L’hécatombe des abeilles et bourdons !

J’ai un jardin avec des variétés de plantes mellifères. Les abeilles et les bourdons étaient très nombreux. Mais quelle désolation de constater l’hécatombe de toutes ces petites bêtes ! Je les retrouve à l’intérieur des fleurs sans force pour sucer le pistil, elles sont en fin de vie… Tout cela est un scandale, on voit les barriques à traiter sans arrêt déverser leur poison dans nos champs. J’ai lu, il y a quelques années, un livre d’Henry Vincenot à propos d’un monde sans abeilles, un monde qui meurt. Que pouvons-nous faire ? Les pouvoirs publics sont inconscients du drame qui se prépare. »

Mme V. du Calvados

Les apiculteurs se battent contre les poisons qui déciment les colonies d’abeilles. Parfois, les pouvoirs publics se réveillent en suspendant l’usage de certains poisons, mais vous avez raison, ils ne sont sans doute pas conscients du travail indispensable des abeilles. La biodiversité est sévèrement malmenée. Pour mieux comprendre les enjeux, on peut lire « Le Jour où l’abeille disparaîtra » de Jean-Christophe Vié (Editions Arthaud)…

Sophie Lacoste

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Pour nous prémunir du risque de nouvelles pandémies…

« Voir un lien entre la pollution de l’air, la biodiversité et la Covid-19 relève du surréalisme, pas de la science », déclarait Luc Ferry dans L’Express du 30 mars 2020, contredisant ce qu’affirme pourtant la soixantaine de scientifiques du monde entier que Marie-Monique Robin a pu interroger pendant le premier confinement. Son livre La Fabrique des pandémies réunit ces entretiens dans une enquête passionnante qui explique comment la déforestation, l’extension des monocultures, l’élevage industriel et la globalisation favorisent l’émergence et la propagation de nouvelles maladies. Non seulement la pandémie de Sars-CoV-2 était prévisible, mais elle en annonce d’autres.

Pollinis

Depuis 2012, cette association défend, bec et ongles, la cause des abeilles. Elles en ont bien besoin : entre les parasites comme le varroa, les prédateurs comme le frelon asiatique et les redoutables pesticides neurotoxiques, l’abeille se fait quasiment exterminer. On appelle ça l’effondrement des colonies et ce n’est bon pour personne. Ni pour les abeilles, bien sûr, ni pour les végétaux qu’elles pollinisent, ni pour les humains qui sont, in fine, au sommet de la chaîne alimentaire.