La méthode Gardelle pour tout soigner ou presque

Jeune fille avec sac de glace sur la tête, portant un foulard gris, tenant une peluche rouge, illustrant un mal de tête ou une blessure mineure.

J’ai utilisé et j’utilise toujours cette pratique, hyper simple, entre autres pour soulager des douleurs. M. Gardelle, ingénieur des arts et métiers puis naturopathe, a appliqué un principe de physique pour soigner le corps, appelé « principe de Carnot* ». Sur la douleur, on met du froid (poche de glace à 13 °C) avec un tissu placé entre la peau et la poche et, en même temps, sur le foie ou l’intestin, on pose une bouillotte chaude (40 à 42 °C) intercalée avec un linge humide. Pour le froid, j’utilise principalement une poche de gel souple (généralement de couleur bleue, spéciale congélateur). Dans le cas particulier des douleurs au niveau de la tête et des yeux, j’emploie un bonnet en gel (Innovagoods, acheté dans un magasin de sport) qui est fort pratique et efficace. Au début, j’ai utilisé un thermomètre pour obtenir les 13 °C et les 40 à 42 °C. Il faut absolument intercaler un tissu (pas trop fin) entre la poche de froid et la peau pour ne pas « brûler » cette dernière. De même, il est indispensable de mettre un linge épais ou des tissus éponge humides entre la bouillotte chaude et la peau (j’ai opté pour deux gants de toilette humides posés sur le foie ou l’intestin). Je possède une bouilloire qui permet de régler la température, en général, je mets sur 80 °C et j’obtiens les 40 à 42 °C, car il y a les tissus intercalés ajoutés à l’épaisseur de la bouillotte. Je m’installe dans mon relax ; c’est l’occasion de faire une méditation. En général, toutes les 20 minutes, je change l’eau de la bouillotte et la poche froide.

Voici quelques exemples de cas précis :

Pour une poussée de tension en pleine nuit. Certes, il a fallu me lever mais j’étais sûre d’agir dans la bonne direction pour aider mon corps, je me suis recouchée avec une bouillotte chaude (placée sur le foie) et une poche froide (sur la tête)… Ma tension qui était grimpée à 18 est redescendue à 15…, en attendant de consulter, voilà qui m’a rassurée et a permis de me rendormir sereinement.

Pour une douleur très sévère (j’étais pliée en deux) au dos, à l’épaule, au bras droit et ayant 77 ans…, j’ai fait appel au 15. Le médecin régulateur a demandé l’intervention des pompiers ; j’ai passé la nuit au service des urgences (analyses, radio, etc.). Je suis repartie le lendemain matin avec une ordonnance d’un médicament « costaud » et toujours la même douleur ! Rentrée chez moi, je n’ai pris aucun médicament et j’ai appliqué la méthode Gardelle pendant 8 jours, nuit et jour, puis ensuite seulement la journée pendant une semaine. Certes, cela a été plus long…, mais mon organisme a géré seul et sans surcharge médicamenteuse.

Je l’ai utilisée aussi pour l’une de mes petites-filles. En balade d’été en pleine ville avec mes petits-enfants, un après-midi, nous nous sommes arrêtés pour acheter une glace chez une marque de surgelés… Ils étaient tous ravis de leur cornet de glace… De retour au domicile, l’une de mes petites-filles, ado, me dit avoir bien mal à la tête, se sentir patraque… Oups, nous avions tous oublié sa sensibilité aux noix, noisettes & compagnie, ingrédients qui se trouvaient dans la glace !!! Pour qu’elle ne soit pas immobilisée pendant au moins 24 heures avec des manifestations désagréables (ce qui se passe chez ses parents), avec son accord, je lui ai appliqué la méthode Gardelle. Hop, dans le relax avec bouillotte sur le foie et poche froide sur la tête. J’ai changé toutes les 20 minutes, et cette fois-là, son estomac ne s’est pas manifesté ! 4 heures plus tard, la demoiselle était en bonne forme, souriante et avait même envie de partager le repas du soir !

On trouve sur internet beaucoup de témoignages dont celui de Michel Dogna qui a enseigné cette méthode. Je l’utilise depuis quelques années, avec bonheur et en remerciant, mentalement, M. Gardelle de nous avoir transmis cette pratique qui respecte notre corps. De plus, c’est une démarche transportable lors de déplacements. Lors de mes vacances en « vrai » camping (pieds dans l’herbe, sans animation, etc.), avec mon quatuor de petits-enfants, j’emmène toujours de l’argile verte (mon pot est toujours prêt), des bandes, des bouillottes et des poches à congeler… C’est étonnant le nombre de fois où l’argile a soigné. Je complète selon la nécessité par de l’homéopathie ou des huiles essentielles… (après accord des parents, bien sûr). Et que dire de la tisane de romarin avec ou sans miel pour les gourmands de spécialités locales ! J’ajoute que nous orientons nos achats vers du bio ou chez les producteurs locaux… et je cuisine à la vapeur ou à basse température.

Mme T. du Rhône

* Le principe de Carnot, bien connu des physiciens, dit : « Pour créer une énergie (moteur), il faut une source chaude et une source froide. » Pierre Gardelle avait remarqué que lorsqu’un site organique est accidenté ou en morbidité, sa température augmente. Immédiatement, des lymphocytes sont envoyés sur ce site pour effectuer un travail de nettoyage des dégâts ; mais cette augmentation de température de quelques degrés les ralentit dans leur mission ou les empêche même d’approcher. Pierre Gardelle a donc eu l’idée de refroidir le site atteint, cela permettant de multiplier la vitesse d’intervention des lymphocytes. Mais il faut aller décharger les détritus quelque part, vers une sortie (intestin, peau, foie…), pour cela, il crée un point chaud sur une plaque tournante des émonctoires : le ventre et éventuellement les pieds qui vont faire office de déchetterie. La preuve qu’il se passe quelque chose est que lorsqu’on essore la serviette, il en sort un liquide laiteux, et qu’il y a souvent formation de petits boutons sur la peau de cet endroit.

Sourceswww.altherr-do.ch/files/ Thermotherapie-du-Dr-Gradelle.pdf

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