Madeleine, dentiste d’hier et de demain !

Rubrique

Madeleine Schoch-Bellocq est un cas. Chirurgien-dentiste et orthodontiste bien connue, elle exerce son métier dans la banlieue de Clermont-Ferrand. Et ce, depuis bientôt 60 ans ! Hommage à une pionnière un peu rebelle.

Madeleine Schoch-Bellocq a du caractère et il lui en a fallu pour passer au travers des épreuves de sa longue vie tumultueuse. Depuis sa naissance prématurée, où elle fut sauvée par une sage-femme qui l’aperçut, « petite chose de 1250 g, laissée sur la paillasse pour y mourir ».
C’est quelques années plus tard, durant la Seconde guerre mondiale, que son destin va basculer. La jeune fille, alors âgée de 12 ans, saute d’un étage pour échapper aux Allemands qui, croyait-elle, venaient arrêter son père physicien ; elle se retrouve 5 mètres plus bas avec la cheville fracturée et le pied « à la retourne » – autrement dit avec le talon à la place des orteils.
« J’ai mis une heure pour rentrer chez moi, avoue-t-elle aujourd’hui avec une grimace, et, le lendemain, j’ai demandé à voir mon ami rebouteux, car le chirurgien était un con ! » Après avoir proféré un chapelet de gros mots, la jeune fille prie le guérisseur de faire vite : « Il attrape mon pied et le remet en place ! Mais je n’ai plus grandi depuis lors… »

VOCATION ET HOMÉOPATHIE
De cet accident naîtra sa vocation : « Je voulais soigner l’endroit du corps où il y avait le plus de muscles, et c’est la tête ! » Madeleine entame ses études de dentiste à la faculté de Clermont-Ferrand… Une fois diplômée, elle commence à exercer tout en élevant ses 3 enfants.
C’est grâce à une blessure (arcade ouverte) de sa fille aînée que la dentiste découvre l’homéopathie. Emballée par le résultat spectaculaire des granules, Madame Schoch-Bellocq commence à fréquenter les congrès organisés par Boiron. « Voilà qui a changé ma vie… J’étais heureuse, j’avais trouvé ma voie ! ».

OSTÉOPATHIE AUSSI
« Quelques années plus tard, j’ai eu la chance inouïe de rencontrer Jean-Paul Meunier, chirurgien-dentiste auvergnat pratiquant l’acupuncture, se souvient encore la vieille femme. C’est grâce à lui que je me suis intéressée à l’ostéopathie et, maintenant, je conseille systématiquement des séances à mes patients, car faire bouger les dents n’est pas anodin. Cela a une incidence sur la respiration, la colonne vertébrale, les pieds, etc. »

HARMONISEUR
Mais son outil de prédilection sera toujours le « SB » ! Un jour, M. Soulet, qui lui avait mené la vie dure à l’École dentaire, lui met deux de ces petits appareils en caoutchouc dans les mains.
« À l’époque, il débaguait les enfants pour les vacances et, à la place, il leur faisait porter l’une de ces gouttières enveloppant les dents du haut et du bas – comme les joueurs de rugby ! Pas d’appareil cassé et, surprise à la rentrée : souvent, le traitement orthodontique était fini quand les gosses revenaient… ».

POUR EN SAVOIR PLUS

  • LIRE : Homéopathie et acupuncture en odonto-stomatologie, de Jean Meuris et Raymond Montbesson, paru en 1971 aux Éditions Le Courrier d’Aquitaine (malheureusement épuisé).
  • REGARDER :Tao de la source - Dents de l’amour, DVD de Sandrine Valette, De Bowska Productions.
  • À VENIR : 22e Congrès Anphos (Association nationale pour l’homéopathie odonto-stomatologique) du 8 au 10 octobre 2015 à Libourne (33).

Si vous souhaitez accéder aux articles en version intégrale, souscrivez à la version abonné de notre site.

Déjà abonné(e) ?

Sélection de livres disponibles dans notre boutique

Poids : mode d'emploi
Mon herbier des feuilles d’arbres... des campagnes et des forêts.
Les clés de l'alimentation santé
Mon cahier de sophrologie