Ligament croisé du genou (LCA)

Au ski et pas seulement !
Rubrique

Course à pied, football, mais aussi balades en montagne, danse, ou tout simplement descente d’escaliers… les raisons de se tordre le genou ne manquent pas. Difficile de parler des blessures du Ligament Croisé Antérieur (LCA) sans évoquer l’anatomie interne du genou.

Difficile de parler des blessures du Ligament Croisé Antérieur (LCA) sans évoquer l’anatomie interne du genou. Au centre du genou, deux ligaments assurent la stabilité articulaire centrale : un pivot constitué du LCA surtout, mais aussi du LCP (Ligament Croisé Postérieur). Sur les côtés, deux autres Ligaments, Latéral Interne (LLI) et Latéral Externe (LLE), assurent la stabilité dans un plan frontal. Le LCA et le LCP sont fragiles, notamment chez les femmes qui présentent deux fois plus de ruptures du LCA que les hommes pendant les sports d’hiver et ce pour une raison simple : l’atteinte ligamentaire est plus fréquente en période ovulatoire.

UN PIVOT STABLE MAIS FRAGILE
Tout mouvement exagéré du genou, par chute, par entorse et à plus forte raison, par luxation, peut léser l’un ou les deux ligaments. Les lésions vont du simple étirement à la rupture ligamentaire en passant par l’arrachement osseux. Les lésions du LCA sont monnaie courante dans certains sports (football, ski…). C’est d’ailleurs le ligament le plus fréquemment lésé dans les entorses du genou. Le mécanisme de l’accident associe le plus souvent une rotation du genou à un mouvement latéral du genou. Selon la violence du choc, la lésion du LCA peut s’accompagner d’autres blessures : lésion du LCP, des ménisques (coussinets de glissement situés à l’intérieur de l’articulation) ou des ligaments latéraux, fracture du tibia, atteintes cartilagineuses, rupture musculaire. D’où une difficulté de diagnostic lorsque plusieurs blessures coexistent. Dans ces cas-là, généralement, le genou est inexaminable du fait du gonflement et des douleurs.

IMMOBILISATION D’ABORD…
Le choix du traitement, fonctionnel ou chirurgical, dépend de la gravité de la blessure et du niveau de pratique sportive le cas échéant. Un refroidissement de l’articulation pendant 3 à 4 jours (glaçons) et des antalgiques sont indispensables en cas de gonflement ou de douleurs. À ce stade, l’immobilisation du genou constitue l’essentiel du traitement. Elle s’obtient avec une genouillère ou une attelle pendant les deux premières semaines. L’immobilisation par plâtre ou résine est parfois nécessaire lorsque la lésion est grave. Reste la possibilité d’une ponction articulaire lorsque l’épanchement est particulièrement important ou douloureux. 3 mois de repos sont ensuite nécessaires avant d’envisager la reprise de l’activité physique.

… ET CHIRURGIE PARFOIS
Même lorsqu’elle est grave, il n’y a jamais d’urgence à opérer une blessure du LCA. L’intervention chirurgicale n’est pas systématique. Elle dépend du niveau sportif du sujet, de son âge, de sa profession et de sa motivation.
Quel que soit le traitement choisi, immobilisation ou intervention chirurgicale, la rééducation précoce est essentielle.

QUELS SPORTS ?
Si tout un chacun peut être victime d’une lésion du LCA dans la vie quotidienne, l’essentiel des blessures provient de la pratique sportive.
Certains sports sont plus concernés :
> ski alpin
> football
> hand-ball
> tennis
> judo
> rugby.

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