Toxiques pour les abeilles : aussi pour les humains !

Des nouvelles des abeilles nous viennent de l’Union Nationale de l’Apiculture Française : dans un communiqué du 17 décembre 2013, l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) déclare  que « deux insecticides néonicotinoïdes – l’acétamipride et l’imidaclopride – peuvent avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain ». En avril 2013, suite aux avis de l’EFSA pointant du doigt les effets inacceptables sur la santé des abeilles, la Commission européenne a suspendu partiellement l’usage de trois néonicotinoïdes : le thiaméthoxam, la clothianidine et l’imidaclopride. La mesure est entrée en vigueur au 1er décembre 2013, mais ces molécules restent autorisées sur de très nombreuses cultures comme l’arboriculture ou le blé. À titre d’exemple, en 2012, un tiers des surfaces françaises de céréales à pailles étaient enrobées à l’imidaclopride.
Tous ces insecticides, mis sur le marché sans une évaluation appropriée, ont provoqué une hécatombe chez les insectes pollinisateurs. Et là aussi (voir page suivante), la folie des humains va finir par se retourner contre eux ! Que faire ? À titre individuel, militons pour l’agriculture biologique, tous ces produits étant destinés aux productions intensives. Plus nous serons nombreux, plus efficace ce sera !

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Depuis 2012, cette association défend, bec et ongles, la cause des abeilles. Elles en ont bien besoin : entre les parasites comme le varroa, les prédateurs comme le frelon asiatique et les redoutables pesticides neurotoxiques, l’abeille se fait quasiment exterminer. On appelle ça l’effondrement des colonies et ce n’est bon pour personne. Ni pour les abeilles, bien sûr, ni pour les végétaux qu’elles pollinisent, ni pour les humains qui sont, in fine, au sommet de la chaîne alimentaire.