Cancer : encore une étude en faveur de la restriction calorique

Pour l’instant, ce sont des souris qui se sont serré la ceinture à l’Université Thomas Jefferson, aux États-Unis, et ont montré qu’on avait tout intérêt à faire un petit régime pour freiner le développement du cancer. Sur des souris atteintes de cancer du sein, mises sous restriction calorique (elles n’avaient droit qu’à 30 % de l’apport calorique d’un régime alimentaire « normal »), les tumeurs métastasent moins et se propagent moins à de nouveaux sites. « Le régime semble déclencher des modifications épigénétiques qui vont protéger l’animal des métastases », commente l’auteur principal, le Dr Nicole Simone, professeur agrégé de radio-oncologie. L’équipe de l’université recrute maintenant des humains pour confirmer les résultats.

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