Anorexie mentale, un médicament en test

Des chercheurs du laboratoire Neurosciences Paris-Sorbonne ont observé les cerveaux de souris ayant une mutation génétique identifiée chez des patients qui avaient des troubles du comportement alimentaire. Ils ont ainsi décelé chez ces animaux un déficit d’acétylcholine, un neurotransmetteur très impliqué dans la mémoire et l’apprentissage. Un médicament jusqu’ici utilisé dans des formes légères de la maladie d’Alzheimer (Aricept) permet d’augmenter ce taux d’acétylcholine. Les scientifiques, dans une étude préliminaire menée au Canada, ont donc testé la molécule sur 10 personnes souffrant d’anorexie et les résultats sont très encourageants, certains malades étant même en rémission complète. Un essai clinique doit être lancé cette année.

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D’une étude récente de l’INPES, il ressort que près des deux tiers des sujets interrogés estiment que l’on ne peut rien faire pour guérir une personne victime de la maladie d’Alzheimer. Leur opinion reflète très exactement la réalité médicale actuelle : malgré les nombreuses recherches menées à ce jour, on n’a pas encore découvert le traitement curatif miracle permettant de « nettoyer » le cerveau des lésions déjà formées. Les médicaments spécifiques de la maladie actuellement disponibles n’agissent que sur les symptômes cognitifs et comportementaux, en particulier sur les troubles de la mémoire.