Reconnaître à temps la déshydratation

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Qu’ont en commun la somnolence au volant, les troubles du comportement, les tendinites ou encore l’infection urinaire ? Tout simplement un manque d’hydratation ! D’où l’intérêt de boire avant que la déshydratation ne frappe.

Pour beaucoup, vacances riment avec sport, promenades, plage ou tout simplement farniente. Si le soleil est le dénominateur commun, il est également à l’origine de nombreuses pathologies liées au manque d’hydratation. En effet, la déshydratation est une situation sournoise – qu’on retrouve également lors des hivers secs ou lors des séjours en haute altitude – liée à la chaleur qui augmente le besoin en eau, mais aussi aux activités physiques qui provoquent une perte hydrique importante. Enfin, la fièvre, les vomissements et la diarrhée (en cas de turista) constituent de grandes causes de déshydratation.

LA SUEUR, UN RADIATEUR NATUREL

L’eau transpirée permet d’évacuer le surcroît de chaleur, évitant l’hyperthermie maligne. La température humaine interne normale, environ 37 °C, devient mortelle au-delà de 42 °C, température à laquelle les protéines, à la base de la charpente cellulaire, sont dénaturées de façon définitive. L’organisme a donc une obsession : maintenir la température corporelle sous les 42 °C quoi qu’il arrive. Problème, la régulation thermique n’est pas parfaite et l’organisme arrive rapidement aux limites tolérables. Pour information, un litre de sueur n’élimine « que » 580 kilocalories sous forme de chaleur. Ainsi, si l’évaporation par la sueur n’existait pas, la température interne atteindrait 50 °C chez l’athlète confirmé ! Mais, à la différence d’un radiateur de voiture qui fonctionne en circuit fermé, la sueur n’est pas récupérée et il faut donc en permanence réapprovisionner l’organisme en eau.

EAU ET SPORT

Une perte en eau supérieure à 2 % du poids du corps, soit environ un litre et demi de sueur non compensée par une hydratation, diminue la capacité du travail musculaire de 20 %. À 4 % du poids du corps, c’est 40 % !

NE PAS ATTENDRE LA SOIF POUR BOIRE…

Autre problème : pour une raison encore inconnue, la soif, qui est à l’humain ce que le témoin de chaleur est à la voiture, est un symptôme de déshydratation relativement tardif, a fortiori chez la personne âgée. La déshydratation est déjà présente cliniquement, bien qu’encore discrète et facilement réversible (il suffit de boire, tout simplement), alors que la sensation de soif n’est pas encore au rendez-vous.

… ET GUETTER LES PREMIERS SIGNES

Même s’il ne faut pas attendre d’avoir soif longtemps pour se réhydrater, on peut quand même se fier aux petits signaux d’urgence que nous envoie l’organisme :
> Fatigue inexpliquée, synonyme également de somnolence au volant
> Urines foncées qui exposent aux infections urinaires ou au calcul rénal (colique néphrétique)
> Douleur tendineuse inhabituelle chez un sportif entraîné
> Crampes.

SIGNES DE GRAVITÉ

> Existence d’un pli cutané, autrement dit la persistance d’un pli au niveau de la peau de la cuisse ou du bras après l’avoir pincée.
> Langue sèche (en l’absence de traitement médicamenteux ou du port d’un appareil dentaire)
> Arrêt de la sudation sous les bras
> Perte de poids rapide de plusieurs kilos en quelques jours
> Torpeur, léthargie et confusion.

DE L’EAU ET ENCORE DE L’EAU

En conclusion, boire régulièrement de l’eau permet d’éviter ce désagrément. Quant à la quantité, tout dépend bien entendu de la chaleur ambiante et des efforts fournis. D’une façon générale, des urines claires et fréquentes attestent d’une hydratation suffisante. Et gare au café et à l’alcool (bière), des boissons diurétiques qui font perdre plus d’eau qu’elles n’en apportent.

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