Anosmie : le froid extrême ferait revenir l’odorat…

Rubrique

Le covid laisse parfois des traces durables, en particulier en ce qui concerne la perte d’odorat.

Certaines personnes touchées par ce phénomène, venues faire des séances de cryothérapie pour tout autre chose, ont vu leur nez reprendre du service ! Cette découverte a eu lieu dans la Drôme, dans un centre de cryothérapie. Depuis, plusieurs des clients du centre en ont fait l’expérience et une petite étude a été menée, constatant une amélioration de l’odorat chez une grande majorité des personnes, après deux à cinq séances. Les résultats de cette petite étude sont parus dans le Journal of Integrative and Complementary Medicine.

En quoi consiste la cryothérapie ? À rester enfermé dans une salle à -90, -120 ou -150 degrés pendant quelques minutes. En général, on l’utilise pour ses vertus anti-inflammatoires, antidouleur, antistress...

Employée depuis les années 1970 au Japon, cette technique est surtout prisée par les sportifs de haut niveau. Ses effets seraient dus à la sécrétion d’endorphines, les fameuses "hormones du bonheur", en réaction à la vasodilatation qui suit la vasoconstriction et permet d’irriguer toutes les zones du corps soumis à ce froid extrême. En quoi cela agit-il sur l’odorat ? L’équipe de chercheurs du CHU et de l’Université de Reims qui a mené l’étude sur 45 personnes pense que c’est en lut- tant contre l’inflammation du système nerveux olfactif que le froid agit.

Attention : la cryothérapie, si elle est recommandée dans de nombreux cas (douleurs, stress, etc.), présente aussi des contre-indications : hypertension non régulée, insuffisance respiratoire ou circulatoire, coliques néphrétiques, antécédents d’AVC, phlébites, etc.

Merci à Françoise Vanhoo qui m’a signalé cette étude.

Découvrez nos livres santé

Mon cahier de beauté naturelle
Mon cahier pour aller jeûner
Maux d'enfants, poussées dentaires...
Grossesse et allaitement sans soucis