L’érotomanie, de l'amour à la haine…

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On ne compte plus les célébrités du cinéma, de la chanson, ou tout simplement des médias, harcelées par des fans prêts à tout. Parmi eux, certains sont persuadés d’être aimés par leur star. C’est l’érotomanie, qui se solde souvent par de la haine lorsque leur idole les ignore.

L’érotomanie ne concerne pas uniquement les célébrités, ni notre époque moderne marquée par les écrans et autres vecteurs de communication. Non, chacun, qu’il soit célèbre ou non, peut être un jour victime d’un « érotomane ». Car l’érotomanie est une pathologie psychiatrique, probablement vieille comme le monde, et dont la première description précise établie par un psychiatre français (Gaëtan Gatian de Clérambault*) remonte au début du XXe siècle.
Attention, dans le langage courant, on utilise parfois le terme « d’érotomane » pour désigner le fait d’être obsédé par des préoccupations sexuelles. Au sens psychiatrique du terme, l’érotomanie ne repose pas sur une simple attirance sexuelle.

PSYCHOSE
L’érotomanie se définit par l’illusion chronique délirante d’être aimé par une personne, homme ou femme. Il ne s’agit donc pas d’un simple phénomène d’idolâtrie mais d’une réelle psychose passionnelle. En clair, l’érotomane est absolument convaincu, mais à tort, en réalité, d’être aimé par cette personne qui n’ose pas le lui avouer.

UNE FORME DE DÉLIRE…
En pratique, dans certains cas, une simple rencontre avec une personne célèbre ou prestigieuse va déclencher la pathologie : rencontre fortuite dans la rue, lors d’un concert ou d’une conférence, dans un salon de dédicaces…. Le délire est souvent « interprétatif » : un détail vestimentaire particulier, un simple sourire, un regard, un geste ou une attitude sont interprétés comme autant de marques de cet amour caché.

… QUI PEUT VIRER AU HARCÈLEMENT
L’érotomane est prêt à tout pour rencontrer sa victime et communiquer. S’ensuit un harcèlement par courriers, messages en tous genres (demande de rencontre, d’explications…), mails, appels téléphoniques, sans parler des cadeaux, des bouquets de fleurs…

ÉROTOMANIES SECONDAIRES
À côté de l’érotomanie pure, il existe également des formes d’érotomanie liées à des pathologies psychiatriques, comme la schizophrénie, les psychoses hallucinatoires chroniques ou la paranoïa chronique. À la différence de l’érotomanie pure, ces érotomanies secondaires peuvent s’accompagner d’hallucinations (l’érotomane entend des voix et notamment celle de sa victime), le tout dans un contexte général de persécution.

* L’érotomanie est parfois appelée « syndrome de Clérambault ».

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