d’antennes relais installées en face de mon habitation.

Déni et non-reconnaissance du corps médical, mon quotidien a été chamboulé, car rester dans le brouillard des ondes artificielles, en ville, au travail, m’est devenu impossible.

À proximité d’un téléphone portable, d’une box en Wifi ou d’une antenne relais, je suis prise de violents maux de tête, mon cœur s’emballe, je transpire, mes nerfs sont à vif, et j’ai des picotements partout, souvent suivis de douleurs musculaires.

À la maison, tout doit être protégé, même l’électricité, je coupe le courant et le frigo la nuit et je dors dans un baldaquin anti-ondes.

Dehors, je ne sors qu’avec des vêtements de protection, casquette, chasuble, et lorsque cela ne suffit pas face à l’intensité des ondes, je dois aller me ressourcer plusieurs heures dans la journée sur la colline, dont certaines zones sont peu exposées aux antennes. Et là, je pratique la méditation et les exercices de yoga (merci Davina Delor !), je pratique la respiration consciente et me décharge les pieds dans l’eau.

Les actions les plus banales (ouvrir son ordinateur, écouter la radio, actionner mes appareils ménagers) s’avèrent pénibles, car ces appareils rayonnent et je ressens fortement le champ électrique qu’ils émettent.

TOUT dans la vie des EHS est impacté par les symptômes dont ils souffrent.Ne pouvant plus me promener en ville, prendre un café, aller au restaurant ou à mon cours de yoga en salle, je ne peux plus exercer d’activité professionnelle, aller à une fête, à une réunion, un rendez-vous professionnel, et se déplacer est terrible ! Pour les courses, c’est en courant.

Pour les proches, le voisinage, mes réactions sont incompréhensibles. Seul un instrument de mesure permet de prouver leur réalité.

J’ai été reconnue EHS en 2015 par le Professeur Belpomme, cancérologue, spécialiste reconnu des maladies environnementales. Celui-ci parle d’un fléau de santé publique majeur dans les années à venir.

D’après l’ANSES (Agence Nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), nous représentons pourtant 5 % de la population française.

L’EHS a été officiellement reconnue en 2018 par l’ANSES et depuis, les études indépendantes montrant les effets catastrophiques des ondes artificielles sur la santé se multiplient, n’en déplaise aux industriels de téléphonie mobile (voir le rapport Bio Initiative de 2007 qui conclut à des effets biologiques des ondes électromagnétiques sur l’Homme : facilitation de la pénétration dans le cerveau de substances indésirables – métaux lourds, virus, etc. –, perturbation de la production de mélatonine, actions sur le système immunitaire, système nerveux, apparition de certains types de tumeurs du cerveau, leucémie, Alzheimer…).

Comment se manifeste l’électro-hypersensibilité ?

Le Professeur Belpomme a mis en évidence qu’une exposition prolongée aux champs électromagnétiques (CM) induit une inflammation chronique, en particulier du cerveau. C’est cette inflammation qui engendre l’intolérance aux champs électromagnétiques et son cortège de complications. Dans mon cas, dans les moments de rechute, je sens mon système nerveux s’emballer, des douleurs dans les nerfs et aussi dans les muscles, des douleurs irradiantes dans la tête, les oreilles et les yeux. Tout cela agit sur mon moral, mon sommeil et provoque une grande crainte de l’avenir.

J’ai mis en place une approche thérapeutique pour limiter les effets de la pathologie :

• Il s’agit d’une approche globale et sur le long terme (depuis des années) : alimentation saine, variée et vivante, éviction du gluten et des aliments allergisants et bannissement des aliments transformés, additifs, conservateurs et tous les toxiques, associés à des pratiques de yoga, Qi Gong, marche. Sans négliger un travail sur l’aspect psycho-émotionnel.

• Dernièrement, l’article de Monsieur Le Bail consacré au rôle des oméga-3 sur l’inflammation a retenu toute mon attention ; il mentionne les effets positifs de l’EPA/DHA sur la sclérose en plaques (voir N° 233, NDLR).

J’ai décidé d’appliquer le protocole proposé par M. Le Bail, et le soir même j’ai avalé 4 gélules d’oméga-3 (soit  4 000 mg). L’effet a été immédiat… mais de courte durée ; car cela nécessite d’en reprendre tous les jours.

J’ai demandé conseil à Didier Le Bail pour savoir si je pouvais prendre une telle dose à long terme ou bien une autre huile alimentaire et il m’a répondu que "Pour les oméga-3, on peut monter jusqu'à 4 000 mg par jour. En traitement d'attaque, 1000 à 4000 mg par jour jusqu'à amélioration puis diminution progressive des doses jusqu'à une éventuelle dose plancher de 500 mg qui correspond aux apports quotidiens recommandés en EPA + DHA. Il existe certes des huiles végétales alimentaires riches en oméga-3, mais elles apportent uniquement des oméga-3 “précurseurs“ et non des oméga-3 “dérivés“ – donc directement disponibles pour l'organisme. D'où l'intérêt majeur des huiles de poisson, qui apportent justement ces oméga-3 dérivés (oméga-3 EPA + DHA). La conversion des oméga-3 précurseurs en oméga-3 dérivés ne se faisant pas très bien dans l'organisme, mieux vaut donc privilégier les huiles de poisson quand on se supplémente en oméga-3 à des fins thérapeutiques."

J’ai également essayé le PEA pour soulager mes douleurs dues à l’électro-hypersensibilité, mais malheureusement, il n’a pas eu d’effet positif sur ce type de douleurs.

Si vous avez d’autres pistes, je serais contente que vous puissiez m’aider et me donner des conseils avisés pour améliorer mon état général. »

Bénédicte des Alpes-de-Haute-Provence

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