Eau de mer anti-gastro

Je suis né en juin 1934… déjà ! En décembre de cette même année, j’ai contracté ce que l’on appelait à l’époque une “diarrhée verte”, probablement l’ancêtre de notre gastro-entérite. Nous n’avions pas, alors, l’eau courante ni le gaz. Le médecin, qui était à une demi-heure à pied, s’est déplacé quand il a pu. Au vu de l’état dans lequel je me trouvais, il a ordonné des piqûres d’eau de mer, les antibiotiques n’existant pas. Le temps de retourner en ville à la pharmacie, de demander à une infirmière de venir, le temps qu’elle arrive (toujours à pied), j’étais, paraît-il, dans un triste état. Cette dame a fait, je pense, ce qu’aucune infirmière ne ferait aujourd’hui : prenant sur elle, elle m’a administré double dose d’eau de mer. Ma mère me donnait aussi, toutes les 5 minutes, une cuillerée à café d’eau minérale. Le reste, je l’ignore, j’imagine que j’ai repris du poil de la bête, car je viens d’avoir 76 ans et cela fait donc 75 ans et demi que j’ai été sauvé. Je crois qu’on trouve encore de l’eau de mer en pharmacie, en ampoules, et à présent on parle de sérum de Quinton. Il est probable que c’est de l’eau de mer. »

Truc transmis par Léo D. du Pas-de-Calais

Oui oui, on trouve bien du sérum de Quinton, autrement dit de l’eau de mer, en ampoules.

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