Caroline Le Flour, la « résiliente multi-récidiviste » qui aime rire

Caroline Le Flour est la preuve vivante que l’humour est la meilleure parade face à l’adversité. À seulement 45 ans, elle a déjà vécu un burn-out, un cancer, a découvert son infertilité et est désormais en situation de handicap invisible. Pour autant, elle n’a pas l’intention de se laisser abattre et multiplie les casquettes : humoriste, autrice, conférencière, chroniqueuse, animatrice, psychothérapeute… Elle utilise le pouvoir du rire pour sensibiliser le plus grand nombre.
Les rires résonnent dans la salle de théâtre. Caroline Le Flour vient d’achever son one-woman show, La Chauve SouriT, qui a littéralement conquis le public.
Pourtant, pendant ce spectacle, elle aborde des sujets difficiles, principalement le cancer qu’on lui a diagnostiqué à l’âge de 32 ans. Mais l’autrice et humoriste a pris le parti d’en rire et d’inviter les autres à faire de même : « Toute ma vie, j’ai utilisé le levier de l’humour pour surmonter les épreuves. Si je n’avais pas ri, je ne serais peut-être pas là aujourd’hui, en ayant vaincu un cancer, surmonté un burn-out et une infertilité, entre autres. »
Développer sa force mentale
Issue d’une fratrie de cinq enfants, Caroline Le Flour a toujours appris à cultiver le rire avec ses proches, et encore plus quand la vie n’était pas tendre. Dans sa jeunesse, pour exprimer ses émotions, elle remplit des carnets de notes de textes bien à elle et de poèmes. À 19 ans, elle sacrifie ses envies d’études littéraires pour s’engager dans l’armée, principalement pour faire plaisir à ses parents, qui souhaitent qu’elle ait « un vrai métier ». La vie en uniforme ne plaît pas du tout à Caroline, qui décide de la quitter quelque temps plus tard. Plutôt que d’y voir un échec, elle y puise une des plus grandes leçons de sa vie : « J’ai osé dire « non » aux injonctions familiales et faire un choix pour moi. Ça a été salvateur, je me suis connectée à moi-même, à mes désirs, plutôt que de suivre la culture « jusqu’auboutiste » qu’on m’inculquait, c’est-à-dire aller jusqu’au bout, du bout, du bout des choses. » Aujourd’hui, Caroline ne considère pas l’armée comme une erreur de parcours, mais plutôt comme la naissance de sa posture de résiliente : « Je me suis demandé ce que j’avais appris de cette expérience plutôt que d’y voir le négatif. L’armée m’a permis de me rendre compte de ma force mentale et de ma résistance physique, qui m’ont grandement aidée par la suite, quand je suis tombée malade. »
Pour lire la suite
Fondé en 1998 par Sophie Lacoste, journaliste passionnée par les plantes et leurs bienfaits, Rebelle-Santé est un magazine totalement indépendant. Chaque article est soigneusement rédigé par humain spécialisé dans le sujet. Rebelle-Santé ne pratique pas la publicité déguisée.
En vous abonnant, vous recevrez chez vous 10 numéros par an et 1 à 4 hors-séries. Vous aurez également accès à plus de 11 000 articles et à 45 nouveaux articles chaque mois.
Comme tout média indépendant, Rebelle-Santé a besoin de vos abonnements pour continuer à exister.
Déjà abonné·e ?
Vivre au rythme de la lune 2026
Agenda de la sagesse 2026
Abonnement numérique pour 2 ans
Mon cahier de talismans et amulettes
Mon cahier de premiers secours
Mon cahier des points triggers
Secrets de santé des grands-mères indiennes
Mon cahier pour se soigner avec 3 fois rien
Mon grimoire de sorcière alchimiste
Mon cahier de remèdes et recettes à l'argent colloïdal 